J’ai mis un peu de temps à entrer dans cette histoire. Non pas parce qu’elle manque d’intérêt, mais parce qu’elle s’installe avec une lenteur que je ne comprenais pas tout de suite. Pourtant, cette lenteur, volontaire et parfaitement maîtrisée, devient peu à peu l’âme même du récit. Elle permet de respirer entre les lignes, de s’attacher aux personnages, de sentir le vent sur les collines et le poids des secrets qu’on y enterre.
Le style de Bruno Combes m’a agréablement surprise. Il change de ce que je lis d’ordinaire, mais sa douceur, sa sensibilité et sa justesse m’ont convaincue. Il dépeint les émotions avec une pudeur rare, presque silencieuse, et c’est justement ce silence-là qui finit par nous émouvoir.
Quant à Mamé… je dois avouer que je n’ai pas réussi à l’apprécier, du début à la fin et c’est sans doute voulu. Elle incarne à sa manière cette complexité des liens familiaux que l’auteur explore avec tant de finesse : l’amour, la rancune, la loyauté, la peur de perdre. Mais en même temps le poids des traditions ancré et du silence familial.
La fin, elle, m’a bouleversée. Un véritable tumulte d’émotions, me laissant les yeux un peu humides à certain moment et le cœur serré. Ce roman se termine sur une note douce-amère, comme une brise chargée de promesses et de regrets.
J’ai refermé ce livre apaisée, curieuse, impatiente même, de retrouver ces personnages dans le tome 2 comme si, quelque part, leur histoire n’avait fait que commencer.