Jusqu’à l’ère Meiji, soit à la fin du XIXe siècle, les Japonaises n’étaient que des instruments de procréation. Il leur fallut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour commencer à obtenir enfin quelques droits. « Il est extrêmement désolant de ne jamais pouvoir montrer nos talents et de mourir en ayant retenu toutes les possibilités qui se trouvaient en nous », déplorait l’éditorialiste et militante Raichô, en 1911. Douées, déterminées, voire révoltées, il y eut plus d’une femme qui contribua par son œuvre ou son action à imposer son existence. Médecin, peintre, actrice, geisha, poète : des pionnières. C’était l’époque où le Japon copiait l’Europe pour se moderniser. Sur fond de guerres, hara-kiris et amours passionnées, l’histoire de l’ère Meiji est celle de l’avènement de la modernité. Hidéko Fukumoto révèle un univers riche de contradictions, violent et raffiné, pudique et cru – un Japon à découvrir à la lumière du destin de ces femmes exceptionnelles.
Je ne comprends pas à qui se livre s'adresse. À des chercheurs s'intéressant au sort des femmes au Japon? Non, il manque vraiment de rigueur au niveau de la recherche (on dirait que l'auteure écrit de mémoire des choses qu'elle a étudié ou entendu il y a longtemps). À des néophytes? Je ne leur conseille pas: plusieurs informations sont erronées ou tellement mal expliquées que sans connaissances de base, on croirait en lisant ce livre, par exemple, que tous les hommes japonais fortunés entretiennent des geisha, au moment de la publication de ce livre (1997).
On dit parler de femmes, mais c'est à se demander dans quel sens du terme, considérant le nombre de chapitres dans lesquels on explique en détails la carrière de messieurs avant de raconter en quelques lignes des histoires anecdotiques sur leurs épouses et maîtresses.
En bonus, un truc qui personnellement m'a vraiment énervée: à plusieurs reprises on parle de personnages historiques en disant "monsieur [XYZ]", mais sans jamais mentionner le prénom de la personne. Il me semble que c'est la moindre des choses de mentionner au moins une fois le nom complet d'une personne, la première fois qu'on la nomme.
Peut être qu'en 1997, un livre comme celui-ci était acceptable... Les lecteurs avaient moins accès à d'autres sources d'information sur le Japon et un livre comme celui-ci aurait pu servir d'introduction...