Cristina Comencini souffre du PAGT , phénomène d'amnésie globale transitoire.
Elle sort de ces épisodes troublée, un peu comme au sortir d'un rêve . Voici ce qu'elle en dit :
"Les pièces de ma vie se remboîtent avec difficulté, sauf une qui ne va pas avec le reste, elle fait partie d'un autre puzzle, quelqu'un les a mélangées. ...C'est un fragment d'une histoire qui n'est pas la mienne et qui vient pourtant de moi. Je ferme les yeux en le tenant dans mes mains, je cherche lentement la scène à laquelle il appartient. Quand je l'aurai trouvée, je mènerai mon enquête et, comme d'habitude, je découvrirai que tout était vrai, plus précis encore que la réalité." p 130
Quatre épisodes, quatre histoires, quatre femmes. Héloïse, une cocotte de la fin du XIXè qui va être prise dans la tourmente de la commune, Sonia en 1917 à Saint Pétersbourg au début de la révolution bolchévique, Elda en 1944/45 embarquée dans la résistance italienne contre les allemands et Sheila dans les années 60 à Londres en plein dans la folie des sixties, musique, sexe , drogue et liberté ...
Mais pas question pour Cristina Comencini de nous parler de ces femmes sans nous parler d'elle! J'avoue que cette introspection personnelle voir égocentrisme m'a semblé déplacée. Je n'avais en fait aucune envie de découvrir la psyché de l'auteure .
Ceci explique sans aucun doute un ressenti très mitigé.