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Partie d’Angleterre, Lucy Bird débarque au port de Québec en mai 1861. L’heure de sa première mission comme chasseuse de plantes et représentante officielle de la reine Victoria est venue. Travaillant pour le compte du Kew Garden de la Royal Botanic Society de Londres, elle doit trouver des végétaux rares, des épices nouvelles, des fleurs aux couleurs sublimes ou d’une quelconque utilité à sa mère patrie. Mais ce sont les plantes guérisseuses que l’on dit magiques qui fascinent le plus la jeune aventurière. Avec l’aide de son guide Étienne, coureur des bois expérimenté, cette téméraire parcourt les territoires reculés de la forêt boréale du Grand Nord canadien. Orgueilleuse et subversive, elle veut prouver à son employeur qu’elle peut faire mieux que tous ses collègues dès ce premier voyage. Elle cherche un spécimen qui marquera un grand coup ! C’est ainsi que, malgré les épreuves et les dangers, Lucy ne reculera devant rien pour arriver à ses fins…

Lucy Bird parcourt le monde à la recherche des plus grands trésors du règne végétal. Ses péripéties, parsemées de détails historiques et scientifiques réels et recherchés, sont tout aussi divertissantes que signifiantes, car derrière cette trame haletante se cache aussi une épreuve de résilience et de pardon à soi-même.

232 pages, Kindle Edition

Published May 1, 2024

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About the author

Benjamin Alix

4 books3 followers

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Community Reviews

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Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Shaynning - Libraire Jeunesse.
1,469 reviews34 followers
May 20, 2024
Incontournable Roman Mai 2024


La maison Druide propose une série pour le lectorat Jeune adulte (JAD), avec un mélange parfumé de forêt nordique, de science botanique et de quête personnelle, à déguster comme un bon thé à l'érable. Un roman idéal pour les amateurs et amatrices de sciences et d'Histoire, qui aiment apprendre en lisant.


1861. Avoir des origines modestes n'empêche aucunement l'ambitieuse et passionnée des plantes Lucy Bird de s'être formée aux sciences botaniques et de maintenant représenter sa Majesté la Reine Victoria, pour le compte du Kew Garden de la Royal Botanic Society de Londres. Chasseuse de plantes, elle réussi à obtenir le mandat de découvrir des plantes potentiellement précieuses dans le Nord canadien, plus précisément au Québec. Avec l'aide d'un coureur des bois expérimenté et parlant l'innu-aimun, Étienne, Lucy s'engage dans un voyage qui n'a rien de facile, dans une forêt vaste qui n'est pas sans dangers. Consciente que son statut de femme requiert encore plus de faire ses preuves auprès de ses collègues, Lucy se montre déterminée, téméraire même, bien plus capable et débrouillarde que le laisse croire son côté british. Surtout, un élément de son passé, qu'elle tente d'enfouir en elle, pourrait bien resurgir, sur ses terres où la Nature et les premières nations sont intimement liées. Alors que la rencontre avec des innus, récemment attaqués par des Blancs, laisse présager la fin de leur voyage, Lucy devra ruser et employer ses nombreuses connaissances afin de les sortir de cette délicate situation. Une situation qui va tourner à la mission de sauvetage.


Je le précise d'entrée de jeu, c'est un roman avec de nombreuses descriptions et de nombreuses incursion dans le passé de l'héroïne. Il tient plus de ces romans qu'on savoure pour le voyage que ces romans qu'on lit pour l'expédier. On y trouvera de nombreuses références aux plantes et aux techniques d'époque, bien sur, et l'auteur se permet de prendre le temps d'asseoir les impressions et constats de son héroïne. L'avantage, c'est qu'on a l'impression d'être avec elle, mais cela ralentit le rythme. En même temps, je n'ai pas souvent vu des œuvres qui ont mit autant de travail sur le décor de la forêt boréale, alors personnellement, avoir cette richesse de détails me plaisait. Certains passages m'ont même fait sourire, surtout celui sur le "plus grand monstre des marais", dépeint comme un être impitoyable et impossible à battre, qui est en fait un être minuscule et qui fait pester les québécois et autochtones depuis toujours et dont je vous laisse deviner le nom.




Nous croiserons la route d'une première nation, les innus. Je suis vraiment heureuse de retrouver leur langue dans le texte, avec des traductions en bas de page. Nous avons trop peu souvent la chance de voir cette langue, et la voir intégrer une œuvre littéraire jeunesse ne peut que la mettre en valeur. Je rappelle que sans les premières nations, nos ancêtres français n'auraient jamais tenus le premier hiver. Il y a donc un devoir de mémoire et de respect envers nos communautés natives, dont la riche culture est définitivement à connaitre. Leurs savoirs sur la forêt, leur respect pour le vivant et leur conscience écologique sont autant d'aspect qui seront traités dans le roman. L'animosité entre les deux groupes ethniques, autochtones et allochtones, est également présente, car si l'accueil fut à priori courtois, le traitement envers les autochtones par la suite par les Blancs ne l'est pas du tout. La menace de leur extinction ne date pas d'hier.




Plus on avance dans l'histoire, plus on découvre aussi l'histoire de notre héroïne, issue des quartiers mal famés, orpheline car abandonnée, et ayant vécu la perte d'une personne d’importance. De plus, au-delà de la dimension historique, nous avons aussi une réalité scientifique différente. À une époque encore très croyante et à l'éducation plébéienne limitée, faire valoir le potentiel curateur et bénéfique des plantes devait être relativement difficile à faire. Néanmoins, nous verrons que les autochtones avaient bien plus de savoir de ce côté.




Quand à Lucy elle-même, elle est courageuse et décidée, fière également, et en ce sens, elle me semble avoir beaucoup en commun avec nos ancêtres femmes autochtones, dont beaucoup d'entre elles étaient des meneuses et des cheffes de famille. L'avis des femmes étaient important dans plusieurs des différentes nations. Il y a une dimension du roman qui se consacre à sa psyché également, alors nous avons le loisirs d'observer les débats, les incertitudes et les luttes qui se déroulent en elle, sans parler de ses valeurs, confrontées à plus d'une reprise. Oh, et elle parle un français impeccable, une langue qui avait bien plus de reconnaissance à cette époque, j'ai souvent l'impression.


Avoir ici un roman d'époque n'empêche pas un niveau de français élégant et vous ne trouverez pas de "joual", ce langage familier québécois qui se parlais davantage à l'époque. Étienne parle la langue innue, le personnage de Kashiashtan, chef innu, parle également la langue de Nelligan. En somme, on a pléthore de personnages bilingues! Il est à noter qu'à l'instar de l'innu-aimun, l'anglais est également préservé et traduit en bas de page, mais est largement moins présent ( pour une fois!).


En somme, Benjamin Alix nous invite dans une incursion fascinante de la nature nordique et de son peuple, malmené, mais toujours fier, dans un décor à la fois enchanteur et impitoyable, qui ont fait rêver les gens en quête de liberté d'autrefois au même titre que nos actuels touristes. La Belle Province continue d'être un endroit magnifique, même si les enjeux lié à sa préservation restent très présents, mais nous avons peu de romans jeunesse pour en parler plus précisément. De même, nous avons depuis peu de romans pour aborder les enjeux liés aux premières nations, dans toute ses formes de violence et sans tomber dans le jugement. Ici, il est assez clair que les innus constituent un peuple d'une grande richesse culturelle, qu'on a injustement traités et qu'on a longtemps traiter en inférieurs du fait d'un mode de vie en adéquation avec la nature. Une ironie quand on constate qu'ils avaient raison: Nous sommes tous une part de cette nature et elle pourvoit à tous nos besoins, du moment qu'on l'apprécie et qu'on sache s'en contenter. L'Homme Blanc européen, avec sa cupidité et ses délires de grandeurs, n'a pas épargné le territoire et les premières Nations en ont très largement payés les frais. Quand aux sciences médicales, elles proviennent de cette même Nature qu'on s'évertue à instrumentaliser. Ironie, quand tu nous tiens. Je vous invite donc à lire ce premier tome d'une série en contexte historique, rempli de plantes et de rencontres surprenantes, où cette fois la nature québécoise n'est pas adoucie par le courant littéraire du terroir qui l'a un peu trop édulcoré, et où le "Nouveau-Monde" est en réalité un monde déjà ancien qui se fait lentement spolié de ses ressources par un autre.




Pour un lectorat jeune adulte, 17 ans + ** Mais les ados qui s'y intéressent peuvent s'y glisser sans problèmes, il n'y a ni viols ni scènes violentes graphiques.




Catégorisation: Roman fiction historique québécois, littérature jeunesse jeune adulte, Cégep/Université, 17 ans+
Note: 7/10
Profile Image for auré.
217 reviews2 followers
July 19, 2025
J’ai aimé tout ce qui était description du territoire, des plantes et leurs propriétés (quoique c’était assez en surface), j’ai trouvé ça bien beau. Aussi les interactions avec la communauté innue. Mais à part de ça, l’histoire est pas la plus palpitante. Je serais quand même curieuse de lire le deuxième tome.
Profile Image for MJ Breton.
72 reviews14 followers
March 18, 2025
2.75 Malgré les chapitres très courts, j'ai eu du mal à le lire et à entrer dans l'histoire.
8 reviews
February 17, 2025
Je l’ai lu en quelques heures tellement il m’a captivée et j’ai adoré mon moment.
J’aime que le récit soit d’une autre époque, j’aime les notions de botanique, j’aime les personnages!
B. Alix a le tour de raconter et de garder en haleine.
Je lirai assurément le tome deux.
Profile Image for Élodie Chayer.
42 reviews109 followers
December 31, 2024
- Retour dans le passé : Québec en 1860
- Fiction historique célébrant le territoire québécois
- Je ne suis pas une fan d'histoire ou de géographie, mais je pense que le livre pourrait plaisir davantage à d'autres personnes
- Le rythme est très lent et répétitif : la quête complète du lire aurait pu être une péripétie ou même un chapitre
- C'est arrivé souvent qu'une même action soit décrite plein de fois dans des mots différents
pendant 2 à 4 pages. C'était interminable.
- Utilisation abusive de l'expression "Holy crap in a cracker" comme catchphrase du personnage principal, mais personnellement, je trouve que ça ne le fait pas, ce n'est pas drôle non plus
- Bravo à l'auteur pour avoir réussi à faire un retour dans le passé tout en utilisant des termes respectueux et en valorisant la vérité sur la culture autochtone.
- Magnifiques du territoire et de la faune
- J'ai appris plein de choses sur les plantes et j'ai aimé que des éléments réels de l'histoire du Québec soient intégrés dans le livre (ça paraît que l'auteur est un passionné)
- L'objectif de l'auteur est que son histoire continue dans d'autres tomes. Je trouve que ce tome 1 était une très longue introduction, mais son concept a du potentiel. Il doit juste pousser plus loin selon moi pour avoir des storylines plus intéressantes.
1 review
February 17, 2025
Wow! Wow! Wow! J'ai acheté "Lucy Bird à la recherche du jardin d'Éden, tome 1: La forêt boréale" au salon du livre en décembre dernier. Je trouve que c'est un livre magnifique!
Je l'ai lu d'un bout à l'autre sans m'arrêter car j'étais captivée par l'histoire de Lucy, d'Étienne et leurs aventures.
Ça m'a touchée, émue, m'a fait rire. J'ai hâte de dévorer le tome II.
J'ai déjà offert le livre à ma soeur et je ne cesse de le recommander à tous.tes.
J'imagine déjà ce roman mis en image, cela ferait un excellent film!
Et quel beau lien avec le peuple Innu, très respectueux et édifiant.
Magnifique!
J'ajoute aussi, quelle belle couverture du livre, une oeuvre d'art!
Longue vie à la plume de M. Alix!
1 review
February 16, 2025
Ce livre m'a accompagné durant un séjour dans les bois. Il fut apprécié dès les premières pages. Je le recommande pour la richesse du récit qui nous plonge littéralement au coeur d'une passion exemplaire, celle de Lucy Bird, pour la beauté et la férocité du vivant. Le passage initiatique de Lucy Bird continue de résonner encore aujourd'hui... À lire avec un thé du Labrador!-)
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