Deux frères et une femme. Gilles, l'aîné, est un journaliste art-de-vivre, et son cadet Fabien une star de cinéma. Ils se retrouvent chaque dimanche dans la maison de leur mère, à Marolles-en-Brie. Où le comédien présente à sa famille, lors du réveillon de Noël, celle qu'il a choisie pour épouse : Annabel. Dont Gilles devient aussitôt obsédé. Mais obsédé de quoi au juste? De prendre quelque chose à son frère qui, avec ses succès, lui a volé son droit d'aînesse? D'être enfin, pour la première fois de sa vie, le préféré des deux? De déchiffrer le caractère d'Annabel, vestale au comportement trouble et aux mobiles obscurs? Belle-soeur nous entraîne dans le sillage de personnages tendres, subtils et imprévisibles entre lesquels un terrible drame finira par éclater.
Pendant presque l'entièreté du roman j'ai cru, qu'une fois terminée, j'allais le mettre en vente. Au final j'ai été vers la fin, captivée par ce qui se déroulait sous mes yeux depuis le départ. L'auteur ne nous le cache pas, dès le début du roman nous apprenons que Fabien est mort d'un accident de moto. Ce qui découle ensuite, c'est les événements qui ont conduit à cette mort.
Dans un style vif et épuré, Patrick Besson nous dresse le portrait d'une tragédie digne des mythes grecques. Un triangle amoureux, des trahisons, des secrets de familles
Au-delà du triangle "amoureux" où l'amour n'a, semble-t-il, que peu de place (à moins que l'on accorde plus d'importance à la tension sexuelle omniprésente), ce qui m'a le plus troublée ces que le Paris décrit est le mien. Agréable surprise? Oui et non