Maria est persuadée que son père, Tom Basile, la déteste. Comme elle doit passer les vacances d’été chez lui dans la communauté de Pimitshuan, elle se sent piégée. Mais sa rencontre avec Kukuminash, une aînée pour le moins étrange, et une pluie tout aussi insolite de flocons de pollen la feront basculer à l’époque de son père adolescent, au cœur d’un événement tragique qui marquera toute la communauté.. Un roman où la colère et la révolte adolescentes cèdent la place à l’ouverture du cœur.. Pekuakamiulnu de Mashteuiatsh, Moira-Uashteskun Bacon s’inspire de sa propre jeunesse, en communauté et en milieu urbain, pour écrire. Lorsque sa tête n’est pas hantée par les personnages de ses histoires, Moira partage sa passion en animant des ateliers d’écriture pour les enfants à Montréal. En 2023, son premier roman, Envole-toi, Mikun, lui a valu d’être finaliste à plusieurs prix littéraires. L’amie de mon père est son deuxième roman..
Un beau texte jeunesse qui traite du trauma intergénérationnel autochtone et de la difficulté à bien comprendre ses parents. J'en aurais pris un peu plus mais ça m'a beaucoup plu.
C'était, disons, particulier? J'ai aimé l'écriture toute en douceur de l'autrice, mais l'intrigue qui flirte entre le passé et le présent, qui mélange les deux, m'a un peu moins accrochée. C'était trop irréaliste pour moi. Cela dit, la manière dont est traité le trauma intergénérationnel est originale.
3.5 Très bien écrit. Les premiers chapitres m'ont accroché rapidement. J'ai adoré la proposition de revisiter le passé. J'aurais aimé que le personnage de Kukuminash soit davantage développé pour mieux comprendre l'intervention magique. La fin m'a plu (c'est très lucide de constater qu'on ne peut rien modifier au cours de l'histoire mais bien apprendre à rebondir sur celui-ci), mais les toutes dernières pages (où Tom dévoile à Maria qu'il la connaissait et se souvenait d'elle dans son passé) étaient trop rapides, voire capilotractées.
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Une plume douce et émouvante guidée par une main talentueuse.
Un roman qui, quoique plus adapté à un auditoire plus jeune, reste accessible à tous par la profondeur des sujets portés par le livre ainsi que par la fraîcheur du vocabulaire.
Bien que la conclusion de cette fiction ne m’ait pas personnellement rejoint, le personnage de Maria et sa petite aventure m’ont captivé de la première page à la dernière.
Ce livre sera certainement partagé avec mes neveux et nièces lorsqu’ils auront l’âge pour lire ce type de roman.
Je vais conclure cette petite critique en complimentant l’artiste derrière l’oeuvre. L’autaire jongle avec les mots avec une aisance gracieuse. Les phrases dansent et favorisent une lecture fluide. Par moment, chaque mot vaut son poids d’or et est parfaitement choisi. Cette précision artistique et poétique différencie l’écrivain moyen de Moira, l’artiste.
J’aimerais bien voir Moira continuer à faire fleurir ce beau talent en pleine émergence à travers des écrits audacieux plus longs. Je suis sûr que je n’en serais aucunement déçu.
De toute façon, peu importe la forme et le contenu, sa prochaine oeuvre sera assurément acheté, lu et apprécié.
Oh oui ! Voici ce que je me suis dit souvent pendant ma lecture de ce récit fort qui mêle psychologie, action et réflexion.
La plume de Moira-Uashteskun Bacon s’est affinée et affermie entre son premier roman et ce deuxième, plus maitrisé, même si l’univers qu’elle nous présente ici est plus éclaté. En effet, tout en soulevant des thématiques lourdes comme les pensionnats et les traces des traumatismes du passé sur les nouvelles générations des Premières Nations, L’amie de mon père établit tout de suite un lien clair entre le lectorat et la narratrice et propose une intrigue qui est ponctuée d’action et d’aventures. C’est à la fois touchant et haletant, cette histoire où l’héroïne est amenée à faire la rencontre de son père lorsqu’il est adolescent, tout comme elle, et ça éveille l’empathie chez l’héroïne comme chez les lecteur·rices, de la même façon que la mention des pensionnats attise la colère. En fait, toutes les thématiques en filigrane ont du sens et viennent renforcer la trame principale alors que la langue, elle, coule, fluide. C’est court, efficace, puissant.
L'amie de mon père de Moira Bacon, publié en mars 2025 chez Éditions Hannenorak
🧡 J'aime bien lire un roman autochtone de temps à autre pour m'imprégner de leur culture et de leurs histoires. Les gens des communautés autochtones ont cette facon de raconter, ils ont toujours les bons mots pour faire ressentir leurs maux. Dans ce court roman, l'autrice que j'ai découvert avec son précédent roman Envole-toi, Mikun! raconte l'histoire du père de Maria lorsqu'il était adolescent. Ce passage de vie lui permet de comprendre pourquoi il agit ainsi aujourd'hui et confirmer s'il l'a déteste vraiment. L'histoire est bouleversante avec ces moments qui font référence aux pensionnats autochtones. L'histoire permet de découvrir la communauté Pimitshuan dont le portrait est bien brossé avec les caractéristiques bien précises des lieux tout au long du roman. L'histoire fait réfléchir et percute.
J’ai beaucoup aimé! J’ai trouvé la fin trop courte, comme si elle avait été écrite rapidement pour terminer l’histoire. J’aurais aimé un peu plus de substance mais l’histoire m’a gardé captivée et j’ai adoré le thème de la souffrance des générations (pas la souffrance mais bien que le livre l’aborde si bien!)