Rome, début du IIIe siècle. Les intrigues et les complots de sa famille portent le jeune Héliogabale à la tête de l’Empire romain, inaugurant un règne de rage et de fureur. Soutenu par sa femme, la Grande Vestale Aquilia, et l’ancien esclave Hiéroclès, avec lesquels il forme un trio amoureux, l’Empereur devient Impératrice et met Rome au défi en multipliant les scandales. Jusqu’à sa mort brutale, Héliogabale tentera d’instaurer une liberté absolue au cœur de cet Empire sclérosé par la peur : une liberté sexuelle, une liberté de culte, une liberté d’être.
Héliogabale, sous la plume de Guillaume Lebrun, incarne une figure de la transidentité, un être dynamitant tous les codes de la société et dont le désir violent de transgression nous interroge encore aujourd’hui : sur le genre, la question du féminin et du masculin, ainsi que l’exercice du pouvoir dans un Bas-Empire qui ressemble par bien des aspects à notre monde contemporain.
Moins impactant que son premier roman, j'ai quand même pris beaucoup de plaisir à lire ce texte sur Héliogabale, première et seule impératrice trans de Rome. La langue est toujours aussi intéressante et travaillée.
Imaginez que le nouvel empereur qui débarque d’Orient est avant tout un prêtre d’un dieu païen du Soleil Baal, qu’il a 15ans, ne s’intéresse pas aux intrigues de la gouvernance de l’empire, soit efféminé au possible et multiplie les décisions fantasques. Il n’en faut pas plus pour courroucer les élites patriciennes qui dirigent l’empire via le Sénat ainsi que l’armée.
Une fois au pouvoir il voudra révolutionner la religion, prendra pour épouse une Vestale (gardienne de la déesse primordiale du Feu sacré et vouée à la chasteté) mais fera ménage à trois avec un esclave affranchi et sera porté sur un règne de violence et du cruauté accompagné d’orgies toujours plus débauchées.
Sur le papier ça a de quoi remuer tout ce petit monde mais en réalité ne serait-ce pas là le premier empereur à explorer sa liberté au grand jour ? En assumant ses relations bisexuelles de manière officielle, aux pratiques parfois violentes mais consenties et à goûter à sa liberté totale en se faisant appeler « impératrice » en exposant publiquement sa transidentité.
L’Histoire ne retiendra pas grand chose de son règne mais elle retiendra d’elle ce qu’elle a été - la première impératrice transgenre !
Je ne sais pas. Le pitch est bon mais je ne pense pas que c'était à Guillaume LeBrun de réécrire Héliogabale en héroïne trans, qu'une autrice trans aurait fait ça mieux, avec plus de nuances. Parce que quelques soient les intentions de l'auteur, on se retrouve avec une meuf trans écrite par un mec comme une monstruosité libidineuse.
Je n'ai pas aussi bien compris la décision de faire dire à Héliogabale qu'elle ne desire pas les femmes pour ensuite la faire avoir des plans à trois avec une vestale.
Les nuances m'ont manquée, le parallèle avec le présent est tellement omnipresent qu'il devient lourd.
Malgré tout cela il y a une grâce de l'écriture, de l'honnêteté, qui est indéniable.
Je suis extrêmement surprise par ce roman que j’ai lu d’une seule traite lors d’un voyage en avion de l’Angleterre vers la France.
Je ne savais absolument pas de quoi celui-ci parlait et pourtant l’écrivain vous attrape immédiatement et vous plonge dans l’univers de l’impératrice Héliogabale (première impératrice transgenre malgré les débats qui entourent son règne) et de ses amant.e.s
Bien que j’ai apprécié ma lecture, le niveau de la langue, qui me paraît bien familier et contemporain, m’a, à certains instants, quelque peu déboussolée.
À mes yeux, le roman est une bonne fiction historique mais je ne suis pas certaine de savoir à quel degré l’auteur s’est véritablement inspiré de faits réels puisque les sources semblent être bien faibles concernant la figure d’Héliogabale.
Quoiqu’il en soit, j’ai énormément apprécié ma lecture et je ne peux que le recommander à ceux qui souhaiteraient se plonger dans l’univers de l’empire romain après avoir vu Gladiator.
Quel plaisir de re-découvrir l'histoire de Heliogabale sous la plume de Guillaume Lebrun! L'histoire de cette Queen, une icône trans voluptueuse et décadente !
… chaotique ? des scènes très explicites sexuellement parlant et qui selon moi ne sont pas vraiment nécessaires … mais il y a une certaine poésie dans cette fiction historique que l’on peut apprécier.
Un peu cousin dans sa manière de péplumiser de Mika Biermann et son Roi., Guillaume Lebrun prend plaisir à boucher une à une les lacunes de l’histoire travestie d’Héliogabale, intrinsèquement trans et complètement déformé par ses exégètes. Tout va un peu vite et tout se décentre un peu trop de notre (anti-)héro(ïne), l’auteur prenant plaisir à créer presque ex nihilo la figure d’Aquilia, que l’Histoire n’a pas solidement mémorisée. Mais ça percute.
Après la lecture de P. Roth, il est vraiment difficile de s'intéresser à un auteur qui a beaucoup de prétention, mais n'en a vraiment pas les moyens. Heureusement c'est court.
Un roman sulfureux et impactant, qui retrace l'histoire d'Heliogabale, Impératrice transgenre du 3ème siècle. L'Empire Romain y est dépeint dans toute sa décadence, tout dans ce texte est lié à la transgression. J'ai été subjuguée par la plume, par ce personnage mystérieux et dévoué tout entier à son désir et ses amant•es.
L'impératrice trans Heliogabale, son épouse la grande prêtresse Aquilia, leur amant, l'ancien esclave Hiéroclès. Un trouple aussi touchant que scandaleux, qui attisera la haine d'une Rome conservatrice jusqu'à la mort.
Je ne m'attendais pas à autant de violence : la langue est crue, elle raconte la mort, le sexe, et l'amour avec le même registre familier et sensuel.
Un texte qui place en son cœur l’histoire extravagante et ravageuse d’Héliogabale, impératrice trans du 3è siècle, et les deux amant.e.s qui l’ont accompagné toute sa vie.
Le style, assez particulier au départ, est juste exquis. J’ai eu peur d’avoir du mal à m’adapter à l’écriture si grandiloquente de Guillaume Lebrun et puis, finalement, c’est justement sa grandeur, sa minutie et sa profondeur qui apporte toute son unicité au roman.
C’est divinement queer et c’est un incroyable hommage à ce personnage historique qui mérite tellement plus de reconnaissance.
J’ai adoré. Ça sort en 2025 et vous devez obligatoirement le lire dès que le livre est disponible en librairie ! ♥️
J'ai adoré son premier roman pour son originalité, pour la langue et surtout parce qu'il m'a fait rire. Malheureusement je trouve Ravagés de splendeur moins réussi. La langue est toujours aussi belle et originale mais je n'ai pas pu vraiment m'attacher aux personnages ni à l'intrigue - l'action était à mon goût trop rapide et les voix des personnages moins justes
une histoire oubliée, celle d’Héliogabale, première et dernière Impératrice trans de l’Antiquité qui exista, une femme libre et puissante qu’on craignait et qu’on voulait faire taire. une histoire marquante, racontée dans une écriture crue et en même temps passionnelle, poétique.
Un texte surprenant, presque déstabilisant, tissé par une écriture charnelle qui fait parfois tourner la tête. Peut-être trop : malgré le véritable mythe que j'y ai découvert, je ne suis pas certaine de garder un souvenir net de cette lecture.
C'est très cru, informe et violent. Le sentiment de se retrouver au milieu d'un tas de chair à vif, en perpétuel bouillonnement. On frémis en s'enfonçant, avec curiosité malsaine, dans la cruauté écorchée des passions humaines, trop humaines. Récit d'une vie, inspiré d'une histoire vraie, qui nous transporte des millénaires dans le passé, parmi les vapeurs d'encens, le besoin de transcendance, la pulsion de mort.