"Je ne pensais qu’à l’épargner. Rien ne devait empêcher ma rayonnante maman de resplendir. Rien ne devait ombrer le temps qu’il lui restait à vivre. Je ne saurai jamais si j’ai eu raison ou tort."
En l’espace de six mois disparaissent successivement la mère et le frère de l’auteur. Tandis qu’ils affrontent la maladie surgit un secret qui réécrit l’histoire de la famille.
Dans Mes fragiles, Jérôme Garcin revient sur la vie de sa mère et de son jeune frère qui sont décédés depuis peu. L’écrivain, journaliste du Masque et La plume, dresse des maisons de papier à ses chers disparus.
Il y eut Olivier, une ode pour ce frère jumeau décédé à l’âge de six ans dans un accident de voiture. Puis, La chute de cheval revient sur le décès de son père. Maintenant, pour redonner vie aux deux personnes qui lui restaient de cette cellule familiale de son enfance, Jérôme Garcin raconte la femme particulière que fût sa mère, restauratrice devenue peintre à son tour. Il explique aussi les difficiles derniers mois de sa vie. À six mois d’intervalle de cet événement traumatique, Laurent, son frère particulier, décède aussi.
Alors Jérôme Garcin fait l’éloge funèbre de ce frère qui ne pouvait transmettre que par la lumière de ses peintures. Enfermé dans sa solitude et ses rituels, Laurent portait avec son abstraction picturale sa compréhension du monde. Et, elle semblait ensoleillée et éblouissante.
À travers Laurent, l’écrivain qui a écrit sur sa famille de médecins livre que sa famille est porteuse du syndrome de l’X fragile et que cette révélation date de peu. Elle explique la particularité de ce frère et l’inquiétude qui entoure sa petite fille.
Mes fragiles racontent la vulnérabilité, les liens intimes tissés entre les êtres qu’on aime et qu’on chérit et leur fragilité. Ce récit relate aussi l’absence, le manque et la façon dont on les fait vivre dans notre quotidien.
Profondément émouvant. Petit recueil très bien écrit sur la douleur de perdre les êtres qui nous sont les plus chers. Il y a tellement d’amour dans ces pages, pour sa Maman, pour son frère, son père et sa famille élargie. ‘Mes fragiles’ sont décrits avec autant de fragilité que de force. La force de caractère de sa Maman contre la fragilité de sa vieillesse. La force de créativité de son frère face à la maladie et la différence. Encore une magnifique découverte d’un auteur touchant et talentueux.
La mort rapprochée de sa maman puis de son frère « fragile » permettent à Jérôme Garcin de revenir sur des éléments de sa vie, qu’ils soient douloureux ou sereins. Se lit facilement, l’écriture est correcte, sans plus, mais l’émotion est bien traduite.
J'ai apprécié ma lecture de ce court récit autobiographique ou Jérôme Garcin nous narre les deuils de sa mère et de son frère qu'il a vécu à moins d'un an d'écart. Un récit poignant et touchant ou se melent la force des protagonistes et l'émotion du deuil. Les mots sont justes, on ne tombe pas dans le larmoyant ni dans le démonstratif.
Encore un très court récit autobiographique par lequel Jerome Garcin raconte la fin de sa mère et de son jeune frère handicapé. C'est triste. Jérome Garcin, je trouve, se met un peu en avant...