Moins de quatre mois après avoir reçu le diagnostic d’une leucémie agressive, Myriam, mère de trois enfants, subit une greffe de cellules souches comme traitement de dernier recours. De sa chambre d’hôpital avec vue sur les lumières du centre-ville, elle refait sa généalogie mi-québécoise, mi-juive marocaine, parcourue de cassures.. C’est dans la dentelle de son ADN que gît l’espoir d’une renaissance : celui d’un don qui pourrait préluder à des retrouvailles avec Aaron, son frère..
C’est vraiment très très bien écrit. Le sujet est difficile, mais ce n’est pas lourd. On se laisse porter par l’histoire, on s’accroche aux lueurs d’espoir et on veut connaître le dénouement. Ce livre fait beaucoup réfléchir. J’ai relu plusieurs pages et phrases parce que je voulais m’imprégner de chaque mot. J’ai côtoyé la maladie de près en travaillant dans le milieu hospitalier, en accompagnant des proches donc c’est un sujet qui me touche particulièrement, mais je pense que ça ne pouvait pas être mieux écrit. C’est un livre vraiment pertinent et puissant. Les pages sont aérées, c’est fluide, ça se lit tout seul.
J'ai toujours un peu de difficulté à me repérer dans les livres où il y a des sauts dans le temps. J'aurais aimé avoir un arbre généalogique à consulter quand je n'étais pas certaine de savoir de qui on parlait.
J'ai trouvé les dernières pages très dures, mais très belles.
Souches est un récit autobiographique dans lequel Myriam Ouellette raconte les jours qui ont suivi le diagnostic de leucémie qu’elle a reçu, à l’âge de 44 ans. L’autrice raconte le choc et les effets de cette révélation, puis elle raconte la greffe de moelle osseuse qu’elle a reçue quelques mois plus tard. Pour que ce genre de greffe fonctionne, il faut trouver un donneur compatible qui a un profil génétique semblable. Fille d’une mère juive marocaine et d’un père québécois, il apparaît bien vite que le donneur idéal est son frère, qui a malheureusement coupé les ponts avec sa famille. Suivra une série d’allers-retours dans lesquels nous verrons évoluer différents personnages de l’histoire familiale de la narratrice. Ces capsules temporelles nous permettront de mieux comprendre les souches de l’histoire familiale, et ainsi de comprendre les liens complexes qui unissent le frère et la sœur.
Souches est un récit rempli de douceur et de lumière, et ce, malgré les pleurs et la détresse. C’est un texte que j’ai beaucoup aimé, même s’il les mots utilisés sont francs et durs par moment. Myriam Ouellette pose un regard lucide sur elle-même et sur son corps qui change de façon extrême, comme le vivent ceux et celles qui reçoivent une greffe de cellules souches de moelle épinière : modification de l’ADN et changement de groupe sanguin, en plus des effets de la chimiothérapie sur le corps.
En plus de la qualité de l’écriture de l’autrice, Souches est un roman qui m’a beaucoup touché en raison des parallèles qui existent entre l’histoire racontée et l’histoire médicale de mon beau-père, décédé au début de la cinquantaine, il y a douze ans. Recevoir ainsi les émotions de quelqu’un qui vit cette immense souffrance m’aide à me mette à sa place, puisque les traitements et les réactions du corps et de la tête à la maladie sont tellement bien racontées par l’autrice. Un très bel ouvrage de Myriam Ouellette.
Pour avoir côtoyé, par l’entremise de ma fille et ma petite fille, le cancer, il n’y a que quelqu’un qui a malheureusement eu à vivre cette expérience pour en parler avec autant de lucidité. Les réflexions que portent l’autrice sur les pronostics, les interprétations des paroles des médecins, les “bons” et les moins bons, le sentiment d’être ou ne pas être du bon côté des statistiques sont bien réels. J’ai aimé qu’on tisse au travers cette épreuve la généalogie unique de l’autrice, bien qu’il n’était pas toujours facile de distinguer entre les grand-parents des parents, etc. J’aurais aimé en savoir plus sur la relation du frère avec sa famille. Un excellent livre.
C‘est l’histoire émouvante d’une mère de famille dans la quarantaine à qui un diagnostic de leucémie est annoncé. L’auteure raconte tout le cheminement menant, heureusement, à sa guérison. Les détails techno-médicaux nous sont évités mais les sentiments ressentis sont bien exprimés. L’histoire est entrecoupée de récits racontant sa vie familiale québécoise, juive et marocaine. Sur ce dernier point, je n‘ai pas bien suivi les liens liant tous ces personnages et un petit arbre généalogique nous aurait aidé à mieux comprendre. Également, une légende accompagnant les quelques photos insérées aurait été appréciée.
L’autrice relate le difficile chemin vers la guérison qu’elle a vécu alors qu’elle était atteinte d’une forme de leucémie très agressive. Pour pouvoir survivre, elle devait bénéficier d’une greffe de moelle osseuse. Cependant, son bagage génétique particulier de fille d’une mère juive marocaine et d’un père québécois faisait en sorte que l’espoir reposait essentiellement sur son frère de qui elle s’était considérablement éloignée avec le temps. Lecture anxiogène malgré les belles trouées de lumière.
L’écriture de Myriam Ouellette est si précise, honnête, et près de ses émotions qu’on en ressent des bouts avec elle. C’est douloureux par moments. Touchant, émouvant, lucide, sensible… Et brillant. Les événements et les observations que l’auteure choisit de partager, la façon, la séquence… Tous les aspects de ce livre sont réussis. L’histoire est difficile mais la plume est si belle que j’ai ralenti, pour ne rien échapper.
Un livre touchant sur la maladie réellement vécue par Myriam Ouellette, amoureuse et maman de 3 enfants. J'ai aimé qu'elle nous donne accès à ses pensées et aux douleurs qui ont traversé son corps jusque dans la guérison ❤️
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J'ai aimé les paragraphes courts qui vont droit au but, qui oscille entre le présent et le passé. J'ai eu de la difficulté à poursuivre ma lecture au fil des chapitres car le langage est soutenu et riche: je trébuchais à chaque cinq mots. C'est ce qui m'a poussé vers la note de 3/5.
3,5 ⭐️ L’histoire est touchante, mais je ne suis sentie perdue par moment. J’ai été particulièrement touchée par la relation entre l’auteure et sa jeune fille, qui m’a fait verser quelques larmes.
Quel récit intime et touchant. Une “épreuve” qui n’en finit plus de finir, un face à face avec notre mortalité qu’on veut ignorer. Une plume maîtrisée et sans tabou.
C’est une histoire touchante toutefois j’ai trouvé qu’il manquait de profondeur. On se perd un peu dans les allers/retours dans le temps c’est difficile à suivre.
"Je tiens tant bien que mal le registre. Lesquels viennent d'arriver, lesquels sont au plus mal, lesquels, hors de danger, vont rentrer à la maison. Je crains et j'espère avec eux. Mais il y a aussi dans mon ardente curiosité à leur égard un soupçon de perfidie morale. Ne sommes-nous pas engagés dans une impitoyable compétition, un jeu cruel de probabilité ? Si ce n'est pas sur l'un d'entre eux qu'il tombe, sur qui alors s'abattra le sort ?" (p.42-43)