Achille est toujours enseignant à l’université, encore en porte-à-faux avec la frilosité de son époque – et bien sûr amoureux de Céleste, son paradis sur Terre.
Mais Céleste veut des enfants, et Achille a déjà donné : deux beaux grands ados, une semaine sur deux, qu’il aime à la folie. Recommencer ? Impossible.
C’est la rupture malgré la passion. C’est le regret malgré la certitude. C’est le passage à un autre âge. Une crise, oui. Mais l’amour emprunte bien des formes, et les enfants ne sont pas qu’un baume sur les blessures.
Voici le roman le plus… vulnérable de Biz. Sans rien perdre de sa verve ni de son opiniâtreté, l’auteur nous fait vivre, dans cette longue lettre d’adieu, les montagnes russes de son immense sensibilité.
Sébastien Fréchette, alias Biz, né en 1974 est membre du groupe Loco Locass fondé en 1995. Loco Locass est un groupe hip-hop québécois, surtout connu pour la défense du français et ses prises de position politiques, particulièrement pour son engagement en faveur de la souveraineté du Québec.
Biz signe un premier roman autobiographique avec Dérives.
Eh bien, je ne croyais pas éventuellement apprécier un roman de Biz, mais ce jour est arrivé. 2024 est vraiment une drôle d'année!
Dans "Feu l'amour", Biz écrit une lettre d'adieu à son ex. Et ce qui est dommage pour lui est bénéfique pour ses lecteurs, car ce processus lui ouvre une porte qu'on croyait à jamais fermée dans son univers: l'introspection.
C'est l'autopsie d'une relation dont il célébrait les débuts dans son oeuvre précédente, "L'horizon des événements". Confirmons tout d'abord que ses deux tics les plus détestables sont encore épisodiquement présents:
1 - L'objectification des personnages féminins. Même s'il décrit une femme qu'il dit avoir profondément aimée, il ne peut s'empêcher de constamment décrire son corps, parfois de façon un peu douteuse. J'ai entendu à la radio qu'il se vantait d'être "un des seuls au Québec à parler de diversité corporelle" (ce qui m'a fait rire à gorge déployée), mais quelqu'un de son entourage devrait patiemment lui expliquer la différence.
2 - L'amertume du pauvre homme blanc TELLEMENT persécuté. Il a le privilège d'enseigner, de posséder un condo, d'envoyer ses enfants au camp de vacances, d'acheter des caisses de vin nature, de publier des romans (pas toujours très réussis) sur une base régulière, d'être invité à la radio pour en parler... mais se plaint à plusieurs reprises de l'injustice des programmes d'équité et d'inclusion de son université qui, si on lit bien le sous-texte, lui "enlèveraient des opportunités". Ouf, pas facile, cette lourde existence de cinquantenaire privilégié sans réels problèmes...
Une fois qu'on a passé par-dessus ces deux bémols quand même majeurs, on se retrouve devant un récit touchant, avec des observations pertinentes sur le monde qui nous entoure et la vie en général. Il y a de très belles pages sur l'amour de ses enfants, qui viennent un peu compenser pour celles où il s'apitoie sur lui-même.
Dernier détail: si vous n'avez pas lu Céline ou San Antonio, certains termes répétés (tels que "falzar") risquent de vous laisser ébahis.
l'illustration d'oli corno est l'élément positif de cet ouvrage.
je suis totalement dépassée des propos envers le corps des femmes de cet auteur, sérieux, pu capab' et c'est la même ostiii affaire dans plusieurs de ses oeuvres. c'est autant cringe que mon avis (haha! 😂) et pour l'histoire, sorry, mais j'ai zéro embarqué. dnf.. 🙃🫥
4,5/5. Le plus récent roman de Bizz que je me suis empressé d’acheter et de lire, le jour même.
Malgré quelques irritants, comme les descriptions répétitives du corps de l’ex-conjointe du personnage principal et de la surutilisation du superlatif jupitérien, Biz nous offre un bon roman. Un roman sensible, personnel, certains éléments flirts de très près avec la vie personnelle de l’auteur (pour ce que j’en sais… c’est-à-dire bien peu) et les thèmes de la rupture amoureuse, de la paternité et de la recherche de sens sont bien développés et apportent des réflexions pertinentes et enrichissantes.
La plume est toujours une valeur sûre lorsqu’on lit cet auteur, un style riche tant par l’aspect littéraire (vocabulaire, syntaxe) que par les éléments qui s’y glissent (politique et historique). Biz introduit même, ou peut-être est-ce seulement l’effet que cela a eu sur moi, une sorte du suspense du quotidien, ou l’on s’inquiète pour le sort de certains personnages, non pas en raison de danger rocambolesque, mais simplement en raison des drames que la vie ordinaire peut faire subvenir dans nos vies à tout moment.
J’ai commencé à écrire en croyant lui donner quatre étoiles, mais en écrivant ces lignes et en réfléchissant sur cette lecture encore toute fraiche dans ma tête, je me rends compte que je l’ai appréciée encore plus que je le croyais. Certains livres s’effondrent lorsqu’on y réfléchit trop alors que d’autres s’élèvent. Feu l’amour fait partie du deuxième groupe. Les irritants mentionnés précédemment m’empêchent d’y aller pour un vrai cinq sur cinq, mais j’y vais sans crainte vers l’entre-deux.
6/5 ⭐️ Roman coup de cœur et… définitivement mon préféré. Par où commencer? Je l’ai dévoré en quelques heures. J’ai replié presque tous les coins de ces 179 pages que constituait ce chef-d’œuvre littéraire dans toute son éloquence, sa sensibilité, sa vulnérabilité et son érudisme. Il a su me toucher profondément comme il a su me faire rire, m’émerveiller et décrire les maux avec des mots, que seul Biz sait le faire. Sa maîtrise de la langue française est impeccable. J’ai d’ailleurs toujours apprécié son écriture dans les chansons qu’il a composées au sein du groupe Loco Locass, mais je suis définitivement une nouvelle fan de ses romans. W-o-w!
La grande plume de Biz sort encore un excellent roman. Bien que le sujet traité - la rupture - soit plutôt glauque, on a encore droit à un style raffiné, truffé de références culturelles adroites. Le problème, c’est qu’on y voit moins luire l’éclat de L’horizon des événements, où on tombait à la fois amoureux de Céleste et de Céline. On y retrouve plutôt une déception intime et infinie du protagoniste. Malgré tout, on est rentre dans l’univers de Biz comme on rentre dans de vielles pantoufles. On se retrouve dans les lieux évoqués, dans les émotions relayées et dans la prose québécoise d’une énième autofiction.
La plume de Biz est incroyable, mais ça serait bien qu’il l’utilise pour autre chose que d’objectiver le corps d’une femme pendant 100 pages. On l’a compris dès le premier chapitre qu’elle a des gros seins, des grosses fesses et une taille incroyablement fine, merci.
Ce n'est pas tant l'histoire de la fin de l'amour qui m'a chavirée, mais sa façon de narrer son amour pour ses enfants. J'ai beaucoup pleuré. Leur liberté m'a beaucoup émue.
L’histoire est un peu trop proche de ce que je vis présentement pour que je puise être objectif. Le personnage principal (auteur?) m’est tellement antipathique que j’ai failli arrêter de le lire dès le début, pédant privilégié plein de lui-même qui considère la femme comme une pièce de collection sans profondeur! Je ne sais à peut prêt rien de Céleste, elle n’a qu’une forme et elle veut des enfants!. Il y’a bien sûr quelques pages bien tournées qui m’ont fait continuer et j’ai bien aimé cette pensée sur la femme de ma mort même si elle révèle le côté égoïste du personnage complètement absorbé par son propre ego. Je ne regrette pas de l’avoir lu mais l’auteur a cinquante ans est en train de devenir un dinosaure d’une autre époque.
4.5 🌟 Une écriture extrêmement riche remplie de références littéraires et historiques. Je l’ai lu comme une ode à la culture et au Québec en général. C’est une belle histoire de rupture, mais sans grands bouleversements ou revirements. Il faut donc aimer lire les discours intérieurs d’un personnage. Les liens avec la mythologie sont aussi très intéressants.
Très belle écriture franche, le narrateur s’exprime de manière spontanée et sans détour, parfois avec des paroles crues, oubliant toute pudeur. Par contre, l’histoire se résume à un chagrin d’amour qui tourne en rond.
J'avais bien aimé les livres que j'avais lus de lui jusqu'à présent.
Pas lui. 🙂↔️ Abandonné à seulement 33 pages.
It's giving✨ amer, inconscient de ses privilèges et regard dégradant sur les femmes ✨. Dommage que son écriture imagée et poétique ne puisse pas rattraper ça.
C’est un privilège de pouvoir entrer dans l’intimité d’une relation amoureuse et dans les dédales d’une rupture. Une lettre d’adieu de 177 pages à lire absolument.
Je suis un peu contrariée. Biz a une magnifique plume, son roman, je l’ai dévoré. L’ensemble est assez magnifique mais cette objectification sexuelle constante, du début à la fin, est assez décevante. J’y vais pour 3.75⭐️
Livre lu en une journée qui m'a laissée en général assez indifférente – j'ai trouvé le processus d'introspection de Biz pas assez approfondi, et que le propos restait un peu en surface.
L'auteur mentionne avoir écrit ce récit en 5 jours (p. 155), ce qui n'étonne pas. On sent que c'est une longue plainte post-rupture amoureuse, mais qui ne se distingue pas par son originalité ni par ses réflexions.
J’adore la plume de Biz. Cependant j’ai été plus souvent qu’autrement irritée dans cette lecture. Céleste et ses courbes, ses fesses, ses seins, on a fait le tour ! Ça a nuit à mon appréciation de Feu l’amour
« Ce que j’ai pu t’aimer, Céleste… L’écrire au passé, c’est déjà plus facile, moins impliquant; je vais donc l’écrire encore: ce que j’ai pu t’aimer… »
Parfois, un livre arrive au bon moment. Plus tôt ou plus tard, il n’aurait pas eu le même effet sur toi. Mais là, maintenant, il tombe à point. Feu l’amour, c’est ce livre pour moi.
Achille est fou amoureux de Céleste, et elle l’est d’Achille. Mais elle veut des enfants. Lui, il a déjà donné. Flavie et Léo, et c’est tout. Il ne veut pas recommencer. « C’est la rupture malgré la passion. C’est le regret malgré la certitude. »
Comme son titre le suggère, ce bouquin m’a réchauffé le cœur. 🫂✨ J’ai absolument tout aimé. Le récit d’Achille lors de son voyage en Colombie m’a ramené directement dans ce beau pays que j’ai eu la chance de visiter à plusieurs reprises. ☀️ Chaque description, chaque mésaventure me transportait dans le pays de mon mari. Je pouvais facilement relate avec tout ce qui était couché sur le papier.
Aussi, l’amour d’un père monoparental pour ces adolescents distants mais attachants, qui s’évadent tranquillement de l’enfance pour devenir des adultes autonomes et téméraires, m’a profondément bouleversée. ❤️🩹 C’est rare, je trouve, de lire ce point de vue-là, et Biz a conquis mon cœur et m’a arraché des larmes avec sa plume sensible, authentique et vulnérable. C’était si beau. L’amour débordant d’un père pour ses enfants. 😭
« C’est toujours pour l’amour qu’on devient fou. Ça doit être plein d’amour parce que c’est plein de fous tout partout. »
Bref, j’ai parcouru ces pages au bon moment, et j’ai vécu de magnifiques émotions *et réflexions* durant ma lecture. Je ne peux que te le recommander ! 💫
« Notre histoire, c’est la légende d’Achille et Céleste. Elle est plus grande que nous. Elle nous survivra. On en parlera longtemps… »
p.s. On peut tu parler deux secondes de la BEAUTÉ de ce roman ?!? 🥹
Contrairement à plusieurs commentaires, je n'ai pas été choquée par le fait qu'il parle beaucoup du physique de son ex, peut-être parce que je m'y attendais 😉 Je pense que ça faisait parti de la dynamique de leur couple et prévalait beaucoup. J'ai vraiment apprécié l'authenticité et la vulnérabilité. Biz s'est mis à nu dans ce livre et je trouve qu'il se pose les bonnes questions, comme par exemple si, de son côté, il aurait été prêt à mettre son voyage de côté pour que sa blonde se sente bien ou encoure être "l'homme de sa mort". Ça m'a interpellé : trop souvent on accuse l'autre en ayant des attentes sur ce que l'on "mérite", mais qu'est-ce qu'on est prêt à donner sans attente de notre côté? C'est un livre qui fait réfléchir et qui porte à se regarder sans filtre, en toute honnêteté. C'est ce que nous apporte les relations : la possibilité de se connaître davantage et de s'aimer quand même 😉
Ce livre est parsemé de perles, de littérature et d'amour de la culture québécoise bien sûr. Voici un extrait où il parle de son ado et où la description est tellement forte je trouve :
"Il était recroquevillé sur le côté, tout habillé sur son lit, le téléphone à deux pouces de la face. Un foetus géant au regard vide, illuminé par le halot bleuté de l'écran. Tellement amorphe, qu'on était passé du végétal au minéral. Ça faisait peur. "
Ce court roman m'a exaspéré d'un bout à l'autre. Les interminables descriptions que le corps de sa blonde suscite chez le narrateur, sa lubricité exacerbée qui lui tient lieu de déclarations d'amour; tout ça est répétitif et soporifique en diable.
Pas beaucoup mieux, mais moins libidineux, l'amour qu'il manifeste pour ses enfants nous est servi dans un vocabulaire sans éclat : merveilleux, beau, larmes aux yeux, etc.
La manie de l'auteur de citer l'un et l'autre (il y a une page de références à la fin, c'est inusité dans un roman que l'auteur voudrait intime), Barthes, Céline (l'auteur, pas la diva), tout un certain gratin bcbg bien connu y passe : la culture, c'est comme la confiture... comme dit l'adage. En tous cas, fidèle à son habitude, Biz y va d'un citation-dropping continuel.
Une dernière chose : il faudrait qu'on refile à l'auteur le mot de Faulkner : Kill your darlings ! Biz fait de jolies phrases, souvent au dépens de sa manière romanesque. Ça se travaille.
Bref, je n'ai vraiment pas aimé ce livre sur l'amour.
La "peine"(?) d'amour (?) à travers les yeux d'un homme, intéressante perspective.
Il est énormément question de chimie sexuelle et corporelle, peu d'engagement profond et d'amour, le personnage l'avoue lui-même en décortiquant son égocentrisme et sa façon de ne pas répondre aux marques d'affection les plus basiques.
Toutefois, j'ai aimé l'histoire, l'écriture, ainsi que la finale qui était déjà écrite avant même que l'histoire commence.
Je serais curieuse de connaitre l'histoire d'amour avec la mère de ses enfants qui, elle, a eu le privilège de vivre ça avec lui, contrairement à Céleste. Était-elle plus digne de lui ou c'était une question de timing?
Bref la réalité et la fiction se mélangent et peuvent apporter des réflexions intéressantes sur les relations amoureuses et les raisons de procréer avec un partenaire ou non.
Beaucoup aimé l'aspect du "père" du personnage. Les moment où j'ai le plus eu le mottons étaient par rapport à ses enfants. Moins aimé l'aspect "amoureux".
En bref, j'ai eu le sentiment qu'il a été amoureux, mais 70% du corps, 30% de la personnalité de Céleste.
Un peu comme quelques critiques ici, le fait que le "cul" revienne souvent m'a un peu tapé sur les nerfs. Deux ou trois fois, ok. Même cinq ou six... mais 28 fois... c'était trop.
J'ai patienté en espérant que justement, à la fin, le personnage prendrait conscience que le corporel et le visible l'emportait sur le sentimental, mais non - du moins, pas tant.
Si je pouvais mettre 10 étoiles, j'en mettrais 10. C'est si triste, mais si beau! Une histoire d'amour, qui on le sait, se terminera, même si l'amour y est présent. Un grand respect de l'autre... Se laisser pour permettre à l'autre... Suite à l'écoute du podcast: Oublie pas ta brosse à dent, où Chanel Foucault raconte son histoire d'amour avec Biz, j'ai voulu lire Feu l'amour, qui raconte leur histoire, sous la plume de Biz. C'est si bien écrit, si bien raconté.... Touchant, touchant, touchant...
J'aime l'écriture rythmée et poétique de Biz ! J'ai aimé me plonger dans une rupture vécue par un homme.
Oui... son deuil est vécu dans les souvenirs de la fougue et la beauté de Céleste. Mais c'est aussi beau de voir ses pensées évoluées vers son intériorité et ces défauts.
Je trouve que ce nombre de page était parfait! Mmm peut-être 1 petite longueur à cause de sujets que je ne comprenais pas, mais tout de même bon!
Un couple qui s’aime avec passion. Mais elle rêve d’avoir des enfants, lui il en a déjà 2 qu’il aime énormément et n’en veut plus, en plus d’être vasectomisé. On lit dans ces pages le deuil que doit faire Achille de cette relation qui était rendue impossible à poursuivre par ce qui est viscéralement voulu par sa belle Céleste. La plume de Biz est douce, poétique, si intelligente. Et touchante. Je recommande vivement.
Force est d’admettre que le style m’a plus ou moins plu… J’ai décroché à la moitié du roman. Je reconnais le talent d’auteur de Biz et sa belle musicalité dans le choix des mots, mais je n’ai pas accroché sur l’histoire et je n’arrive pas à m’identifier à un homme dans la cinquantaine avancée qui parle constamment de sa blonde voluptueuse de 30 ans. J’ai toutefois beaucoup aimé la relation qu’il entretenait avec ses enfants et c’était mes moments préférés du roman.