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Pour ne rien regretter

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« Je m’appelle Véra et je voulais vous parler du bruit de la pluie sur la tôle ondulée, qui fait drôlement de peine, comme bon souvenir. »
À Providence, petite ville perdue dans le grand nulle part, une voix s’élève doucement au milieu du silence. Une voix différente. La voix de Véra.
Peu à peu, cette jeune fille écorchée va devenir un symbole de résistance face aux injustices du monde moderne.
À la force du cœur et par amour de sa terre, elle va entraîner les siens dans l’ultime combat de David contre Goliath.
Parce que, même sur les ruines d’une terre dévastée, il est des fleurs fragiles que rien ne peut empêcher d’éclore.

329 pages, Paperback

First published October 24, 2024

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82 people want to read

About the author

Henri Lœvenbruck

50 books136 followers
Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le XIIᵉ arrondissement. Ses parents, tous deux professeurs d’anglais et ayant vécu au Pays de Galles, lui transmettent dès son plus jeune âge leur amour pour la culture anglo-saxonne.

Pendant toute son adolescence, il participe à de nombreux groupes de rock et joue sur de nombreuses scènes de la région parisienne.

Après des études littéraires (khâgne au lycée Chaptal, puis littérature américaine et anglaise à la Sorbonne), assez peu enthousiasmé par la chose militaire, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois aux Éditions Francophones d’Amnesty International.

Une fois son objection terminée, il part vivre avec une belle Anglaise près de Canterbury. Là-bas, il enseigne le français dans un collège.

De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures de l’imaginaire avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce journal pendant deux ans, il publie à 25 ans un premier polar futuriste aux éditions Baleine, sous le nom de Philippe Machine… Cette fois, son choix est fait : il décide de se consacrer pleinement à l'écriture.

Après avoir publié deux trilogies de Fantasy aux éditions Bragelonne — lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 12 pays) — Henri Lœvenbruck se lance dans le thriller.

Il publie en 2003 Le Testament des siècles aux éditions Flammarion. Ce polar ésotérique, publié en France avant la vague du Da Vinci Code, rencontre à son tour un vif succès, y compris à l'étranger (droits vendus dans 9 pays et adapté en bande-dessinée aux éditions Soleil). En 2007, après un vol plané fulgurant sur une Ducati 944, il publie un second thriller intitulé Le Syndrome Copernic. À nouveau, le succès est au rendez-vous et les droits sont achetés dans 9 pays.

En 2008, l’auteur, qualifié de « nouveau maître du thriller français » par le Nouvel Observateur, publie son troisième roman aux éditions Flammarion, Le Rasoir d’Ockham, réaffirmant son goût pour le thriller ésotérique.

Aujourd’hui, Henri Lœvenbruck partage son temps entre ses romans, les textes de chansons pour des groupes et des chanteurs français et l’écriture de scénarios pour la télévision. Quand son emploi du temps le lui permet, il assouvie ses deux passions : les sports mécaniques et la collection de montres cassées…

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Profile Image for KuroNeko (Maud).
437 reviews3 followers
Read
November 11, 2024
Abandon à 50%…
Je n’aime pas du tout la tournure que prend le roman donc je préfère arrêter.
Une déception à la hauteur de mes attentes, moi qui ait tant aimé Nous rêvions juste de liberté (et d’autres titres de l’auteur)… 🥲
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews224 followers
October 24, 2024
« Pour ne rien regretter » reprend le flambeau de « Nous rêvions juste de liberté ». On y entend méditer Henri Loevenbruck, comme s’il livrait le testament d’un homme sur le point de tirer sa révérence, décidé à dire tout haut ce qu’il rumine depuis un bon moment déjà, tout bas. Sauf que, derrière le rocker qui chantonne, « The River », l’esprit rêveur, mais affûté, au guidon de sa bécane, il y a l’ombre de Bohem et cette idée que « La liberté c’est un boulot à plein temps. ». Dans « Pour ne rien regretter » une nouvelle voix émerge, une drôle de gamine à qui un certain monsieur asperger a donné quelques trucs en plus dont l’aptitude de formuler de la poésie brute grâce à une syntaxe singulière.

« Je m’appelle Véra parce que mes parents m’ont donné le nom d’une petite fille qui était morte, et c’est pas toujours évident de porter le nom d’une petite fille qui était morte, et c’est pas toujours évident le nom d’une morte, au niveau du devoir. Mais c’est un joli prénom, tout de même, et avec seulement quatre lettres, en plus. Véra c’est “voir” au futur, ce qui est déjà pas mal, comme ambition. À l’envers, ça fait “a rev”, et c’est encore mieux pour l’espérance. »

Enfant de Melaine et Mani, fille spirituelle de Bohem, nièce de Freddy, Véra vit à Providence avec sa mère, depuis que « (…) papa a décidé d’arrêter de vivre, parce que c’était devenu très fatigant pour lui de pas se jeter par la fenêtre. » Véra est une petite fille qui semble avoir posé son regard sur le monde depuis une autre étoile. Grâce à monsieur Asperger, et « Pour ne rien regretter », elle flotte dans un univers où les règles sociales et émotionnelles dansent à contretemps, créant une harmonie qui n’appartient qu’à elle. Chaque phrase qu’elle prononce semble passer par un filtre magique, parfois bancal, mais débordant pourtant de poésie. Véra a cette étrange capacité de toucher l’âme sans qu’on s’y attende, avec son vocabulaire décalé et ses mots malhabiles, mais justes, qui semblent s’échapper d’un rêve enfantin. Elle a un grand sens de « la Maison Commune », notre planète, et quand elle parle du monde, c’est avec la douceur d’une caresse sur l’épaule, et l’humour innocent qui fait chavirer les cœurs. On l’aime follement pour ses maladresses et ses vérités désarmantes, pour son regard tendre sur des choses que nous, avec nos yeux trop ordinaires, avons fini par oublier de voir.

« Je ne sais pas… peut-être, parce que j’ai fini par comprendre qu’on a été vraiment très cons de pas faire plus attention à la nature, nous, quand on était minots, et qu’on l’a trop abîmée. On s’en foutait un peu, c’était pas nos affaires. Mais vous, vous avez pas le choix. Va falloir que vous la répariez, à cause de nous. Et comme il me semble bien que tu l’aimes, toi, la nature, je me dis que peut-être ça pourrait te donner des idées sur quoi faire quand tu seras grande. »

Freddy est l’incarnation d’un monde en déclin, une époque où l’on croyait que la liberté se mesurait en kilomètres parcourus et en rêves d’acier vrombissant. Dans son insouciance, il a brûlé du pétrole comme on souffle des bougies d’anniversaire, ivre de vivre sans se soucier du lendemain. « Pour ne rien regretter », Il faisait partie de cette génération qui, le vent dans les cheveux et les mains serrées sur le guidon de sa bécane, n’écoutait pas les murmures de la terre qui s’épuisait. Le rapport Meadows, paru en 1972, sonnait déjà l’alarme, mais Freddy et les siens, dans leur soif de vivre, avaient fermé les yeux. Ils avaient surconsommé sans mesure, croyant que la fête serait éternelle. Pourtant, derrière chaque trajectoire enflammée de ces jours insouciants, il y avait un crépuscule qui se dessinait, une nature qui souffrait en silence. Aujourd’hui, Freddy est une ombre du passé, un témoin d’une liberté mal comprise, où l’on a confondu vivre intensément et épuiser ce qui nous fait vivre. En Freddy, il y a un petit morceau de chacun d’entre nous.

Freddy et Véra, deux âmes séparées par le temps, se retrouvent au seuil d’une nouvelle ère, là où l’horizon s’embrase de promesses. Lui, avec son regard fatigué par des années de course folle, voit en elle l’étincelle d’un monde qu’il n’a pas su protéger, et pourtant, un monde qu’il peut encore chérir. Il sait maintenant que la liberté ne réside plus dans la vitesse, mais dans l’amour pour la terre. Véra, avec son langage poétique et son regard différent, lui montre des chemins qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Elle parle de la Maison Commune avec une douceur qui touche Freddy au plus profond de lui. Ensemble, ils tissent des ponts entre hier et demain, entre l’insouciance passée et la sagesse retrouvée. Freddy, avec sa force d’autrefois, soutient Véra dans ses combats, lui tend la main pour planter des graines d’espoir là où il a laissé des traces de cendres. Dans cette alliance improbable, une harmonie renaît, celle où le monde d’hier fait enfin la paix avec celui de demain, et où ensemble, ils veillent sur la Maison Commune, comme deux gardiens du même rêve, « Pour ne rien regretter »…

À Providence, la ville au nom prophétique déjà présente dans « Nous rêvions juste de liberté », le vent du changement souffle avec une douceur nouvelle, loin des fumées du passé. Ici, la décision de sortir de l’ère industrielle et numérique n’est pas un renoncement, mais une renaissance semblable au chant des arbres et au murmure des rivières. Les rues se remplissent de lumière et d’espoir, car cette ville n’est pas le théâtre de la fin, mais celui d’un début. Providence devient l’écrin d’un avenir où les libertés s’étendent comme des ailes déployées, où l’humain retrouve sa place au cœur d’un monde apaisé. Ce n’est plus la course effrénée pour tout consommer, mais un temps pour respirer, pour vivre mieux, pour aimer plus. L’énergie qui jaillit ici n’est plus celle qui épuise la terre, mais celle qui éclaire les esprits. L’avenir s’écrit avec des mains solidaires et des cœurs unis, et la liberté, au lieu de se restreindre, s’agrandit sous le ciel radieux de Providence.

Et c’est précisément lors de ce combat où David va affronter Goliath que le récit « Pour ne rien regretter » imaginé par Henri Loevenbruck se métamorphose en une dystopie positive où le coeur du monde renaît. David, ou le Brasier « Le brasier est un groupe activiste résistant qui revendique une philosophie de la rébellion par la non-violence et la désobéissance civile. Sa flamme ne s’éteindra pas tant que la maison commune et ses occupants continueront d’être piétinés par Goliath et ses pairs. », contre Goliath immense colosse qui incarne toutes les entreprises géantes présentes dans notre quotidien, pillant sans relâche la Maison Commune. Le Brasier devient l’étincelle de cette rébellion nouvelle, où la non-violence et la désobéissance civile deviennent des armes plus puissantes que la force brute. Ensemble, ces rebelles refusent de céder à la fatalité et portent une flamme inextinguible, celle d’un futur où la solidarité, la justice et le respect de la terre prévaudront sur l’oppression systémique. Dans ce tournant inattendu du roman, la dystopie devient le terreau fertile d’une renaissance, où la rébellion pacifique ouvre un chemin vers un avenir où les libertés s’élargissent, où l’humanité et la nature cohabitent enfin en paix.

Véra est comme une étoile filante qui traverse la littérature avec une grâce à part, laissant derrière elle une traînée de lumière douce. Elle porte en elle le mystère du syndrome d’Asperger, qui lui offre un regard unique, presque enchanté, sur le monde. Elle observe chaque détail comme une fleur fragile que personne d’autre ne remarque, et ses mots, tissés d’étranges beautés, résonnent avec une musicalité singulière. Son langage, parfois maladroit, est d’une poésie brute, ses phrases décalées, aux échos subtils, bouleversent par leur justesse inattendue. Avec ses étranges tournures, elle réinvente les expressions, leur redonne une vie nouvelle, et c’est cela qui la rend si attachante. Véra aime passionnément la Maison Commune, cette terre que nous partageons, et elle la protège comme on protège un trésor enfoui, « Pour ne rien regretter ». Son cœur bat à l’unisson des arbres, des rivières, et de ceux qu’elle aime, même si elle ne sait toujours comment le montrer. C’est dans son langage, poétique, tendre, presque enfantin, que se dévoile toute sa beauté. Elle ne cherche pas à plaire, et pourtant, on l’aime follement, parce qu’elle touche ce qu’il y a de plus simple et de plus pur en nous. Elle restera l’une des héroïnes les plus touchantes de mon panthéon littéraire.

Dans « Pour ne rien regretter », l’avenir ne plonge pas nécessairement dans l’ombre, car il est permis d’espérer. Le roman nous offre un message lumineux, où l’alliance de deux générations — celle de Freddy, l’homme du monde d’hier, et celle de Véra, le souffle du monde de demain — devient la clé d’un futur apaisé. Agrémenté de nombreuses références littéraires et musicales qui donnent au récit un ancrage dans le réel, le lecteur devine en substance les opinions d’Henri Loevenbruck lui-même. A travers les voix de Véra et de Freddy, il entreprend un diagnostic de notre société actuelle et dresse le portrait de ce qu’elle pourrait être. Il y a quelques mois, lorsqu’il a fait ses adieux à Goliath et ses acolytes, il exprimait déjà une vision différente pour un futur plus bienveillant.

Ce récit prouve que l’avenir, même dans les moments les plus incertains, n’a pas besoin d’être teinté de désespoir. Ces deux générations, autrefois distantes et incomprises, trouvent dans leur union la force de réinventer un chemin où la paix et la solidarité prévalent. Ensemble, elles forgent un nouveau pacte avec la terre et la maison commune, réconciliant l’insouciance passée avec la sagesse retrouvée, et montrant que même au cœur des romans, il est toujours permis d’espérer. Magistral et d’une beauté fulgurante !
Profile Image for Christelle Bile.
1 review
October 19, 2025
Un début difficile, mais impossible à lacher par la suite. Une belle histoire d amitié où le souvenir de Bohèm est présent. A lire avec un mouchoir, moi ça m'a beaucoup émue.
Profile Image for Vanessa.
60 reviews
December 21, 2024
3.5
J’ai adoré le style d’écriture ! C’était beau et poétique. Véra est très attachante et drôle. Mais l’histoire restait trop « en surface à mon goût ». Un manque de profondeur qui m’a empêché d’être investi à 100% dans l’histoire. C’était un brin moralisateur et très manichéen aussi. A part ça, chouette moment de lecture.
Profile Image for Laura.
1,299 reviews42 followers
May 20, 2025
[Livre audio] : 3.5 plutôt. Vraiment pas mal, même si ce n'est pas un coup de cœur. J'ai bien aimé l'ambiance apocalyptique, la narratrice a un spectre autistique qui la rend unique car elle a une façon bien à elle d'utiliser les expressions ! L'intrigue est réussie bien qu'assez facile, on se laisse entraîner facilement dans ce roman. J'insiste, c'est avant tout pour l'atmosphère qu'il faut l'apprécier, ainsi que pour le beau message humaniste.
15 reviews
December 1, 2025
Un roman d'initiation tout autant qu'une fable aux accents écologistes (dans le bon sens du terme). Élément qui vaut la peine d'être signalé : l'histoire est écrite du point de vue d'une jeune fille autiste asperger qui n'a pas sa langue dans sa poche et sait prendre son courage à deux mains. C'est un peu simple mais efficace ; et il serait difficile de dire que le côté moralisateur du récit est inutile.
7,045 reviews83 followers
January 26, 2026
Lecture fort décevante. Le message social était pertinente, mais le tout fut livré avec une histoire, un ton et des personnages franchement juvéniles. Je n’ai pas apprécié.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
859 reviews36 followers
November 17, 2024
J'ai découvert ce roman en version audio :

Mon point sur la narration :

❤️ Alerte au coup de cœur !❤️

Lu par : Charlotte Campana

Durée d’écoute : 7 heures et 33 minutes

La voix de Charlotte correspond parfaitement au personnage de Véra. La tonalité un peu rocailleuse de sa voix donne vie au caractère de Véra, apporte de la gravité à son combat et une sensibilité folle dans ses moments de vulnérabilité. Charlotte a su coller à chaque nuance émotionnelle du texte. Les émotions de Véra passent de manière claire et touchante grâce à la narratrice.

Le récit est totalement immersif, le réalisme de l’histoire est amplifié, grâce aux intonations, pauses et variations de la voix de Charlotte. Elle a réussi à me garder captivée du début à la fin (et pourtant, mon esprit à une fâcheuse tendance à papillonner…).

L’interprétation de Charlotte fait vivre Véra et emmène le lecteur dans un voyage à la fois poignant, émouvant et profondément marquant.
Mon avis sur le roman :

❤️ Alerte au coup de cœur !❤️

Un roman qui combine une réflexion sociale profonde et un personnage unique et touchant.

Quelle claque mes amis !

Les 7 heures d’écoute sont passées sans que je m’en aperçoive. Dévoré en deux traites, je me suis sentie totalement désemparée lorsque je suis arrivée à la fin.

Alors, déjà, en premier lieu, je voudrais vous situer Véra et le contexte : son père s’est suicidé lorsqu’elle avait quatre ans, sa mère est neurasthénique. Elle adore le dessin animé « Flo et les Robinsons suisses » (ahhhhhh je retourne en enfance et je joue aux Robinsons avec Véra !). Elle porte le même prénom que la sœur de Bohem, de « Nous rêvions juste de liberté » (vous l’avez lu, j’espère ? Sinon, je vous le conseille chaudement !). Et elle passe tout son temps libre dans le garage de Freddy, l’un des membres de la bande à Bohem.

Quel personnage, notre Véra. Je me suis attachée à elle dès les premières lignes. Autiste Asperger, elle est pleine de nuances. Elle est drôle, amusante. Nous faisons sa connaissance lorsqu’elle n’est qu’une enfant, nous la suivons toute sa vie, ou presque. De quoi tisser des liens forts, n’est-ce pas ? Je vous jure, Véra, c’est la copine qu’on rêve tous d’avoir. Pétillante, touchante, sincère. Son cheminement à travers la société, pas forcément adaptée à elle et sa différence, est un exemple à suivre.

Henri a su capturer la complexité et la richesse de Véra tout en évitant les clichés sur l’autisme. Dépeinte avec ses forces, des vulnérabilités, ses particularités. Son autisme façonne son regard sur le monde, et, une fois adulte, elle utilise ses compétences et sa perception singulière pour mener son combat. La narration à la première personne, adoptant la voix de Véra, est un choix puissant et significatif pour ce roman. Le lecteur est directement plongé dans son esprit, offrant une immersion totale dans sa perception du monde, ses émotions, ses difficultés. Elle nous confie ses combats, ses peurs et ses espoirs. Sans filtre. Le lien émotionnel entre Véra et le lecteur est violent.

« La vie, elle t’a pas beaucoup épargnée, c’est vrai, mais elle t’a quand même offert un beau cadeau, hein ? T’es pas une fille comme les autres mais ta petite différence, tu peux en faire une force, tu sais ? »

Son parcours est puissamment raconté, sa force et sa résilience ont clairement trouvé écho en moi. Ma connexion avec Véra montre l’impact de « Pour ne rien regretter » sur moi, aussi bien du point de vue émotionnel que dans la profondeur des thèmes abordés. Au fil de la lecture, Véra devient une voix qui inspire et questionne, qui porte une vision du monde empreinte de complexité et de lucidité.

J’ai aimé découvrir les petites obsessions de Véra, sa façon de parler (et de penser), avec ses expressions rigolotes et détournées : « comme de miracle », « des yeux profonds et pétillants par lucidité », « notre maire qui est odieux ».

Le décor est planté à Providence. Ville minière exsangue après la fermeture des hauts-fourneaux, elle pense retrouver un peu de superbe lorsque la multinationale Goliath s’implante et crée des milliers d’emplois.

« Goliath était partout. Et pas seulement chez nous, mais sur la planète entière. Il y avait le réseau social Goliath, les courriers électroniques Goliath, les télés et téléphones Goliath, les abonnements Goliath, les ordinateurs Goliath, les magasins Goliath, les livraisons Goliath en moins de vingt-quatre heures, il y avait les voitures Goliath, à essence, à électricité, à hydrogène, les stations-service Goliath, les batteries Goliath, les mitraillettes Goliath, les missiles Goliath, les satellites Goliath… »

Ça ne vous rappelle pas vaguement quelque chose ? Si ? On est bien d’accord. Accrochez-vous, parce qu’en plus d’être inspirant avec un personnage hyper fort, « Pour ne rien regretter » est fracassant en terme de lanceur d’alerte et d’avenir de notre société, tellement marquée par la domination technologique et les préoccupations écologiques.

« Un soir de 12 février, maman est rentrée à la maison follement comblée parce que son patron lui avait très généreusement offert un « Assistant Goliath » qu’elle s’est empressée de disposer fièrement dans sa chambre, qui était aussi notre salon-cuisine-salle à manger.

— Regarde ! elle m’a dit très sérieusement en plus. C’est prodigieux ! On peut lui demander tout ce qu’on veut et il y a la voix très aimable d’une dame à l’intérieur qui nous répond ! C’est fou ce qu’ils sont capables de faire maintenant, non ? On peut même lui dire de nous mettre la radio ou de la musique ! Elle sait tout faire, elle connaît tout par cœur, c’est comme une encyclopédie qui n’arrêterait pas de grandir. »

Le combat de Véra contre Goliath s’avère être un thème oh combien actuel, mais aussi audacieux. Le roman dévie peu à peu en une dystopie intéressante. « Pour ne rien regretter » réussi à mettre en avant les risques que Goliath fait peser sur la liberté, la vie privée, l’environnement, et même, sur les fondements de notre société. La lutte est asymétrique, Véra, par sa ténacité et son intelligence, défie une puissante bien plus grande qu’elle. David contre Goliath, le juste nommé…

La critique est bigrement convaincante, Henri enrichi la dimension politique et sociale du roman, en lui donnant une dimension actuelle. « Pour ne rien regretter » est totalement ancré dans notre réalité contemporaine. Est-il visionnaire ? Henri, Nostradamus des temps modernes ? L’avenir nous le dira…

La musique est omniprésente dans le récit. Les motos aussi, dans une moindre mesure. On retrouve bien la signature d’Henri. Sa plume est fluide, magique, poétique, sensible, percutante. Les descriptions évocatrices, comme le bruit de la pluie, apporte de la musicalité et apaise la tension de l’histoire. Le lecteur peut choisir de faire une pause à cet instant-là, pour prendre le temps de contempler la beauté du monde, de ressentir cette connexion avec l’humanité de Véra.

Quant à la fin….J’ai passé le dernier quart en apnée. Mon cœur a saigné, je ne peux rien vous dévoiler mais les derniers chapitres laissent une empreinte indélébile. Cette lecture m’a fait rire à certains moments, mais elle m’a fait pleurer à d’autres.

Il est difficile de rester indifférent à une histoire aussi intense et complexe, où l’espoir et la lutte s’entremêlent. Un tourbillon d’émotions qui emmène le lecteur loin dans son cheminement, porté par la voix si singulière de Véra. Je ne suis pas prête d’oublier cette lecture. Elle restera comme l’un des grands moments de ma vie de lectrice.

« Toi, le jour où tu trouveras ce que tu veux faire de ta vie, Véra, il y a rien qui pourra t’en empêcher. Moi, j’ai pas eu cette chance. J’ai pas eu d’autre choix que de reprendre le garage, après mon paternel. Mais toi… Toi, prends ton temps, et tu feras des choses incroyables. Parce que t’es une fille incroyable. Laisse personne te dire ce que tu peux faire ou pas. Fais ce que tu dois, pour ne rien regretter. »

#Pournerienregretter #HenriLoevenbruck #Lizzie #XOÉditions #CharlotteCampana
Profile Image for Angélita Manchado.
750 reviews7 followers
November 16, 2024
Pour ne rien regretter d’Henri Loevenbruck, présentation

Le père de Véra s’est suicidé alors qu’elle n’avait que 4 ans. Avec sa mère, elle vit à Providence. Elle a le syndrome d’Asperger et pas d’amis. Avec son Oncle Freddy, qui tient un garage, Véra découvre la musique.


Goliath est le géant qui s’est installé à Providence avec beaucoup de promesses.


Avis Pour ne rien regretter d’Henri Loevenbruck

Comme bon nombre de lecteurs d’Henri Loevenbruck, nous attendions la dernière sortie de Gabriel Joly. Elle a été repoussée, après avoir été annoncée, pour ce roman, Pour ne rien regretter. Et il n’y a rien à regretter.


Henri Loevenbruck nous raconte la vie de Véra, ou elle plutôt, depuis ces plus jeunes années. Elle est surnommée la gogole, car elle est atteinte du syndrome d’Asperger. Elle vit seule avec sa mère, après le suicide de son père, à Providence. Véra n’a pas d’amis, elle est toujours seule et vit dans un monde où elle se raconte des histoires au gré de son évolution. Elle a des souvenirs d’enfance, comme la pluie qui tombe sur le toit en tôle de leur maison. Son seul ami est un italien, qu’elle surnomme Oncle Freddy, et qui tient un garage. Avec lui, elle va découvrir la musique. Mais tout change à Providence, une ville où il ne faisait pas bon vivre. Un géant s’installe et avec lui la promesse d’emplois. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pendant quelque temps. Mais à force de voir tout le temps Goliath, partout, être même mis sur écoute, les gens commencent à se soulever. Il a fallu moins de temps à Véra pour comprendre, mais seule, malgré sa grande intelligence, elle ne peut rien faire pour sauver sa ville, sauver le monde. Sa colère a gonflé au fur et à mesure des années. Les révoltes sont vite réprimées. Avant l’université, elle vivra quelques belles années , au lycée, avec sa meilleure amie Soa. Après la mort de sa mère et ensuite l’arrestation de Freddy, Véra reviendra à Providence, avec l’objectif de se faire accepter par Le Brasier, un groupe clandestin qui mène des actions pacifistes contre Goliath afin de sauver la planète, sa population. Véra y arrivera et retrouvera Soa. Se cacher, effectuer des actions coups de poing, sans se faire prendre, mobiliser clandestinement, utiliser leurs quatre forces pour mener à bien ces actions. Mais cela ne suffit pas car le géant Goliath et les pouvoirs politiques en place sont beaucoup plus forts qu’eux car le Brasier sera jugé comme une organisation terroriste. Et lors de la dernière opération Véra sera arrêtée et condamnée.


Avec Véra, Henri Loevenbruck prend fait et cause pour tous ceux qui sont différents. Il nous offre une petite fille, une adolescente, une jeune adulte et ensuite une femme qui, bien que souffrant du regard des autres, de ce qu’il se passe dans le monde, n’a jamais abdiqué malgré toutes les difficultés expérimentées. Elle a des idées, des valeurs, mais seule, elle ne peut pas faire grand chose. Véra est très souvent seule, mais elle n’aura besoin que de quelques amis, et ils se comptent sur les doigts d’une main, pour évoluer et grandir.


C’est une ode à la liberté, à un monde meilleur. Après des années, des siècles d’évolution, de géants, de gouvernements qui se font des milliards sur le dos des citoyens, qui eux n’ont pas le droit à la parole, qui subissent, une société qui veut toujours plus car ils sont conditionnés, il suffit de réfléchir, de tenter pour que la nature redevienne ce qu’elle était et que les gens soient heureux avec moins de technologies mais des moyens qui leur permettent de vivre, vivre bien et en bonne intelligence.


Henri Loevenbruck s’est attaché à Véra, par sa plume, il laisse écrire ce qu’elle veut et comme elle le sent, en changeant les mots, les dictions, ajoutant des mots, pour un effet encore plus percutant mais assez déroutant au début. Ce sont des phrases de la vie, c’est très poétique. Il écrit comme elle pense, comme elle sent les choses, les situations. Henri Loevenbruck assène les vérités et cela il sait faire car on connait l’auteur qui n’y va pas avec le dos de la cuillère pour être honnête. Par l’écriture de Véra, Henri Loevenbruck démontre un profond respect pour des auteurs, des musiciens en donnant leurs prénom et nom devancé de monsieur, madame.


Je m’attendais à un livre coup de poing, c’en est un. J’avais l’envie que ce soit aussi prenant que Nous rêvions juste de liberté. Cela ne l’a pas été malgré toutes les grandes qualités de Pour ne rien regretter. Certes, ce roman est beau, dur aussi, Véra est très attachante, j’ai bien compris ce sentiment d’urgence pour sauver la planète, mais je n’ai pas été aussi subjuguée que pour Nous rêvions de liberté. On ne peut pas gagner à tous les coups. Peut-être que je n’ai pas compris où Henri Loevenbruck voulait m’emmener.
Profile Image for Anne-Laure Dixneuf.
71 reviews2 followers
November 11, 2024
Nous rêvions juste de liberté peut être considéré comme un de mes livres favoris, peut-être même qu'il est en haut de la liste. Il m'a marquée d'une manière peu commune. Alors quand l'auteur a annoncé qu'il écrirait non pas une suite, mais une histoire qui ferait écho à celle-ci, j'ai d'abord été un peu sceptique, puis je me suis laissé tenter. Et je ne le regrette pas, c'est le moins qu'on puisse dire !

Véra est une jeune fille atteinte du syndrome d'Asperger. Dans la ville de Providence, elle vit avec sa mère, qui s'acharne au travail, et passe beaucoup de temps avec l'Oncle Freddy, un vieux copain de Bohem, dont il lui a beaucoup parlé. Rêveuse, amoureuse de la nature, différente, Véra est exclue à cause de ses différences, mais tout change lorsqu'elle rencontre Soa, sa seule et meilleure amie. Débute alors un combat perdu d'avance contre Goliath, une méga société qui prend possession de Providence en construisant des infrastructures, en offrant des emplois, mais au prix de la vie des employés, en détruisant la nature et le patrimoine de Providence... Et ça, pour Véra, c'est inadmissible.

C'est une histoire prenante, criante de vérité car l'auteur s'inspire directement de notre société, il en dresse un tableau plutôt noir, mais non pas dénué d'espoir pour l'avenir. On sent comme une leçon de morale donnée au lecteur, au travers des aventures de Véra, une leçon qui entraîne une certaine prise de conscience qui nous rend un peu mal à l'aise. Et à notre échelle, on a envie d'en faire plus, c'est certain. Mais la fin nous donne, comme je le disais, ce petit espoir que tout peu s'arranger, ou s'améliorer. Cette fin, d'ailleurs, parlons-en... Une véritable claque, un coup-de-poing qui met KO ! On ne s'y attend pas une seconde. J'en veux d'ailleurs beaucoup à l'auteur pour cette fin !

Je préviens le lecteur néanmoins, le style d'écriture peu déstabiliser de prime abord. Si vous connaissez Le prince de Motordu, ici c'est un peu la même chose. C'est écrit du point de vue de Véra, et sa maladie, son introversion fait qu'elle mélange les mots, les expressions, ce qui peut donner des phrases plutôt amusantes parfois, parfois un peu laborieuses pour comprendre le sens. C'est un exercice pour l'esprit, que personnellement j'ai beaucoup aimé, mais qui peut rebuter certains lecteurs sur le long terme.

Ce n'est pas un coup de cœur à la hauteur de Nous rêvions juste de liberté, mais ça en est tout de même un, c'est une nouvelle ode à la liberté, à la vie, aux sentiments et à l'humain.
42 reviews
December 27, 2024
Comment dire...

Henri Loevenbruck signe avec Pour ne rien regretter un roman à l’ambition louable, mêlant engagement écologique et quête existentielle. Pourtant, malgré ses intentions, le récit manque de souffle et ne parvient pas à pleinement convaincre.


L’histoire suit Véra, une jeune militante idéaliste, et Freddy, un homme d’une autre génération, qui s’unissent pour combattre les injustices d’un monde dominé par des multinationales destructrices. Leur quête, entre rébellion et introspection, explore des thèmes comme la transmission, la justice et le sens de l’engagement.


Malgré un sujet d’actualité et un potentiel narratif intéressant, le roman peine à trouver son équilibre. L’intrigue se déroule de manière assez prévisible, sans réel moment de tension ou d’émotion marquante. Les enjeux, pourtant cruciaux, sont abordés de façon trop directe, avec un ton presque moralisateur, ce qui alourdit le récit et le rend parfois didactique.

Les personnages, en particulier Véra, manquent de profondeur. Elle incarne une figure idéale de militante, mais sans faille ni nuance, ce qui la rend difficile à croire et à s’attacher. Freddy, plus complexe, parvient par moments à capter l’attention, mais ses interactions avec Véra tombent souvent dans des dialogues forcés et artificiels.

Enfin, si l’écriture de Loevenbruck est fluide, elle manque ici de subtilité. Les messages, aussi importants soient-ils, écrasent l’histoire au lieu de s’y intégrer naturellement. Le lecteur finit par se sentir davantage face à une leçon qu’à un roman.


Pour ne rien regretter tente de conjuguer récit humain et engagement sociétal, mais échoue à captiver en raison de personnages stéréotypés et d’un traitement trop appuyé de thématiques étant beaucoup trop nombreuses. Si l’on peut saluer la sincérité de l’intention, le résultat manque d’émotion et de profondeur pour marquer durablement.

Je remercie NETGALLEY et LIZZIE de cet envoie, l'expérience audio était super comme toute les autres !

Classement : Navet 🥴 (eh oui...)
Age minimal de lecture : 15 ans
Profile Image for Laurence Zimmermann.
418 reviews7 followers
December 8, 2024
L’histoire se veut une suite du magnifique roman : « Nous rêvions tous de liberté » et débute avec l’installation d’une multinationale dans la petite ville de Providence où l’on retrouve Vera, la fille de Mani et Freddy, le frère d’âme d’Hugo/Bohem dont la seule évocation m’a noué la gorge.
Freddy a toujours son garage où vient souvent traîner Vera. C’est elle qui nous raconte son histoire. La narration est particulière, il m’a fallu un temps d’adaptation. Vera est Asperger, elle possède un langage bien à elle, mélange de naïveté enfantine et de réalisme adulte. Ça donne une liberté de ton souvent proche de la poésie que j’ai beaucoup aimé.
Chaque personnage est très joliment croqué (une marque de l’auteur) que ce soit la meilleure amie de Véra, Soa, Haruka, la compagne de cette dernière et Aaron… J’ai beaucoup aimé aussi le perso’ de « Karoun » (comble de l’ironie d’ailleurs). Sans oublier le magnifique Freddy, fidèle à lui-même et Vera, particulièrement attachante. Une famille choisie et de cœur qui n’est pas sans rappeler celle construite par Bohem.
Une histoire emplie d’espoir et d’humanité, avec quelques passages magnifiques et touchants, mais qui, hélas, n’a jamais réussi à m’embarquer et que j’ai fini quelque peu déçue.
Faute à l’auteur et son manque cruel de nuance. Tout est cliché et caricaturé à l’excès ( le noir : la multinationale, les flics, les élus etc…. Le blanc : les éco-résistants, tous gentils et pacifistes … Le gris, lui, est aux abonnés absents.)
Les références liées à l’actualité sont tellement surlignées de rouge qu'elles m’ont faites plus d’une fois lever les yeux au ciel. Elles étaient là pour bien montrer combien les méchants étaient vraiment très méchants et les gentils très gentils et surtout de pauvres victimes du système. Beaucoup trop manichéen pour moi.
Sans parler du chapitre de fin qui m’a laissé dubitative…
Je pense que ce livre n’était tout simplement pas fait pour moi.
Dommage…
Profile Image for Litote.
662 reviews11 followers
December 11, 2025

Dans Pour ne rien regretter, Henri Loevenbruck nous ramène à Providence, mais sans vraiment prolonger Nous rêvions juste de liberté. J’avoue que ce cadre familier m’a d’abord donné l’espoir de renouer avec ce souffle-là, mais le roman suit une autre route, portée par une nouvelle voix : celle de Vera.
Véra, jeune autiste confrontée à une entreprise toute-puissante qui écrase Providence et ses habitants, incarne une révolte sincère. Les ravages industriels, l’emprise politique, les vies sacrifiées : le décor est sombre, crédible, et l’intention humaniste indéniable.
Mais ce monde réduit à une lutte entre « gentils » et « méchants », sans espace pour la nuance, a fini par me tenir à distance. Le roman appuie fort, trop fort sur sa dimension écologique et morale, jusqu’à basculer dans une forme de manichéisme qui étouffe l’empathie. L’accumulation de malheurs, presque post-apocalyptique par moments, m’a paru excessive, comme si tout devait être démontré à grands traits.
Loevenbruck adopte la voix de Véra, avec une écriture volontairement naïve, parfois poétique, parfois drôle. Cette tonalité singulière offre de très beaux passages, même si elle peut lasser sur la durée. Quant à Véra elle-même, son handicap est évoqué avec tendresse mais certaines réactions semblent en décalage, ce qui m’a parfois déroutée.
Malgré des thèmes essentiels et une plume toujours fluide, l’intrigue reste classique et le final ouvert, presque utopiste, m’a laissée frustrée. J’aurais aimé retrouver la justesse émotionnelle, la force brute et l’amitié bouleversante du premier roman. Ici, l’ensemble m’a semblé trop appuyé, trop caricatural, trop « fable » sans en avoir la magie.
Je ressors donc partagée : touchée par certaines pages, désarçonnée par d’autres, regrettant surtout de ne pas avoir retrouvé l’étincelle unique de Nous rêvions juste de liberté.

https://latelierdelitote.canalblog.co...
Profile Image for Manon.
1,023 reviews9 followers
December 12, 2024
Imaginez "1984" écrit par Claude Ponti. C'est déroutant. Vera est une jeune femme dont le raisonnement ne fonctionne pas comme les autres puisqu'il est aux prises de "monsieur Asperger". Dans ce roman, c'est elle qui nous parle, et elle est parfois difficile à suivre.
Mais le temps de s'habituer et nous voilà déjà plongés au cœur de l'intrigue. Une sorte de dystopie, de post-apocalyptique, d'ecolo science fiction, tout ça à la fois. Pour résumer, le méchant Goliath détruit la nature, emploi de gens et les expose à des produits toxiques, plus ça vient, moins ça va, jusqu'au point de non retour.
Et derrière le côté un peu moralisateur, mais qui fait du bien à rappeler, la puissance des personnages. Vera, et tous ces amis. Le brasier, prêt à s'enflammer pour tout stopper, prêt à se sacrifier pour sauver la planète.
L'histoire est terrible, et même si on n'a plus le droit de le dire, il y a des retournements de situations et des plot twist complètement incroyables.
Je me suis plongée, à cœur et à corps perdu dans ce livre. J'ai frissonné, j'ai pleuré, j'ai enragé et maintenant il va falloir que je passe, difficilement, à autre chose.
Profile Image for Marg Gdt.
16 reviews
December 30, 2024
Sans surprise, j’ai encore pleuré.
Je suis totalement fan et amoureuse de la plume de Loevenbruck dans ce livre et dans « Nous rêvions juste de liberté ». Tout m’a conquise, des personnages attachants à l’histoire en passant par la justesse de tous les mots soigneusement choisis. Je ne peux QUE recommander ce livre, surtout après avoir lu « Nous rêvions juste de liberté » car il est encore plus fort en émotions en ayant connaissance du « premier tome ». Bref pitié, lisez le. C’est une super belle déclaration d’amour à la nature et l’histoire est parfaitement menée sur fond d’écologie et de protection de l’environnement bref MAGIQUE J’AI ADORÉ !!!!
Profile Image for megotsdesarts.
106 reviews
September 8, 2025
2/5
Disons que je n’ai pas tout compris. J’ai plutôt aimé la première partie, j’étais contente de retrouver Freddy et d’entendre parler de Bohème, mais la suite a manqué de cohérence à mon sens. L’histoire est ok, mais je n’ai pas saisi pourquoi la faire passer pour « l’héritage » de « Nous rêvions juste de liberté » qui est pourtant un de mes romans préférés.
Profile Image for Zezette.
56 reviews
October 29, 2024
J’ai dévoré ce livre ! Écrit avec humour et tendresse on se passionne pour Vera et sa façon simple de vivre et voire le monde. Avec un vocabulaire et des expressions enrichies de mots de travers tu ne peux qu’aimer cette histoire écrite d’une main de maître ! Je conseil à tous
442 reviews5 followers
June 27, 2025
Une belle charge contre notre société de consommation de plus en plus régi par les géants du numérique. Loevenbruck est pessimiste mais c est un grand rêveur et pense que tout peut encore s arranger. J en doute mais laissons le y croire. Jamais déçue par cet auteur!
30 reviews
December 3, 2025
Si on a aimé Nous revions juste de liberté, on ADORERA Pour ne rien regretter. Et si seulement.... Bref, une belle leçon, de l'espoir mais non sans sacrifice. Magnifique ode à la rébellion, à l'humanité, à l'amour, à la nature...
Profile Image for Askaline.
105 reviews
December 13, 2024
Je ne m'habitue pas au langage parlé et aux expressions surprenantes de Vera. Elle est touchante mais cela rend la lecture trop difficile. Je ne le terminerai sans doute pas.
165 reviews1 follower
December 26, 2024
Un roman puissant qui interroge notre société de consommation tout en offrant une lueur d'espoir. Une critique acerbe de notre époque, un appel à réinventer nos vies, à retrouver l'essentiel et oser se libérer des chaînes de la société de consommation un livre qui questionne, qui inspire. Une belle lecture.
9 reviews
May 23, 2025
J’avais adoré le précédent livre “nous rêvions juste de liberté “. Celui-ci ne m’a pas laissé KO debout comme l’autre mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à lire cette suite originale.
Profile Image for Maéna Fal.
6 reviews
July 6, 2025
Ressemble malheureusement un peu trop à ce que pourrait être
Profile Image for Licia.
269 reviews3 followers
September 5, 2025
Il n'a pas la particularité de "Nous rêvions juste de liberté" malheureusement. 2 étoiles pour les souvenirs que ça a évoqué en moi, pour Bohème.
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