Le titre “Montréal hanté “ est trompeur cependant. Je crois que le sous titre est bien plus pertinent car en effet on parle de crimes macabres durant la période victorienne et pas vraiment d’histoires de fantômes.
On ne parle pas assez de cette période de Montréal qui est clairement un sujet vendeur. Le livre est bien écrit, attractif et la bibliographie est assez fourni pour ceux qui souhaitent trouver d’autres lectures.
Dans ce livre, Baril explore la métropole québécoise à l’époque victorienne. Si l’Angleterre a son Jack l’Éventreur et ses ruelles périlleuses, qu’en est-il de Montréal ? L’auteur évoque treize épisodes macabres de l’histoire montréalaise, tels que l’exécution publique des patriotes, la décapitation de Mary Gallagher et les crimes du tueur en série Dr Cream.
Chaque récit est minutieusement développé. Baril parvient parfois à utiliser le macabre comme un prétexte pour retracer l’histoire de Montréal et cela fonctionne à merveille. Sa connaissance approfondie du sujet et sa clarté pédagogique sont indéniables. Il contextualise brillamment des événements tant connus que méconnus de la ville.
Montréal hanté exploite la fascination pour la mort afin d’explorer des épisodes troublants de l’histoire montréalaise. Il est frappant de constater à quel point notre rapport à la mort a évolué en quelques décennies. Toutefois, le titre Montréal hanté est un peu trompeur : on n’y trouve guère plus que deux fantômes et demi. L’accent est clairement mis sur la mort comme fil conducteur. Si vous recherchez des récits fantomatiques aux allures d’Halloween, vous risquez d’être déçu·e. En revanche, si le macabre et l’étrange d’une époque marquée par des meurtres sordides sous trame sonore de machine à vapeur vous intriguent, cet ouvrage saura vous captiver. En effet, il s’agit d’un excellent livre, mais pas vraiment sur le thème du « hanté ». Montréal hanté est davantage représentatif de son sous-titre : La mémoire macabre d’une cité victorienne.
En somme, Pierre-Luc Baril signe ici un ouvrage fascinant que j’ai dévoré avec avidité. C’est un livre idéal pour les soirées d’automne.
Rempli d’anecdotes historiques, le livre se lit assez rapidement. Fascinant d’apprendre sur le passé de plusieurs lieux que je fréquente. Par contre, pas vraiment hanté, pas tant d’histoires de fantômes. L’auteur ne fait que parler du blogue de Donovan King, ça vient un peu redondant. J’aurais aimé y voir plus d’histoires de fantômes.
Pas si hanté que ça au final... Documentaire malgré tout intéressant au regard de certaines facettes historiques du Montréal à l'époque victorienne. Rapide à lire malgré quelques redondances...
Un livre documentaire extrêmement intéressant et qui donne envie de faire plus de recherches sur les personnages, lieux et faits historiques de l'époque (Les patriotes, le musée Éden, etc.). Toutefois, la grande quantité de notes de bas de page et de citation des sources, bien que TRÈS importantes, est parfois dérangeante pour l'oeil et coupe la lecture. Cela laisse aussi l'impression de lire les mots de quelqu'un d'autre que ceux de l'auteur. Une lecture bien divisée, courte et fort intéressante.