Stéphane Guillon est triste parce que la fille de 30 ans qu'il aimait l'a quitté, alors que lui-même a quitté sa femme et sa Porsche et son bureau juste refait. Stéphane est triste parce qu'il a toujours aimé sa mère. Stéphane est triste, même qu'il y a mis sa bite dans les trous des tiroirs d'un meuble fabriqué par son père. Stéphane est triste car il doit payer des pensions alimentaires, alors même que Stéphane nous dresse la liste de toutes ses amoureuses, fantasmées ou non. Stéphane a eu du succès auprès des femmes, même si la dernière est une droguée. Stéphane dit tout mais utilise des pirouettes pour parler de la drogue. Stéphane aime se mettre des associations féministes à dos. Stéphane essaie (?) de manier le second degré mais on ne sait plus si c'est du ouin-ouin ou quelque chose pour faire rire (qui ?). Stéphane a vu une psy. Stéphane aurait du continuer les séances au lieu d'écrire.
Je ne suis vraiment pas sûre qu'il était nécessaire d'aller aussi loin dans l'étalage de la vie privée non seulement de Stéphane Guillon lui-même, mais surtout de ses anciennes compagnes. Ça m'a plutôt mise mal à l'aise.
J'ai aussi été irritée, peut-être de façon irrationnelle, par le parti pris de donner des noms de bonbons aux drogues diverses dont on parle dans ce livre. Sans doute pour éviter le risque de la diffamation mais j'ai trouvé cela difficilement supportable.
En résumé, un livre dont je ne vois pas bien l'intérêt ni vraiment le propos, à part peut-être une certaine victimisation de l'auteur.
J’ai lu de vives critiques concernant l’aspect intime, voire revanchard, du texte. Si l’on part du principe qu’il s’agit plutôt d’une autobiographie, le livre se révèle plutôt plaisant à lire, avec un ton assez personnel.
Ah, si le sniper de la télé pouvait dire vrai… Un livre en forme d’autobiographie mais surtout vengeur envers son ancienne compagne, masqué par un pseudo. Un vrai connard comme on le connaît un peu, méchant, mais pas assez envers lui même avec toutes les conneries que ce fils de la bonne bourgeoisie a pu faire. Pas de mea culpa mais plutôt cette sorte d’essai où les fulgurances sont rares. A FUIR.