Autrefois, les berserkers combattaient pour mourir afin d’entrer, couverts de gloire, dans les halls de leurs dieux. Mais pour Wilfried, ce but ne rimait à rien. Il se battait pour mourir, pour disparaitre de ce monde en ayant pu servir un peu à quelque chose.
4 ans plus tôt, une terrible pandémie a transformé le monde en un champ de ruines. Face à des infectés dévoreurs de chair, les survivants se sont réfugiés dans des forteresses imprenables. Mais celles-ci sont devenues leurs prisons, laissant aux assoiffés de pouvoir le champ libre pour exercer leurs ambitions.
Une seule lueur d’espoir existe. Les berserkers, des humains infectés qui n’ont pas sombré dans la folie meurtrière, mais qui sont devenus plus puissants que tout ce que l’humanité pourrait imaginer. Ils protègent les forteresses et repoussent les infectés de plus en plus loin. Mais en tant que porteurs de la maladie, ils sont autant haïs que nécessaires.
Wilfried est l’un d’entre eux. Désabusé, détestant sa condition, il ne cherche qu’une chose : mourir en se rendant utile. Mais ce doux rêve va voler en éclat lorsqu’il va découvrir une Revenante, une jeune femme qui a été préservée de l’épidémie pendant des années. Une personne qu’il ne s’attendait absolument pas à retrouver et qui va ranimer la flamme vacillante de son envie de vivre.
En janvier 2024, j'ai commencé l'année en collaborant avec Gautier Durrieu de Madron sur son dernier tome de la saga “Au nom des Dieux”, grâce à un service de presse à sa demande. J'ai eu le plaisir de découvrir cette oeuvre. Cette nouvelle collaboration m'a permis de plonger dans son nouveau roman, un one-shot, qui explore un univers totalement différent de ses précédents livres. Malgré le fait que ce dernier soit de science-fiction, un genre qui ne m'est pas familier, l'auteur a su me captiver une fois de plus avec son récit.
Dès les premières pages, j'ai immédiatement reconnu son style d'écriture, à la fois simple et fluide. Cela s'est avéré plutôt agréable, même si l'histoire ne se déroule pas dans un univers mythologique. Ainsi, j'ai pu apprécier ma lecture pleinement sans me sentir désorientée.
Même si la science-fiction n'est pas mon domaine de prédilection, surtout en ce qui concerne les thèmes postapocalyptiques, les pandémies et les virus, les textes sont clairs et explicites, sans nécessiter de glossaire. Les explications sont accessibles, sans termes complexes, ce qui rend la lecture agréable et la compréhension immédiate.
Une des seules choses à laquelle il faut s'attendre et prévoir puisqu'il s'agit d'infectés qui agissent comme des zombies qui attaquent en griffant et mordant comme des cannibales, ainsi que des combats, il peut y avoir des scènes qui peuvent heurter la sensibilité du lecteur.
De plus, il y a très peu d'erreurs et de répétitions, et tout au long des phrases, j'ai remarqué que l'auteur a encore progressé dans ses écrits. Malgré le contexte dramatique, il a ajouté une touche d'humour appréciable, ce qui m'a fait rire à plusieurs reprises.
Les chapitres ont une longueur variant entre quinze et vingt pages, contenant une narration riche en détails, notamment sur les divers lieux et objets. de nombreux passages sont liés aux éléments collectés tout au long du livre, assurant ainsi la cohérence de l'histoire.
En comparant le résumé et le début du livre, un détail m'a interpellé, ce qui a rendu l'une des scènes du livre plutôt prévisible et a éliminé l'effet de surprise. En se concentrant pleinement sur la lecture, il est possible d'anticiper ou de prévoir certains événements à l'avance.
Pour moi, le principal atout de l'histoire de Gautier réside dans sa richesse en intrigues, rebondissements, et surtout en action. Ce sont des aspects que j'avais déjà soulignés dans mes chroniques précédentes, et une fois de plus, on retrouve ici sa force.
Cet auteur parvient à captiver ses lecteurs à travers ses romans, au point que l'on ne voit pas le temps passer et que l'on est complètement absorbé par l'atmosphère de son récit. Il a su parfaitement maîtriser tous les éléments nécessaires pour en faire un one-shot.
Ce qui est précieux avec Gautier, c'est sa modération dans l'introduction de personnages. Une quinzaine de protagonistes sont présents, parmi lesquels on distingue clairement les principaux des secondaires, ainsi que les méchants des gentils. Les relations entre eux sont également bien définies. Les caractéristiques physiques de base sont mentionnées, mais l'accent est surtout mis sur la psychologie, ce qui rend certains personnages plus attachants que d'autres.
Au début, Wilfried peut sembler distant, mais c'est parce qu'il se voit comme un monstre et se sent coupable de ne pas avoir pu aider les autres. En revanche, Elise cache ses peurs derrière un masque et préfère noyer ses soucis dans l'alcool, refusant d'affronter ses craintes. On réalise que c'est sa façon d'oublier les épreuves qu'elle a traversées. Cependant, c'est aussi ce qui la rend attachante.
Le père Nicholas est clairement le cliché du gros fanatique religieux qui veut endoctriner tout le monde, mais c'est tellement crédible de la part de l'auteur, que ça rend les choses beaucoup plus réelles. de plus, le prêtre n'hésite pas à avoir ce côté charmeur quand il le faut pour mieux manipuler les autres, et à tendance d'ailleurs à faire croire à tout et n'importe quoi. On sent son aversion totale pour les Berserkers et lorsque l'on apprend le pourquoi du comment, c'est un peu le coup de grâce car on ne s'attend pas du tout à la réponse que l'on découvre. C'est aussi à travers son personnage et celui de Rachel que l'on rencontre les conflits religieux et scientifiques.
En évoquant le Docteur Rachel, il s'agit justement de tout l'opposé de l'ecclésiastique, car c'est une femme aimable et attentionnée. Elle n'a aucune peur des Berserkers, et cherche avant tout à leur venir en aide. Son objectif est de découvrir un traitement, et à travers ses aspirations, on comprend que c'est sa façon de rester forte et de ne pas abandonner.
Et je termine par mon coup de coeur, Théo, qui est celui qui m'a sans doute le plus touché en dehors de Elise, Wilfried, Maude ou Rachel. C'est celui qui à mes yeux, évolue le plus dans l'histoire et qui montre, à travers son personnage, que l'on peut changer d'avis et d'opinion par rapport à ce que l'on pensait auparavant, car le premier jugement que l'on se fait d'une personne n'est pas forcément le bon.
Chacun des thèmes principaux abordés est bien dosés et correspondent parfaitement à ce qui est mis, aussi bien dans le résumé que dans le roman. On retrouve bien le contraste entre les sciences et la religion qui sont clairement en opposition. La pandémie et la guerre sont évidemment au premier plan. de plus, la romance qui vient bien après et en parcimonie, apporte une belle touche de douceur et de tendresse dans ce roman dramatique, ce qui rend davantage la lecture agréable.
Que ce soit avec sa saga “Au nom des Dieux” ou son roman postapocalyptique “Berserker”, j'aime beaucoup découvrir les récits pleins d'action et de combats de Gautier Durrieu de Madron. Qu'il explore un univers mythologique ou de science-fiction, il parvient toujours à me captiver et à m'emporter, même si l'un d'entre eux n'est pas mon genre de prédilection. Cela représente pour moi une grande qualité. Je sais d'avance que je serai au rendez-vous pour son prochain roman, car j'apprécie de plus en plus cet auteur et je suis toujours ravie de me plonger dans ses histoires.
Ce n’est pas le premier roman de cet auteur que je lis. Je l’ai connu dans un genre plus fantastique historique mais quand il m’a proposé de découvrir son nouveau roman, j’étais complètement partante. De toute façon je suis une lectrice qui adore lire de tout et peu importe le genre alors c’était parfait. Cette fois ci, l’auteur nous embarque dans un monde post apocalyptique en quelque sortes avec un virus qui transforme les autres en une sorte de zombie. Tout ça se déroule dans la ville de Nice et franchement le résumé nous donne très envie.
C’est avec plaisir que je retrouve donc la plume de Gautier. Il faut savoir que j’adore cet auteur et que chacun de ses autres romans m’ont transportés dans les différents univers qu’il a crée. Donc retrouver sa plume m’a vraiment fait très plaisir et surtout pourvoir le découvrir dans un autre genre. Ça je dois avouer que c’était vraiment très plaisant. Je retrouve tout ce que j’ai aimé dans ses romans précédents. C’était fluide, très addictif, on veut toujours en apprendre plus, on veut découvrir comment l’histoire se termine et c’est typiquement le genre de roman qu’on adore dévorer! Vraiment si vous ne connaissez pas cet auteur, je vous invite vraiment à découvrir ses autres romans, ils sont absolument géniaux.
Dans ce roman, autrefois, les berserkers combattaient pour mourir afin d’entrer, couverts de gloire, dans les halls de leurs dieux. Mais pour Wilfried, ce but ne rimait à rien. Il se battait pour mourir, pour disparaitre de ce monde en ayant pu servir un peu à quelque chose. 4 ans plus tôt, une terrible pandémie a transformé le monde en un champ de ruines. Face à des infectés dévoreurs de chair, les survivants se sont réfugiés dans des forteresses imprenables. Mais celles-ci sont devenues leurs prisons, laissant aux assoiffés de pouvoir le champ libre pour exercer leurs ambitions. Une seule lueur d’espoir existe. Les berserkers, des humains infectés qui n’ont pas sombré dans la folie meurtrière, mais qui sont devenus plus puissants que tout ce que l’humanité pourrait imaginer. Ils protègent les forteresses et repoussent les infectés de plus en plus loin. Mais en tant que porteurs de la maladie, ils sont autant haïs que nécessaires.
J’ai beaucoup aimé l’univers qu’il a crée pour cette histoire. Elle se déroule à Nice, un virus infecte les gens et les transforme en dévoreur de chairs mais certains développent une résistance au virus et deviennent ce que l’on appelle des Berserkers. Leur force et leur puissance sont décuplés et sont donc des combattants aguerris. Mais le problème c’est qu’ils sont vus comme de véritables monstres par les autres.. J’ai été embarqué dans cette histoire clairement, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les personnages, découvrir toutes ces choses, les « guerres » de territoires entre les différentes forteresses. L’intrigue est palpitante de la première à la dernière page. L’action est au rendez vous clairement, ce n’est pas ici que vous allez vous ennuyer. Il se passe toujours quelque chose, un combat, une révélation ou encore une découverte, bref c’est hyper intéressant. J’ai adoré cette histoire, je me suis laissée prendre au jeu, je me suis attachée aux personnages, j’ai essayé de découvrir certaines choses avant que l’on ne découvre la vérité et j’en passe. Les histoires de « zombies » ce n’est pas forcément ce que je préfère. Je ne déteste pas non plus mais ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Mais ici c’est complètement différent. Ce n’est pas juste des zombies, c’est surtout les Berserkers qui vont nous intéresser. Et je les ai trouvés fascinant. Personnellement, je me sentirais beaucoup plus en sécurité avec un Berserker à mes côtés et je ne les verrais absolument pas comme des monstres..
D’ailleurs parlons des personnages maintenant. On va principalement suivre Wilfried. J’ai adoré découvrir son personnage. Il m’a beaucoup touché d’ailleurs tout au long de ma lecture. Plus je le découvrais et plus je le trouvais touchant même. C’est quelqu’un de profondément gentil, il veut toujours faire le bien et aider les autres. Voir la façon dont certaines personnes le traite, ça m’a fait beaucoup de peine. Il ne montre pas ses émotions, il faut vraiment le connaître pour qu’il se dévoile un peu. Il ne fait confiance en quasiment personne et en même temps on le comprend. Il fait équipe avec Elise, une berserker comme lui. J’ai beaucoup aimé son personnage également. C’est une jeune femme très touchante elle aussi, on en sait très peu sur elle mais quand elle se dévoile, je l’ai trouvé tellement attachante. Son histoire m’a fait beaucoup de peine par contre. Il y a aussi Maude que j’ai beaucoup aimé aussi puis Rachel, la médecin, un personnage très intéressant à découvrir également. Je ne dis pas grand chose sur Maude mais c’est volontaire, je n’ai pas envie de spoiler quoi que ce soit sans le vouloir, ce n’est clairement pas le but du tout!
Un nouveau genre pour cet auteur et j’ai complètement adoré! En même temps je ne suis clairement pas surprise étant donné que j’aime beaucoup cet auteur justement. Sa plume est toujours aussi merveilleuse à lire. L’univers qu’il a créé est vraiment original et super prenant, l’intrigue nous tient en haleine du début jusqu’à la fin et les personnages sont très attachants. On pourrait penser le contraire au vu de cette intrigue sombre, remplie de violence etc mais au final c’est bien le cas, les personnages sont hyper attachant et j’ai adoré les suivre. Je suis très contente de cette lecture qui a été une très bonne lecture, jamais déçue avec Gautier de toute façon!
La lecture est rapide, l'écriture toujours sobre, simple et efficace!
Cette fois, l'auteur est sorti de sa zone de confort pour nous plonger dans un monde post-apocalyptique.
J'ai lu le roman assez rapidement malgré mon état et cela m'a également remis le pied à l'étrier après une période d'errance ou je me suis surtout contentée de mangas.
Comme d'habitude on plonge rarement dans l'action et on y reste du début à la fin sans perdre haleine.
J'ai adoré les personnages torturés que sont les Berserker dans l'histoire. Ils forment une sacré équipée avec leurs qualités et défaut. Ils se complètent les uns les autres.
C'était réellement une belle parenthèse littéraire. J'ai hâte de retrouver les écrits de Gautier pour de nouvelles aventures atypiques.