Je couve l'événement en le gardant intact, au fond de moi, en le nourrissant de mes spéculations et de mes peurs. Sans me l'avouer, j'imagine qu'un jour, il sera enfin prêt à vivre sa vie. Je lui donne un âge. Cela veut dire que je le commémore, peut-être. Ça fait dix-huit ans que c'est arrivé.
La narratrice est seule chez elle. Le souvenir trouble d'une journée d'été affleure à ses pensées. Qu'a-t-elle a vu, à douze ans, dans ce sous-sol de bungalow? Plongée dans une sourde rumination, elle se demande si les femmes et les filles sont jamais à l'abri du désir, des dangers qu'il comporte.
Si il y a bien une chose que l’autrice a réussit à nous faire vivre, c’est cet espèce de sentiment de culpabilité.
On se sent mal. Mal de pas vraiment comprendre ce que la narratrice vit. Mal de pas éprouver une empathie à tout casser, tellement elle nous semble distante. Mal pour cette mère qui accuse très mal le changement de comportement de sa fille.
Y’a quelque chose d’étrange avec ce roman. Je ne sais pas ce qui m’a dérangé, mais y’a ce petit quelque chose qui m’a empêché d’y prendre réellement goût.
Je m’attendais à une fin qui allait davantage vers l’intrigue « qu’on n’aurait pu voir venir ». Mais non. On est resté dans l’espèce de fiction introspective où on ne sait si la narratrice est la petite fille… ou pas.
C’est pas si clair. Et c’est un pas si clair qui est pas tant le fun.
Est-ce que je suis cohérente haha ?
Je recommande pour celleux qui ont envie de sortir de leur zone de confort. L’autrice écrit très bien. Son récit est très bien rythmé.
Une magnifique lecture complètement bouleversante. Je ne m’attendais pas à cette finale… Je me doutais que l’histoire serait poignante, mais à ce point!! Ouf!
J’aurais besoin de quelques jours pour bien rassembler mes idées afin de faire honneur à ce roman.
Toile narrative assez difficile à suivre pour moi. Je suis un peu choquée par les nombreuses coquilles dans le livre et même dans le résumé, sur la 4ieme de couverture. Il manque plusieurs mots... Que s'est il passé ? On dirait que le temps pressait de publier. Assez pour laisser des mots manquants à plusieurs reprises. Ça a malheureusement teinté mon appréciation générale.
C'est une lecture qui m'a semblé s'étirer. Bien que déjà courte, elle aurait pu l'être davantage. On se situe vraiment dans un huis-clos psychologique où la narratrice est coincée dans un souvenir traumatisant.
Je suis peut-être trop sensible au sujet, mais ça m’a dérangée qu’on nous promette une révélation que je voyais venir depuis le début. Et pour autant, je trouvais, le livre un peu désorganisé.
Ceci dit, oui oui oui à parler, à regarder, à se questionner.
« J’ai pleuré en pensant à toutes ces femmes qui restent en haut des marches , retenues par la honte, au lieu de descendre sauver toutes les petites Karine ».
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Ce livre abordait des sujets difficiles. J'ai trouvé l'écriture très perturbante et crue. Le traumatisme horrible et déstabilisant vécu par le personnage principal durant son enfance est raconté à travers une série de souvenirs passés et présents. Les sentiments de culpabilité, de honte et de dégoût sont bien décrits.
Pour qu'un traumatisme puisse naître et mourir, peut-être faut-il le laisser aller, comme cet enfant ingrat qui nous a fait du mal avec ses pleurs et qu'en fin de compte, on se surprend malgré tout à aimer.
J'ai apprécié le style d'écriture et le rythme. Bien que le sujet soit dur, il est abordé avec une certaine douceur et une introspection qui fait réfléchir.
Ne sachant rien à propos du livre avant de faire ma lecture, j'ai espéré une fin plus "surprenante". Mais somme toute, une bonne lecture!
Il m’a fallu du temps pour embarquer dans l’histoire, mais j’ai trouvé la conclusion satisfaisante. Je crois que je retiendrai davantage les réflexions suscitées que l’histoire.