Le psychologue de cette polyvalente-là croyait avoir tout vu. Il pensait bien connaître tous ces jeunes qui se côtoient, s'aiment ou se détestent, se rassemblent ou se rejettent. Il ne savait pas que le mal-être pouvait être le terreau fertile d'idées si mauvaises. Vraiment mauvaises.
Camille Bouchard est né à Forestville, au Québec, en 1955. Il a longtemps vécu sur la Côte-Nord et à Québec. Pendant plusieurs années, il a parcouru les routes de l'Amérique à bord d'une maison motorisée. Il réside désormais à sa fermette dans le Centre-du-Québec.
Auteur de plus de cent romans, il est récipiendaire de nombreuses récompenses tel le Prix littéraire du Gouverneur-général du Canada pour lequel il a été lauréat en 2005 et finaliste à huit autres reprises entre 2008 et 2020. Il a aussi été cité dans l'éminente liste de sélections internationales White Raven's.
Traduit en anglais et en espagnol, Camille Bouchard alterne avec un égal plaisir entre les textes grand public, les romans pour adolescents et les récits pour préadolescents.
Un roman jeunesse d’une belle sensibilité où les drames sociaux s’entremêlent. Le livre m’a rappelé la trilogie de Patrick Isabelle, cet autre auteur jeunesse qui a écrit sur des thèmes similaires. L’auteur y abordera donc la difficulté à prendra sa place dans une école secondaire, la violence des pairs, l’acceptation de ses semblables, la beauté, la laideur, l’amour et l’injustice... J’ai aimé, c’était court, plaisant à lire et page après page, j’ai apprécié l’écriture de Camille Bouchard. Un livre pour les 13-15 ans, mais qui peut plaire tout autant à l’adolescent qui dort en nous.
Un petit roman jeunesse d’un auteur que j’adore la plume. Une petite intrigue autour d’une adolescente qui subit une agression dans son école secondaire. Un psychologue qui pousse son rôle jusqu’à enquêter sur l’agression. Des adolescents qui racontent les faits qu’ils ont vus ou vécus.
Des chapitres en alternance pour chacun des personnages, des sous-entendus qui dirigent le lecteur vers des pistes différentes au cours de sa lecture. Une fin inattendue !!!
Construit habilement par un romancier dont j'apprécie habituellement la plume et le style, ce tout petit roman comporte une chute intéressante qui provoque réellement la surprise.
Ce roman appartient à la collection Gazoline des éditions La Bagnole, qui vise à initier les jeunes lecteurs aux genres littéraires. Celui-ci est un drame social et s'accompagne d'un court dossier de lecture. On sent parfois, dans le roman, une certaine rigidité dans la forme, ce qui peut être explicable par la volonté de démontrer ce style et de le distinguer d'un roman policier. On y retrouve des mentions de phénomènes sociaux tels, l'appartenance à un gang, le taxage, la cyberintimidation, la consommation d'alcool chez les jeunes, la violence, etc.). Des notes de bas de page pour définir certains mots sont surtout concentrées en début de récit.
Certains manques de cohérence dans le récit étonnent: le psychologue effectue une enquête (ce qu'il dit qu'il ne fera pas) et dévoile de l'information confidentielle à d'autres jeunes (après leur avoir assuré la confidentialité), sans qu'il y ait de conséquences majeures pour le professionnel.
Chaque protagoniste adolescent s'exprime dans une langue identique à celle du psychologue et tient des réflexions parfois surprenantes. Il s'en dégage une impression de froideur clinique qui peut plaire ou rebuter le lecteur.
Le lecteur appréciant les romans de Camille Bouchard voudra sans doute se plonger dans ce roman. Ce dernier pourrait intriguer le lecteur qui apprécie le style littéraire et les chutes. Un lecteur préférant les romans psychologiques pourrait toutefois être déçu.
J'ai trouvé l'histoire bonne, bien menée et on garde le suspense jusqu'à la fin. Je n'avais pas deviné qui avait fait le coup... J'ai trouvé par contre, que le langage utilisé ne reflétait pas du tout la réalité. Qui utilise l'expression "cabinet d'aisances" au Québec ? Quel adolescent de nos jours, dirait : - Maria s'obstinait à masquer avec ses doigts des rougeurs intenses sur sa gorge. Visiblement, on avait cherché à l'étrangler.
L'histoire passe d'un personnage à l'autre et on ne s'attache à aucun d'eux. On les survole à peine, sans jamais entrer dans leur tête ou leur intimité. Ça donne une histoire froide, très courte, qui relève plus de la nouvelle que du roman.
J'ai déduit de se livre 3 choses: 1- L'auteure n'a jamais rencontré un-e adolescent-e de sa vie, et n'a jamais été elle-même adolescente, elle est passée directement de l'enfance à la vie d'adulte. 2- L'auteure n'a aucune idée de ce qu'est un psychologue (ie un psychologue n'est pas un médecin, le psychologue ne divulgue pas toutes les infos sur ses clients à TOUS ses autres clients.... ) 3- L'auteure était déchirée entre écrire un roman et un dictionnaire et le résultat est ni l'un ni l'autre et très mauvais.