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Sur les femmes

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Quand on écrit des femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et jeter sur sa ligne la poussière des ailes du papillon ; comme le petit chien du pèlerin, à chaque fois qu'on secoue la patte, il faut qu'il en tombe des perles. Un hommage vibrant aux femmes, un plaidoyer enlevé en faveur de leur émancipation, par l'un des plus grands philosophes des Lumières.

110 pages, Paperback

First published September 2, 2013

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About the author

Denis Diderot

2,448 books580 followers
Work on the Encyclopédie (1751-1772), supreme accomplishment of French philosopher and writer Denis Diderot, epitomized the spirit of thought of Enlightenment; he also wrote novels, plays, critical essays, and brilliant letters to a wide circle of friends and colleagues.

Jean le Rond d'Alembert contributed.

This artistic prominent persona served as best known co-founder, chief editor, and contributor.

He also contributed notably to literature with Jacques le fataliste et son maître (Jacques the Fatalist and his Master), which emulated Laurence Sterne in challenging conventions regarding structure and content, while also examining ideas about free will. Diderot also authored of the known dialogue, Le Neveu de Rameau (Rameau's Nephew), basis of many articles and sermons about consumer desire. His articles included many topics.

Diderot speculated on free will, held a completely materialistic view of the universe, and suggested that heredity determines all human behavior. He therefore warned his fellows against an overemphasis on mathematics and against the blind optimism that sees in the growth of physical knowledge an automatic social and human progress. He rejected the idea of progress. His opinion doomed the aim of progressing through technology to fail. He founded on experiment and the study of probabilities. He wrote several articles and supplements concerning gambling, mortality rates, and inoculation against smallpox. He discreetly but firmly refuted technical errors and personal positions of d'Alembert on probability.

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Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for Yann.
1,413 reviews392 followers
April 26, 2014

Ce très petit livre sans aucun appareil critique contient trois textes très courts de Denis Diderot (1713-1784), célèbre philosophe français du dix-huitième siècle, mainte fois pourchassé pour la hardiesse de ses idées. J’avais déjà lu les deux premiers, mais ne connaissais pas le dernier, qui donne son titre à l’ouvrage. Il m’a un peu déprimé et laissé perplexe. Je savais que la situation des femmes n’était guère reluisante dans la société d’ancien régime - la seule option pour vivre libre et indépendante, c’était d’être une riche veuve - , et qu’elle ne s’était guère amélioré non plus après la Révolution, mais pas au point qu’un auteur qui me parait éclairé, courageux, philosophe et ami des femmes les défende d’une façon si curieuse et si ambiguë.

Le premier texte est une sorte de plaisanterie douteuse, dans laquelle une jeune fille se fait tromper par une machination : on abuse de sa simplicité pour lui faire croire qu’un escroc de mèche avec ses mystificateurs est un médecin turc capable de pouvoirs occultes, comme deviner le passé et l’avenir par un examen superficiel de la main. Ça m’a fait penser aux escroqueries énormes montées par ce coquin de Casanova, qui faillit s'emparer d'une véritable fortune en abusant de cette manière une vieille noble qui avait la tête remplie de chimères et de magie, s’il n’avait été doublé par plus fin que lui (voir ses Mémoires, ou celles de Lorenzo Da Ponte qui l'a connu). Sa vaste érudition servait de fond à son impudence et sa malhonnêteté, qu’il justifiait par cette détestable maxime : « C’est rendre justice à l’intelligence que de faire des dupes. »

Le second texte est assez intéressant, puisqu’il critique les mœurs en général, en particulier le mariage, la fidélité, le poids de la voix de la foule qui se laisse entrainer par ses sentiments plutôt que de raisonner. Une femme accepte une demande en mariage sous réserve que son mari ne la trompe jamais, sous peine qu’elle le quitte sans espoir de pardon. Il accepte, la trompe, elle le découvre, tient parole et le quitte, s’entête, et le chagrin qui les consume tous fait périr tout le monde. Se consumer dans le chagrin est une folie, mais c’est surtout le manque de discernement de l’entourage qui est fustigé, car fasciné, il s’en laisse imposer par les postures et les éclats, au lieu d’en appeler à la raison.

Enfin, on pourrait résumer la thèse du dernier texte par cette formule : Quoi ! Les femmes ne sont déjà pas gâtées par la nature, et il faut encore qu’on les accable, au lieu de les soulager et de les consoler de la malédiction de n’être pas homme ! Pour lui, cette fameuse nature marâtre les a doté de l’organe spécifique à leur sexe, et par le truchement duquel elle leur inspire une hystérie sauvage, les porte au délire, à la crédulité, à la superstition, aux transports les plus extravagants et les plus spectaculaires, et à tout une série de comportements effrayants qu’on ne peut apaiser que par d’infinis ménagements et des douceurs appropriées, ainsi qu’on le fait de personnes malades et souffrantes. On dirait que pour lui, chaque femme est une sorcière en puissance, et qu’en elle repose un démon endormi qui lui inspire une sorte angoisse presque mystique.

Alors dans cette crainte, il y a au moins le germe d’une certaine forme de respect. Ainsi, s’il ne s’agit pas tant de les instruire, de développer leur facultés, de leur confier des responsabilités, de faire confiance à leur capacités, enfin de les traiter en égales, il plaide au moins pour que l’on cesse de les vexer sans fin, qu’on les ménage, qu’on les apaise… et que l’on les laisse prendre part plus équitablement aux plaisirs de l’oreiller que la brutalité des hommes leur dérobe le plus souvent. Il reconnait également que leur fréquentation polit les mœurs, rend aimable et clair (il faut avoir la magnanimité de condescendre à leur faible niveau, afin qu’elles puissent au moins sentir l’arôme du sublime génie masculin) et améliore le finalement le style littéraire des écrivains, par cette riante alacrité que cet agréable commerce leur inspire.

Cette acceptation essentielle de l’infériorité féminine n’a pas laissé de me déranger, mais je ne voudrais pas pour autant trop accabler Diderot : déjà, on trouverait une foule d’auteurs ayant des positions franchement révoltantes, et il se fait au moins franchement l’avocat plaidant pour que le joug qui pèse sur elles soit reconnu et allégé ; mais c’est surtout sa franchise toute personnelle sur le sujet que j’ai appréciée, et qui m’a tout simplement ouvert un peu plus les yeux sur la mentalité de l’époque. Madame de Genlis qui détestait et méprisait franchement Diderot, elle-même ressasse ces mêmes idées dans ses ouvrages. On est loin des écrits d’Olympe de Gouges, et de sa déclaration universelle des droits de la femme.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6...
Profile Image for clemereads.
49 reviews2 followers
March 30, 2023
si j’avais pu mettre 0/5
un livre qui s’appelle “Sur les femmes”, 100 pages à détester les femmes
Profile Image for Lina H..
Author 4 books41 followers
August 22, 2025
He is so exhausting…but also makes some good points sometimes.
Profile Image for Diego Kroeff.
25 reviews2 followers
June 24, 2019
Very interesting book. Diderot was a man ahead of his time. Nonetheless, the language is still of his époque, thus the French is a bit harder to understand. A great, quick read.
Profile Image for lisa's bookshelf :).
33 reviews
August 3, 2022
Une éloge aux femmes que j'ai réellement apprécié lire. Bien que ce ne soit pas un "page turner" ce livre a quelque chose de singulier qui m'a poussé à le lire jusqu'à la fin. Je ne le relirai pas mais c'est à lire au moins une fois dans sa vie!
Profile Image for Anooo 🌈.
45 reviews
February 20, 2025
Diderot, philosophe des lumières parle au cours de ces 100 pages des femmes. Je n’ai pas beaucoup aimé ce livre, écrit en vieux français donc pas évident à lire de manière fluide mais c’est tout de même intéressant de diversifier sa lecture.
Displaying 1 - 8 of 8 reviews

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