Tout est parti de l'incendie. J'ai dû choisir en quelques secondes ce que je devais sauver des flammes. J'ignore pourquoi, j'ai choisi mes albums photos. Je sais maintenant que c'était une boîte de Pandore. Il y avait ce cliché étrange de mon père avant sa mort, qui allait me faire accomplir à rebours le voyage agité jusqu'à une image mythique de mon enfance : la dernière case de Tintin au Tibet.
Didier Vasseur se révélera comme un des dessinateurs les plus subversifs de la fin du XXe siècle, détournant les choses de la vie d'un couple de Français moyens pour en tirer de mini-épopées délirantes dans son célèbre "Raymond Calbuth". Ce personnage fut lancé dans le magazine Métropoche, petite publication d'informations locales lilloises dont il fut rédacteur en chef de 1983 à 1986, après des études de droit et de journalisme. À force de volonté et de travail, il inventera graduellement une écriture graphique d'une grande efficacité, au style personnel. Calbuth fera une escale dans PILOTE, puis passera chez Glénat en 1987. Tronchet va s'attacher à dynamiter les conceptions classiques de l'humour. Il parodie le héros traditionnel d'aventure dans trois épisodes de "Raoul Fulgurex", dessinés par Dominique Gelli pour Glénat. Il s'essaie aux strips humoristiques avec "La Bite à Urbain" et "Sacré Jésus !", deux volumes chez Delcourt aux titres révélateurs. Les maisons d'éditions les plus iconoclastes s'arrachent ses visions de personnages alternant grotesque accompli et grandes tragédies de la vie en société : "Les Damnés de la terre" (récits semi-réalistes chez Delcourt en 1987), la série des mésaventures loufoques de "Jean-Claude Tergal" (chez Audie depuis 1990), "La France au fond des yeux" dans le magazine L'Écho des Savanes, le scénario de "Bienvenue à Welcome Land" pour Al Coutélis (chez Fluide Glacial/Audie en 1998) et celui de "Patacrèpe et Couillalère" pour Gelli chez Delcourt. Désormais assuré d'avoir les rieurs de son côté, il s'abandonne de temps à autre à des oeuvres plus sérieuses, telles que "Le Quartier évanoui" sur scénario d'Anne Sibran (Glénat, 1994) ou le très fleur bleue "Toi et moi" (Delcourt, 1998). Malgré une production devenue […]
Le style graphique n'est pas mon truc mais cette histoire m'a vraiment touché. père / fils manqué - et la recherche de ses racines. vaut vraiment le coup !
Beautiful and delicate story about middle-age and a father that died too soon. Not preachy or overly sentimental. For some reason I really liked the lettering too.