En 1875, Victor Hugo signe Ce que c'est que l'exil. "Esquisse sommaire", écrit-il, qui déplie avec une densité extraordinaire la notion d'exil dans ses dimensions politiques autant que philosophiques. Car si le texte dévoile une plume résolument engagée, dénonçant la brutalité inouïe du bannissement, "nudité du droit", il est aussi un chant existentiel solidaire et fécond. Le chant d'un exilé capital qui tire de l'expérience subie une sagesse, renversant la violence pour lui opposer la lumière : "Quoi que fassent les tout-puissants momentanés, l'éternel fond leur résiste. Ils n'ont que la surface de la certitude, le dessous appartient aux penseurs. Vous exilez un homme. Soit. Et après ? Vous pouvez arracher un arbre de ses racines, vous n'arracherez pas le jour du ciel. Demain, l'aurore."
"Qu'est-ce qu'un exilé sinon un citoyen destitué et remobilisé, privé de ses droits fondamentaux et nanti de nouveaux devoirs, isolé de la vie de la cité et viscéralement attaché aux principes inaliénables de la souveraineté politique, coupé des hommes entrelié par mille réseaux invisibles à l'humanité ?" Henri Scepi
After Napoleon III seized power in 1851, French writer Victor Marie Hugo went into exile and in 1870 returned to France; his novels include The Hunchback of Notre Dame (1831) and Les Misérables (1862).
This poet, playwright, novelist, dramatist, essayist, visual artist, statesman, and perhaps the most influential, important exponent of the Romantic movement in France, campaigned for human rights. People in France regard him as one of greatest poets of that country and know him better abroad.
Lu à Paris, avoir avoir vu la tombe de l’auteur. Un livre sur l’exil, qui date d’une autre époque, mais qui demeure malgré tout étrangement d’actualité. Le propos porte à la réflexion et la plume de Victor Hugo est un pur délice!
la loi n’est qu’un outil de force exercé par l’état, c’est un produit du pouvoir qui est conçu en service de la politique. comme exil, Hugo se trouve proscrit de cette schéma de la loi, mais l’expérience lui donne la révélation de ce qu’il appelle la « nudité de droit, » où je crois qu’il affirme la nature inaliénable des droits humains, même face à une institution corrompue.
la souveraineté de l’individu est plus à plus mise en péril par les systèmes qui tentent de nous exploiter parmi chaque aspect de nos vies, et leurs capacités augmentent toujours; il faut rester vigilant en continuant la lutte de protéger nos propres droits comme êtres humains.