French novelist and playwright, she is perhaps best known for her 1999 novel L'Inceste (Incest) which recounts an incestuous relationship with her father. It is a subject which appears in several of her previous books, but it is unclear whether these works are autofiction and the events described true. Angot herself describes her work - a metafiction on society's fundamental prohibition of incest and her own writings on the subject - as a performative (cf Quitter la ville).
Angot is also literary director for French publishers Stock
Le livre qui vient après Léonore, toujours, où l’idée de fiction était rejetée, rendue caduque par l’apparition de l’enfant aimée, par la douleur démentielle de l’accouchement, par l’inceste qui était pour la première fois nommé, revisité.
Le livre qui scelle pour la première fois le pacte ambigu, malsain, tordu, entre l’écrivaine et la presse, le lectorat, les voyeurs et les critiques, où la réception de l’œuvre est aussi programmatique que sa construction elle-même. L’une dépend de l’autre, et vice-versa.
Angot entre en mode combat. Il n’y aura plus de trêve, jamais.
Certains passages sur l’Italie sont magnifiques, des descriptions de la nature, de la danse, d’une sorte se bonheur familial presque bucolique.
Pour être honnête, je ne savais pas de quoi aller parler le livre et tout ce que je savais de l’auteur c’était ce qu’en a écrit un « journaliste » du Monde sur sa dernière œuvre en 2024 (reportage/film?) dans lequel il fait référence au dernier viol de Christine Angot par son père alors qu’elle est adulte et mariée, son mari juste à côté. Alors j’ai quand même compris de quoi il était question et la fin qui explique le contexte à ceux qui auraient pu ne rien saisir de l’histoire fait vraiment mal tant c’est dit simplement, sans détours. On avait déjà envie de tabasser cette idiote de « journaliste » qui l’avait interviewée mais c’est encore pire après avoir lu le récit de l’inceste condensé en quelques pages par Christine Angot. Qui n’a pas repris le nom de sa mère qu’elle avait porté pendant 14 ans, avant que sa vie ne bascule ni celui de son mari, gardant le nom de son violeur incestueux comme pour nous le jeter à la face. C’est certain qu’elle n’est pas dans le déni et que ces crimes répétés semblent être au cœur de son travail d’écriture. Elle explique très, très bien, ce qui la pousse à en parler encore et encore et la chose positive qu’on retient : la prescription a bien changé et la loi s’est durcie sur le sujet. On partait de loin et il y a du chemin à parcourir.