What do you think?


Mauvais élève
Une autofiction dans laquelle Philippe Vilain raconte son enfance, interroge son parcours de transfuge et dissèque sa liaison avec une écrivaine célèbre.
DansMauvais élève, Philippe Vilain évoque une période déterminante
de sa jeunesse en milieu défavorisé, ses années de formation marquées par son échec scolaire et des épreuves qui l'ont vu évoluer, à force de volonté, du lycée technique à l'université, d'une détestation de la lecture à une passion pour la littérature, et l'ont mené, jeune homme, à vivre une histoire d'amour avec une écrivaine célèbre avant d'entrer dans le monde des lettres.
À travers son récit de transfuge, l'auteur poursuit sa quête de vérité et offre un véritable message d'espoir, révélant qu'une vocation peut combattre les déterminismes.
" Magique et magistral " de Christophe Bourseiller,France inter
" L'écriture de l'intimité, chez Philippe Vilain, possède cette magie supérieure d'allier élégance stylistique et profondeur analytique. Tout est juste, beau, indispensable. " de Isabelle Bunisset,Sud Ouest
" Un entretien riche en confidences, subtilité et humour. Attention, coup de cœur assuré ! " de Christophe Mangelle,La Fringale culturelle
240 pages, Paperback
Published January 9, 2025
Ratings & Reviews
Friends & Following
Create a free account to discover what your friends think of this book!
Community Reviews
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
March 4, 2026
Vraiment très beau livre, je suis sincèrement fier de moi même d’avoir enfin trouvé le courage et la motivation de finir ce livre que j’ai commencé il y a plus d’un an.
J’adore évidemment le format du livre, c’est à dire, le style autobiographique. Je note surtout le fait que le livre va plus loin que d’être simplement autobiographique de la vie de l’auteur ou bien qu’il est une réponse à la publication du livre « Le Jeune Homme » d’Annie Ernaux lors de son prix Nobel. Mais au contraire, c’est un mix des deux avec son point de vu et sa pensé concrète. Ce n’est pas divisé en parties explicites mais nuancé.
En effet, l’auteur nous fait une description fine autobiographique tout au long du livre, de sa vie et notamment de son ascension sociale passant d’un milieu ouvrier à un milieu bourgeois. On peut donc s’attendre à une description monotone d’un transfuge de classe mais… non!
Ce qui m’a le plus surpris, c’est que l’auteur ne cherche pas à venger sa race comme le dit Annie Ernaux, ni il se sent en décalage entre les deux mondes mais bien au contraire les acceptes sans jamais rechigner ou bien en avoir honte. Il accueil et accepte ces deux mondes qui le constitue sans devoir y faire un choix (ce qui l’oppose totalement à Annie Ernaux).
J’ai beaucoup aimé l’histoire entre lui et Annie Ernaux, le fait qu’on ait un autre point de vue que celui d’Annie qui le décrit dans son livre Le Jeune Homme. On comprend certaine chose différemment.
Le fait qu’il mêle son histoire avec Annie et son quotidien personnel (début et à la fin) montre bien qu’il s’agit d’un mix et non pas d’une réponse de sa part à Annie.
De plus, certaine de ses expériences vécu ont un sens pour moi comme l’admiration pour Annie Ernaux, l’histoire entre lui et son père (qui peut être comparé à celle du padre et de son père), sa garde à vue à la suite de son vol, le fait qu’il n’a jamais abandonné les études et au contraire cela à été un moyen d’émancipation/de se découvrir, et le fait qu’il a en quelques sorte défier le destin.
Cependant, je pense qu’il y a une manière implicite de sa part de montrer que lui c’est un vrai transfuge de classe et qu’il n’a pas de problème de passer d’un monde à l’autre contrairement à celui d’Annie Ernaux. Elle qui à été plus privilégié dès le départ que lui et qui est sur médiatisé dans les cercles littéraires.
J’ai vraiment bien aimé cette lecture même si cela m’a pris presque 1 an et demi pour le finir, au final je ne regrette rien. J’ai hâte de découvrir de nouveaux livre de sa part comme « l’été à Dresde » mais également qui traite de cette histoire entre lui et Annie Ernaux dans d’autres livre comme « les lettres » et « l’occupation ».
J’adore évidemment le format du livre, c’est à dire, le style autobiographique. Je note surtout le fait que le livre va plus loin que d’être simplement autobiographique de la vie de l’auteur ou bien qu’il est une réponse à la publication du livre « Le Jeune Homme » d’Annie Ernaux lors de son prix Nobel. Mais au contraire, c’est un mix des deux avec son point de vu et sa pensé concrète. Ce n’est pas divisé en parties explicites mais nuancé.
En effet, l’auteur nous fait une description fine autobiographique tout au long du livre, de sa vie et notamment de son ascension sociale passant d’un milieu ouvrier à un milieu bourgeois. On peut donc s’attendre à une description monotone d’un transfuge de classe mais… non!
Ce qui m’a le plus surpris, c’est que l’auteur ne cherche pas à venger sa race comme le dit Annie Ernaux, ni il se sent en décalage entre les deux mondes mais bien au contraire les acceptes sans jamais rechigner ou bien en avoir honte. Il accueil et accepte ces deux mondes qui le constitue sans devoir y faire un choix (ce qui l’oppose totalement à Annie Ernaux).
J’ai beaucoup aimé l’histoire entre lui et Annie Ernaux, le fait qu’on ait un autre point de vue que celui d’Annie qui le décrit dans son livre Le Jeune Homme. On comprend certaine chose différemment.
Le fait qu’il mêle son histoire avec Annie et son quotidien personnel (début et à la fin) montre bien qu’il s’agit d’un mix et non pas d’une réponse de sa part à Annie.
De plus, certaine de ses expériences vécu ont un sens pour moi comme l’admiration pour Annie Ernaux, l’histoire entre lui et son père (qui peut être comparé à celle du padre et de son père), sa garde à vue à la suite de son vol, le fait qu’il n’a jamais abandonné les études et au contraire cela à été un moyen d’émancipation/de se découvrir, et le fait qu’il a en quelques sorte défier le destin.
Cependant, je pense qu’il y a une manière implicite de sa part de montrer que lui c’est un vrai transfuge de classe et qu’il n’a pas de problème de passer d’un monde à l’autre contrairement à celui d’Annie Ernaux. Elle qui à été plus privilégié dès le départ que lui et qui est sur médiatisé dans les cercles littéraires.
J’ai vraiment bien aimé cette lecture même si cela m’a pris presque 1 an et demi pour le finir, au final je ne regrette rien. J’ai hâte de découvrir de nouveaux livre de sa part comme « l’été à Dresde » mais également qui traite de cette histoire entre lui et Annie Ernaux dans d’autres livre comme « les lettres » et « l’occupation ».
June 14, 2025
Lu parce que j’ai appris qu’il s’agissait du « Jeune homme » sur lequel Annie Ernaux a écrit plusieurs textes (trois pour être exacte : « Fragments autour de Philippe V. », « L’Occupation » et « Le Jeune homme »). Je cherchais à comparer les récits d’une même relation, voir ce que l’écriture produit sur la réalité. À ma grande surprise c’est une heureuse découverte, tant pour en apprendre plus sur cette relation que sur Ernaux, son écriture mais aussi l’écriture et la littérature de façon générale. Je me suis aussi beaucoup identifiée au parcours de l’auteur de « mauvais élève », qui n’avait jamais vraiment lu avant sa majorité.
Je lui ai trouvé une belle prose aussi, pas ce que j’attendais d’un homme dans le traitement des relations amoureuses (enfin?). J’entends par là qu’il ne sexualise pas les femmes sans raison (voire pas du tout), ne se donne pas le beau rôle dans l’histoire en donnant le mauvais aux femmes. Il m’a paru honnête, ou en tout cas avec la volonté de l’être, au plus juste. Les phrases sont parfois extrêmement longues par conséquent, mais je ne l’ai pas ressenti à la lecture, pas comme pourraient l’être les phrases de Proust par exemple.
Sur la comparaison entre les deux textes de lui et d’Ernaux, je garde de ce livre cette citation qui dit beaucoup selon moi:
« C’est pourtant un sentiment de trahison que j’eus en lisant son texte [d’Annie Ernaux], non parce qu’elle révélait notre rencontre - puisque, pourquoi ne pas le dire, je m’enorgueillissais qu’elle me consacre un texte, d’être couché sous sa plume -, mais parce qu’elle retranscrivait notre rencontre en se donnant le beau rôle, sans empathie pour ce jeune homme dont elle se contentait de dévoiler la gaucherie, la timidité, et duquel elle occultait toutes les qualités, auquel elle n’accordait aucun intérêt, qu’elle réduisait finalement à n’être qu’un vulgaire amant, une chose sexuelle. Je me sentais l’otage de la littérature. »
Je trouve que cette citation dit beaucoup de ce que j’ai ressenti à la lecture du « Jeune homme » d’Ernaux. À la lire, j’ai eu la sensation qu’elle décrivait une relation de passage (ils ont été ensemble cinq années !) marquée uniquement par le sexe, pas tant par l’amour. Bien que j’adore Ernaux et ce qu’elle a fait pour l’écriture autobiographique, il y a aussi là une réflexion critique sur le travail d’écriture autobiographique, ce qu’il a de forcément mensonger puisqu’il doit omettre des moments, tout ne peut pas s’écrire et il s’agit d’un choix qui détourne le réel pour le subjectif qu’une personne l’ayant vécu implique.
Vraiment très bien !
Je lui ai trouvé une belle prose aussi, pas ce que j’attendais d’un homme dans le traitement des relations amoureuses (enfin?). J’entends par là qu’il ne sexualise pas les femmes sans raison (voire pas du tout), ne se donne pas le beau rôle dans l’histoire en donnant le mauvais aux femmes. Il m’a paru honnête, ou en tout cas avec la volonté de l’être, au plus juste. Les phrases sont parfois extrêmement longues par conséquent, mais je ne l’ai pas ressenti à la lecture, pas comme pourraient l’être les phrases de Proust par exemple.
Sur la comparaison entre les deux textes de lui et d’Ernaux, je garde de ce livre cette citation qui dit beaucoup selon moi:
« C’est pourtant un sentiment de trahison que j’eus en lisant son texte [d’Annie Ernaux], non parce qu’elle révélait notre rencontre - puisque, pourquoi ne pas le dire, je m’enorgueillissais qu’elle me consacre un texte, d’être couché sous sa plume -, mais parce qu’elle retranscrivait notre rencontre en se donnant le beau rôle, sans empathie pour ce jeune homme dont elle se contentait de dévoiler la gaucherie, la timidité, et duquel elle occultait toutes les qualités, auquel elle n’accordait aucun intérêt, qu’elle réduisait finalement à n’être qu’un vulgaire amant, une chose sexuelle. Je me sentais l’otage de la littérature. »
Je trouve que cette citation dit beaucoup de ce que j’ai ressenti à la lecture du « Jeune homme » d’Ernaux. À la lire, j’ai eu la sensation qu’elle décrivait une relation de passage (ils ont été ensemble cinq années !) marquée uniquement par le sexe, pas tant par l’amour. Bien que j’adore Ernaux et ce qu’elle a fait pour l’écriture autobiographique, il y a aussi là une réflexion critique sur le travail d’écriture autobiographique, ce qu’il a de forcément mensonger puisqu’il doit omettre des moments, tout ne peut pas s’écrire et il s’agit d’un choix qui détourne le réel pour le subjectif qu’une personne l’ayant vécu implique.
Vraiment très bien !
January 25, 2026
After learning that the academic and novelist Philippe Vilain wrote his own memoir last year, and that it included an account of his relationship with Annie Ernaux, I couldn’t resist the temptation to seek out this book. It was moving and well-written (though his luxuriously long sentences, punctuated by commas, are very different from Ernaux’s succinct style). His mother is a typist, his father an alcoholic, and his mother eventually leaves both father and son in order to start a new life for herself in a suburb of Paris. Like Ernaux, Vilain is a ‘transfuge de classe’ (class defector), who moves from a working-class world to a bourgeois intellectual one, and doesn’t feel entirely at home in either. His portrait of Ernaux is largely positive (she was his mentor after all), but he notes that her background is in fact more privileged than his (her parents were shopkeepers, and paid to have her educated at a good school). As engrossed as I am by what Ernaux herself as referred to as ‘auto-socio-biography’ (literary autobiography that incorporates sociological reflection), the implied competition between writers is a little unsettling (whose childhood was the most deprived? Which writer has been most successful in retaining ties to ‘the people’ despite their hard-won middle-class identity? These aren’t things that can be measured, after all). Still, this is a memoir very much worth reading in its own right, beyond the Ernaux connection that initially drew me in.
August 7, 2025
La réponse du berger à la bergère. Intéressant à lire après avoir lu Le jeune homme d’Ernaux. Toutes ses réflexions sur le déterminisme social, la force de la volonté, le déséquilibre des relations amoureuses en fonction de l’âge et de la classe sociale sont intéressantes et le font d’ailleurs apparaître éminemment plus sympathique qu’Ernaux.
February 22, 2025
beaux passages sur la lecture, l ecriture, l effort d une vie dedié a la litterature. c etait le meilleur de ce livre. apres, bien sur, l historire avec Annie Ernaux. les reste c est sa vie et pas tres interessant. bien ecrit, lecture facile.
July 1, 2025
Les phrases sont souvent très longues. Le parcours est très intéressant mais la forme m'a très vite lassée.
December 16, 2025
Interessant de voir le parcours de ce jeune homme touchant récit autobiographique et son désir de s’en sortir dans la vie
Displaying 1 - 7 of 7 reviews



