La péninsule du Yucatán, entre le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes. Des sites d’une beauté renversante mais qui, depuis des siècles, se résignent à la violence. Le Yucatán est le fief du clan Hernandez, arrivé avec les premiers conquistadors et qui compte sur le pharaonique projet du Train Maya pour resserrer encore l’emprise qu’exerce son conglomérat, la toute-puissante Comex. C’est là aussi, entre Cancún et Tulum, qu’émerge un nouveau cartel, le 1011, capable du pire pour asseoir son hégémonie sur les trafics internationaux. Comme celui des capitaines d’industrie, l’appétit des criminels est sans limite. Tout s’achète et tout se vend : drogues, armes, matières premières, animaux, territoires, corps, âmes. Rares sont les téméraires qui osent leur résister. En Europe aussi, les victimes s’accumulent. Les forces de police sont sur les dents, confrontées à une sauvagerie inédite. Car nul ne bâtit de nouvel empire sans anéantir les précédents.
Premier volet d’une partie d’échecs dévastatrice qui débute au Mexique pour se déployer dans le monde entier, Cartel 1011 : Les Bâtisseurs confirme le talent hors normes de Mattias Köping, devenu en deux livres cultes, Les Démoniaques et Le Manufacturier, une figure reconnue du roman noir français.
Mattias Köping, un auteur à ne pas mettre entre toutes les mains. Après Le manufacturier et Les démoniaques, il revient en force avec un roman sombre, noir, violent, un roman qui malheureusement possède une grande part de vérité.
Au Mexique, mais aussi en France, en Angleterre, à Amsterdam et à d'autres endroits encore, émerge un nouveau cartel, le 1011, qui a une manière bien à lui et bien sanglante d'entrer dans le monde des affaires. Tous les moyens sont bons pour arriver à leurs fins : tortures, viols, meurtres de masse et j'en passe. En parallèle, la COMEX, grande société de construction notamment, dirigée par la famille Hernandez, met doucement en place le grand projet de la dynastie : le train Maya. Un projet qui va engendrer (engendre déjà) des désastres humains et écologiques considérables.
Face à ces deux grandes puissances, quelques personnages se battent encore pour faire entendre leur voix et pour que le monde entier ouvre enfin les yeux : humanitaires militant pour des causes écologiques, religieux trouvant en Dieu un coup de pouce pour s'indigner, forces de police dépassées par des meurtres et des complots tous plus atroces les uns que les autres...
L'auteur ne nous épargne rien. Cartel 1011 est un condensé de violence, de drogue, de meurtre, de viol, de corruption et de tout ce que l'humanité compte comme vices. C'est écrit de manière brutale, sans fard et on sent que l'auteur a fait de considérables recherches, donnant ainsi à son histoire une dimension concrète plutôt angoissante.
Malgré tout, une note d'espoir se dégage de tout cela, en la figure de ceux qui se battent contre ces géants destructeurs, ceux qui gardent de l'espoir, ceux qui croient encore qu'un jour, l'hydre perdra ses têtes. Les bâtisseurs, début d'une saga frappante, angoissante, mais quelque part aussi, un peu fascinante.
Voici certainement le roman que j'attendais énormément en fin d'année dernière. Après avoir pris un aller-retour choc avec Le Manufacturieur et Les démoniaques, je guettais impatiemment l'arrivée du nouveau roman de Mattias Köping.
Le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu puisqu'à mon avis on détient là un des meilleurs romans noirs de 2024.
Certes le roman met quelques temps à se lancer, mais il faut bien reconnaître que l'auteur prend le temps de poser tous les personnages, toutes les parties-prenantes dans cette organisation et de marché de la drogue. Si le nom du roman tend à faire penser que l'action se déroule en centre Amérique, Mattias Köping n'oublie pas la partie finale, les pays consommateurs. Il entreprends également d'aborder les nouveaux moyens de transit des drogues ou d'évoquer les nouvelles "méthodes" de production toujours de plus en plus près du client final. je n'en dirais pas plus car cela viendrait à dévoiler des éléments importants du roman qui montrent que l'auteur s'est fortement documenté sur le sujet, veut le faire savoir mais sans en faire une encyclopédie de la schnouffe.
Les personnages sont bien évidemment pléthoriques mais ils restent cependant clairement identifiables pour sauter de l'un à l'autre au grès des chapitres.
Comme dans ces précédents romans, le style est direct, sans emphase, d'une redoutable efficacité sans pour autant en oublier un phrasé parfait (et j'avoue avoir découvert quelques mots).
Bref un roman qui fait froid dans le dos tant on devine qu'il est encore en-dessous de la réalité.
Du Mexique à l'Europe il n'y a qu'un pas... Le cartel 1011 est prêt à tout pour asseoir son pouvoir.
Ce 1er tome est indéniablement explosif !Vous allez plonger au cœur de la violence des cartels et elle n'a aucune frontière.
C'est le 2eme livre que je lis de l'auteur, le 1er m'avait semblé très détaillé, voir trop. Mais je crois comprendre que c'est la plume de l'auteur. Elle n'est pas TROP détaillée, elle est parfaitement renseignée et surtout, minutieuse.
Dans ce 1er tome, j'ai découvert la naissance et l'expansion du Cartel 1011. Dans la violence ça va de soi, et de la violence dans ce livre, j'en ai mangé à toutes les sauces. Mais j'ai aussi découvert plusieurs secteurs qui gravitent autour ainsi que les rares "lanceurs d'alertes", journalistes ou reporters.
Ce livre est une mine d'informations, c'est dur, c'est trash mais c'est diablement intéressant. J'ai pas lâché le bout, j'ai trouvé ça excellent et accrocheur malgré l'horreur.
Niveau structure, les chapitres sont raisonnablement longs, une 15aine de pages en moyenne. Mais je ne les ai pas vu passer, aucun chapitre n'est calme, n'escomptez aucun temps mort, c'est explosif dans chaque chapitre!
C'est de la tension, de l'information, de l'horreur,... Et merci au chapitre 9 de la dernière partie qui a créé une bulle de soulagement dans ces + de 600 pages d'horreur !
Ce livre est grandiose dans son information, dans sa dureté, dans son histoire, dans la plume et le travail de l'auteur.