Un drame social dans l'air du temps. Dans un village québécois fictif, la disparition d'un enfant sème la consternation. En plus d'être un moment éprouvant pour tous, la disparition ravive les tensions qui règnent. Sault-au-Galant a accueilli dans les derniers mois plusieurs familles colombiennes. Entre intimidation, xénophobie et secrets, la disparition de l'enfant fait éclater au grand jour les secrets des uns et la colère des autres.
L'auteure a choisi de diviser la narration entre quelques personnages clés de l'histoire et a opté pour une narration à la première personne. L'écriture est sobre et le style quasi journalistique. On pourrait reprocher à l'auteure de caricaturer ses personnages : la grenouille de bénitier, l'idiot du village.... La partie la plus forte du livre se trouve dans le témoignage de Victor, le père d'Emilio. Un roman qui pourrait être une suggestion intéressante aux lecteurs.trices de fictions historiques populaires, ou aux lecteurs.trices qui préfèrent leurs drames sociaux dans l'action.