Après le décès de sa mère Kyôko, Suzuko Niré a grandi dans une famille recomposée mais unie, entourée de sa tante Anzu, de son père, et de son frère adoptif Tôru. Aujourd’hui âgée de quinze ans, l’adolescente porte à ce dernier un amour dévorant et ne souhaite qu’une chose : retrouver celui qui est parti de la maison trop tôt, pour vivre à ses côtés. Son absence provoque chez elle une immense tristesse. Un soir, en rentrant de l’école, Suzuko recueille un moineau blessé. Et découvre en cet oisillon qui ne pourra plus jamais voler une incarnation de ses propres fragilités.
Aki Shimazaki is a Canadian novelist and translator. She moved to Canada in 1981, living in Vancouver and Toronto. Since 1991 she has lived in Montreal, where she teaches Japanese and publishes her novels in French. Her second novel, Hamaguri, won the Prix Ringuet in 2000.
J'écris toujours pratiquement la même chose sur les livres d'Aki Shimazaki, mais que faire d'autre ? J'aime son style apparemment simple, ses histoires, l'atmosphère, les secrets de famille, la délicatesse de son univers.
La 5e partie de cette pentalogie était agréable, mais ce n'est pas mon préféré. Nous sommes ici avec la fille de Kyoko, adoptée par Anzu, adolescente amoureuse de son frère adoptif. On s'éloigne du thème de la mémoire pour être dans un roman de passage à l'âge adulte tout en douceur, bien écrit mais un peu moins original que ce que j'ai l'habitude de lire de l'auteur. Agréable mais pas fantabuleux non plus.
Encore une belle histoire de famille de Shimazaki. L'intrigue est très attendue mais on retrouve les personnages de la pentalogie ainsi que l'ambiance douce des romans de l'autrice avec beaucoup de plaisir.
Urushi (2024) suit l'histoire de Suzuko, une adolescente amoureuse de son cousin, également son frère adoptif. Si cette relation peut sembler perturbante au début, l'histoire prend une tournure inattendue, explorant des thèmes profonds tels que l'homosexualité au Japon, la culture japonaise et le Kintsugi (l'art de réparer les objets cassés) Urushi est le cinquième roman du quatrième cycle "Une clochette sans battant". Dans ce livre, la clochette, un élément précieux à Suzuko, qui va être réparée par elle dans ses cours de Kintsugi. (ne pas suivre l'ordre chronologique n'affecte pas la lecture).
Avec une écriture simple et captive, le lecteur s'attache rapidement aux personnages en découvrant comment ces derniers affrontent les défis de l'amour et les tabous.
3/5 Un cinquième tome inattendu mais toujours empreint de secret de famille, de poésie, de douceur et avec ici, une ouverture d'esprit sur la culture japonaise rafraîchissante ! Les livres de cette auteure sont toujours des bulles de sérénité, des cocons où il fait bon de passer une soirée ou une après-midi.
Une structuration fragmentée où l’écriture minimaliste et lacunaire empêche toute forme de réel immersion. Aussitôt qu’un sujet entre, il n’a pas le temps d’être assez approfondi avant qu’un autre le remplace. Je pense qu’un style d’écriture, surtout quand il est lent et contemplatif, se doit d’explorer en profondeur les émotions et les pensées des personnages pour crée une atmosphère poignante. La major partie du temps ce n’était pas le cas, les phrases semblaient trop simple, pas assez élaborées, trop concises pour que le livre puisse être observé, pour que le plein potentiel des personnages ressortent et qu’il soit pleinement exploré et exploité pour construire l’intrigue. Je sais que ce livre avait un énorme potentiel c’est dommage qu’il ressemble d’avantage à un storyboard de roman plutôt qu’à une version complète prête à être éditée.
Et coup de cœur pour le personnage de Yoshio katō, regrettable que l’histoire n’ait pas tournée autour de sa romance avec Suzuko qui avait beaucoup plus de potentiel et de cohérence que ce qui nous a été servi avec Tōru. La carte de l’homosexualité n’était la que pour choquer, elle n’a apporté aucun challenge à l’histoire vu la facilité avec laquelle Suzuko avait accepté son sort… étrange venant d’une fille dont la maturité ne lui permettait même pas d’accepter que des filles adressent la parole à son frère la page d’avant.
—— Ps: Mon autre regret étant de ne pas avoir fait attention en empruntant le livre à la bibliothèque, je viens tous juste d’apprendre qu’il fait partie d’une série en 5 volumes…Je garderais néanmoins un assez bon souvenir de ce roman —— "il n’y a peut être rien qui ennoblît plus un être humain que de savoir garder un secret"
"Si vous n’avez pas beaucoup d’amis cela signifie que vous avez beaucoup d’expérience de vie"
C’est simple, fade et un peu plat, Shimazaki me donne de plus en plus l’impression d’écrire d’une façon qui correspondrait plus à des livres pour enfants. Rien n’est laissé au questionnement, les dialogues et le vocabulaire sont simples voire enfantins, avec des inévitables petits moments documentaires pour expliquer la culture nippone. J’aurais sans peine vu Urushi dans un CDI ou au rayonnage 12 – 16 ans, sans me questionner plus avant – les sujets de toute façon collent bien, la fin de l’enfance, l’amour, l’acceptation, quelques métaphores pas très fines.
Toujours un plaisir de retrouver l’écriture subtile de Aki Shimazaki, les destins croisés qu’elle sait si bien conter, sa façon de nous plonger dans le Japon contemporain. J’avais été un peu déçue par le précédent opus, j’ai retrouvé dans celui ci l’atmosphère que j’aime tant, sur fond d’amour fraternel (Suzuko amoureuse de celui avec qui elle a été élevée), de recherche de soi (identité homosexuelle de ce même frère), d’art de la céramique traditionnelle…
Je lis TOUT ce qu'Aki Shimazaki écrit. J'adore son style, qui est très simple mais en même temps unique, sublime et poétique. J'aime aussi cette idée d'écrire des séries de 5 livres où les points de vue des différents personnages sont présentés. Dans ce livre, j'ai apprécié comment l'autrice a introduit l'art du kintsugi dans l'histoire de Suzuko. J'attends déjà le prochain livre d'A. Shimazaki!
Ce livre est si délicat que sa légèreté ne laisse aucune empreinte durable. Très agréable à lire. La jeune soeur Suzuko accepte très rapidement et facilement de ne plus aimer son frère… Un peu de pensée magique là-dedans…
Sur une adolescente qui se cherche, qui croit être amoureuse de son grand frère qui s’est beaucoup occupé d’elle quand elle était jeune. De très beaux passages sur les arts traditionnels de poterie japonais.
Aki Shimazaki nous invite au voyage, à la découverte du Japon et ses traditions. Urushi est le dernier opus où s’emmêle les secrets et les liens entre les ouvrages.
The last of Aki Shimazaki’s pentalogy ‘Clochette Sans Battant’, this book centers around a young woman named Suzuko who’s in love with her half-brother. Just like the other books in the series, this volume can be read in one effortless sitting: short chapters, simple sentence structure describing straightforward events, and a beautiful presentation of Japanese culture and relationship to words, it’s another lovely read, a candy of sort. I had to stop and think what it is about these five books that makes them so easy to get through. And for me, it boils down to their simplicity. All stories are told in the present tense, and in first-person narration. It makes for very straightforward story-telling.
The author might fall a little short on the experimenting side of things. Other than a bit of toying with Japanese characters, nothing in there couldn’t be turned into a movie straight off the book. What I mean by this is that, this is literature that doesn’t really take advantage of the written word: it simply tells a story with as much clarity as possible. Even the first-person narration doesn’t take advantage of the ‘unreliable narrator’ notion. Still: it’s really beautiful and evokes a small world that the reader is in charge of summoning as they read through. And this is an art in itself, knowing which part to describe and which one to leave out; and how to pace the story. It’s really well-done.
I wonder how this would fare as an audiobook: it would probably do really well since it’s told from a first person and with very little timeline jumps. I also wonder how that would do on screen. Again, probably pretty well, although this fifth book falls a little short on the revelation side. The first book of the series seemed almost unrealistically loaded with upsets. There is one ‘surprise’ in this book, but it’s kind of predictable. The only surprising thing about it is where it appears in the book, and how the main character chooses to deal with it.
All in all, I really enjoyed this pentalogy. I would definitely recommend it, and I will probably read more by Aki Shimazaki, although I hope that she varies the tone of her series from one to the next. I know that there are two more (at least) of these 5-book series, and I plan on tackling them when I get a bit of free time.
Autant je suis le premier à râler chaque mois d’août en découvrant un nouveau roman d’Amélie Nothomb sur les tables des libraires, voyant dans cette production annuelle une démarche bien plus commerciale que littéraire, autant je pardonne à Aki Shimazaki de faire la même chose chaque printemps parce que… je ne suis pas à une contradiction près. Ben oui, je n’y peux rien si je me réjouis de retrouver sa plume tout en délicatesse et ses personnages si attachants. Il faut dire en plus que ce « Urushi » était davantage attendu que les autres puisqu’il vient clore la pentalogie « Une clochette sans battant ». On y retrouve donc des protagonistes déjà vus dans les tomes précédents, avec cette fois-ci une focalisation sur la famille recomposée de l’adolescente Suzuko. Son père, veuf, a épousé sa belle-sœur, juste après sa naissance. Elle a donc grandi auprès de sa tante et du fils de cette dernière, Nuro, né d’une précédente union. Élevés comme des frères et sœurs, les deux cousins ont développé une complicité pleine de tendresse, bien que Nuro ait dix ans de plus que Suzuko. Aujourd’hui adolescente, cette dernière reste viscéralement accrochée à son rêve d’enfant : épouser Nuro. Sauf que celui-ci, ayant depuis longtemps quitté la maison, a d’autres projets. Le Kintsugi, cet art traditionnel consistant à réparer les morceaux brisés d’une céramique avec de la laque avant de les saupoudrer d’or, est au cœur du roman. Symboliquement, il représente la recomposition de la famille de Suzuko : « Nous étions tous les quatre des morceaux de familles brisées. Et ces morceaux se sont rassemblés pour former un seul objet. » Au-delà de la symbolique, le texte flirte également avec le roman d’apprentissage, poussant Suzuko à comprendre que « l’amour à sens unique ne fonctionne pas » et à la sortir du monde de l’enfance pour entrer de plain-pied dans l’âge de la maturité. Comme d’habitude chez Shimazaki des secrets vont être révélés et les émotions s’épanouir avec pudeur et légèreté. L’écriture, à la fois descriptive et minimaliste, touche à une forme d’épure et offre un rythme plein de charme au récit. Bref, vivement le prochain printemps et le début d’une nouvelle pentalogie !
Cinquième et dernier volet de « Une clochette sans battant » , dans lequel nous comprendrons, enfin, le titre de la pentalogie !
Cette fois nous passons à la jeune génération de la famille niré, avec le récit de Suzuko, adoptée par sa tante au décès de sa mère (les deux filles niré , sujets de 2 tomes précédents).
Suzuko, âgée de 15 ans, permet à Shimazaki d'aborder le thème de l'adolescence et ses incertitudes, sa sensibilité à fleur de peau, ses premier émois, sa recherche du grand amour …Parallèlement, les cousines de Suzuko montrent une jeunesse japonaise « libérée » des contraintes et des traditions qui ont pu entraver les générations précédentes.
Comme toujours, l'art a une place de choix dans le roman. Cette fois, il est très symbolique puisque le kintsugi est l'art très ancien qui consiste à réparer des céramiques avec une laque urushi ( de l'arbre du même nom) et de la poudre d'or. En s'initiant à cette technique traditionnelle, Suzuko y voit la métaphore de sa famille recomposée : « Nous étions tous les quatre des morceaux de familles brisées. Et ces morceaux se sont rassemblés pour former un seul objet. »
Toujours intéressant de plonger un peu plus dans les traditions japonaises. Toutefois j'ai été moins touchée par ces portraits un peu convenus, et des thèmes abordés de façon plus subtile dans d'autres pentalogies de l'auteure.
Un peu déçue donc de ces derniers tomes…en espérant que les prochains Shimazaki soient plus originaux.
"Suzume et Suzuko"..... "Tu es un jeune moineau blessé....et moi une adolescente égarée. Pourquoi nous sommes nous croisés aujourd'hui? "
Suzuko a 16 ans, Turo son frère lui manque . Elle en est amoureuse , son frère me direz vous choqués. Enfin presque son frère puisque ils sont en faits cousins. le charme des familles recomposées....
Toru est son ainé de 11 ans, il s'est occupé d'elle petite . A présent il vit à Nagoya et est ingénieur sans avoir envie semble t'il de revenir dans sa province natale. Suzuko se languit.
C'est toujours avec un immense plaisir que je me plonge dans les romans d'Aki Shimazaki. Urishi est le dernier volet de sa pentalogie La clochette sans battant . Nous allons enfin comprendre le pourquoi de ce titre. J'ai retrouvé la plume sobre, légère et poétique de l'auteure. Juste un petit regret le début du roman m'a semblé manquer d'entrain sans doute le reflet de l'humeur mélancolique de Suzuko.
Aki Shimazaki's novels are always wonderful and this one is no exception.
Urushi is a great introductory novel where we meet Suzuko, a young girl who has always been in love with her cousin, who is also her adoptive brother since her father and aunt got married.
At almost 16 years old, she finally manages to confess her love to him but his reaction is not what she expected.
It's a very beautiful novel about first love, adolescence, first decisions, university studies. Always written with a lot of poetry and modesty, I was really won over.
But what I like most in the writer's novels are the always magnificent descriptions of Japanese nature: ''It's mid-October. The leaves start to turn yellow. I observe the edges of the path where wild herbs grow freely, among which are scattered cosmos, gentians, clusters of amaryllis.''
J'aime pas trop l'idée d'un marriage entre un frère et une sœur, mais je pense que c'est également légal où j'habite et presque toutes les personnages ont dit que c'est bizarre d'imaginer, donc. Autrement, une jolie histoire de la vie à la fois quotidienne et sur les moments les plus importants de la vie.
Trop simple, trop convenu pour moi. Style plat. Très bien pensant. Suzuko s'amourache de son cousin, Tôru (qui a 11 ans de plus qu'elle), avec qui elle vit depuis l'enfance, ayant perdu sa mère à la naissance. Quête identitaire et amoureuse d'une toute jeune fille, au sein d'une famille bienveillante, le tout dans une belle ville universitaire au pied du Mont Daisen au Japon.
A very lighthearted coming-of-age story. The simplicity of the narrator's style and tone gives it a children's book-like feel, yet it still carries the story quite well. A cozy read, all in all.