L’écriture est fluide, agréable, facile à lire. Petit bémol c’est l’écriture du mot « Oké ». Visuellement, ça me perturbe.
L’histoire est prenante. L’alternance entre Simone et Béatrice prend rapidement tout son sens. Je me suis attachée à Simone avant Béatrice, mais éventuellement, j’ai apprécié les deux histoires. J’ai trouvé ça intéressant les deux moments (un au présent-Beatrice et l’autre au passé-Simone) et le fait qu’ils se rejoignent éventuellement.
C’est une histoire difficile. Des enfances tragiques, des vies brisés, des blessures invisibles mais permanentes. Le parallèle de l’effondrement en même temps que les bâtiments c’était intéressant.
J’ai trouvé que ça fait preuve d’originalité, le milieu de la boxe n’est pas souvent mis de l’avant dans les livres. Un beau plus pour la diversité sexuelle. Une fin solide.
WoW! Poignant! Mordant! Le genre de livre que tu lis d’une traite, sans t’arrêter. Une grenade dégoupillée, qui attend de sauter. Une bombe à retardement... L’histoire est brillamment ciselée par l’autrice, remplie de métaphores et d’images, qui nous amènent à ressentir, dans nos tripes, toute la gamme des émotions qui habitent ses personnages. La plume de Chloë Rolland est fascinante. La langue, habillement utilisée, bouleverse, décoiffe. L’ambiance, qui se déroule dans les bas fonds du vieux Griffintown, est admirablement bien décrite par l’autrice, on a l’impression d’être aux premières loges de l’histoire, un vrai tour de maître! Le genre de roman qu’on verrait bien se retrouver sur grand écran! Bref, chapeau bas à l’autrice pour ce premier roman qui « punche », et qui espérons-le, ne sera pas le dernier!
Les vies de Simone et Béatrice, les deux personnages principaux, ont durement été marquées par la boxe. Le récit se promène de l’une à l’autre, oscille entre le passé et le présent. Simone s’est entraînée avec le frère de Béatrice, aujourd’hui décédé. Béatrice mène un peu un genre de double vie et a coupé les ponts avec son père, organisateur de combats sous l’égide duquel son frère se battait. Simone a la rage au cœur et des comptes à régler avec le père de Béatrice et essaiera de se servir de celle-ci pour se faire. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai commencé ce livre en voyage et que j’étais épuisée par toutes ces journées de marche, mais je n’arrêtais pas de mêler les deux personnages et leurs histoires. J’ai trouvé que la fin tombait un peu à plat après toute l’intensité entourant ce désir de vengeance
C'est lent, c'est bien écrit, et la forme respecte le milieu d'où viennent les personnages. Des romans sur la boxe, c'est rare donc ça m'a semblé intéressant. La destruction d'un quartier aussi. Par contre, j'ai trouvé que l'histoire de Béatrice était vraiment peu étoffée et faite d'une lenteur (et d'une langueur), ça ne m'a pas plu. L'histoire de Simone me paraissait plus intrigante puisque je voulais en savoir plus sur la boxe. Mais au final ce n'est pas un livre sur la boxe. C'est un livre sur une vengeance. Je suis restée mi-figue mi-raisin sur la fin...
Quelle oeuvre! Un jab, un direct, un crochet suivit d'un uppercut!! Un récit prenant et haletant du début à la fin. Le lecteur est pris dans le spectre de la violence et de la douceur, de la laideur et de la beauté, et c'est passionant. Sans aucun doute ma lecture préférée de 2024, je prédis un bel avenir à cette autrice.
ça m'a pris un bon bout avant de démêler les détails de l'alternance hôtel-gym de boxe, mais j'ai fini par apprécier les deux mondes. coup de coeur pour les dialogues. c'était beau, et c'était bon, mais on dirait qu'il manquait quelque chose. j'aurais pris plus de backstory, je pense. et après tout ça, je prendrais plus de louis (snif) et plus de béatrice + lola
(3.5 ☆) Maîtrise du rythme, la forme s’accorde à merveille au contenu, deux perspectives qui se succèdent à coup de courts chapitres. Quelque chose qui manque pour que je tombe complètement sous le charme, peut-être un ton un peu trop impersonnel à mon goût, mais quand même un roman à dévorer :)