Pendant plusieurs années, à la fin de sa vie, Giono a pensé et a travaillé à un grand roman, Dragoon, dont il n'a finalement écrit que le début, dans deux versions différentes, avec entre les deux une rédaction intermédiaire partielle : en tout quelque cent cinquante pages, qu'on lira ici accompagnées étape par étape d'une étude de cette genèse fondée sur les carnets de travail de l'écrivain et les récits qu'il avait faits oralement de l'histoire. En juillet 1967, Giono interrompt brusquement la rédaction de la seconde version pour commencer un nouveau récit, Olympe ou L'oiseau gris qu'il croit alors mener à bien rapidement, mais qu'il abandonnera à son tour, au printemps de 1968, au profit de L'Iris de Suse. Ces romans restés inachevés et les notes et confidences qui les prolongent ne nous donnent pas seulement l'occasion de suivre le travail du romancier dans ses tâtonnements et dans son progrès ; dans les parties rédigées, les lecteurs et les amateurs de Giono retrouveront le charme et la saveur de ses meilleures chroniques.
Jean Giono, the only son of a cobbler and a laundress, was one of France's greatest writers. His prodigious literary output included stories, essays, poetry, plays, film scripts, translations and over thirty novels, many of which have been translated into English.
Giono was a pacifist, and was twice imprisoned in France at the outset and conclusion of World War II.
He remained tied to Provence and Manosque, the little city where he was born in 1895 and, in 1970, died.
Giono was awarded the Prix Bretano, the Prix de Monaco (for the most outstanding collected work by a French writer), the Légion d'Honneur, and he was a member of the Académie Goncourt.