Lorsque sa grand-mère commence à sombrer dans la démence, la narratrice est quittée par celui qu'elle aime, un musicien en vogue, son premier amour. La jeune fille éprouve dans sa chair ce sentiment qui, tous, a pu nous traverser : ce n'est pas parce que le dialogue est rompu qu'il n'y a plus rien à dire. Alors elle se souvient, entre rires et larmes, elle revisite ses bonheurs familiaux et sa quête sentimentale. Les époques se superposent dans cette tentative de retenir ce qui s'échappe : la mémoire et l'amour. Comme si une douleur s'entrelaçait à l'autre, comme si l'impératif du souvenir infusait de la même façon les deux chagrins. En faisant résonner chaque battement de cœur de la narratrice, Petite fille est le roman des émerveillements et de la mélancolie. Une touchante ode à la vie.
Un roman de dualité entre force et fragilité, entre la mort et la vie. Alors que la narratrice voit sa grand-mère de plus en plus diminuée et qu’elle va connaître une rupture amoureuse, elle va se plonger dans ce qui lui reste : ses souvenirs. Cette jeune femme va alors retomber dans son enfance, son adolescence, ses joies et bonheurs dans un subtil mélange entre le passé et le présent. Ce roman est une ode à l’amour, à la mémoire mais surtout à la vie. Sublime !
La plume est magnifique, c’est le style d’écriture poétique qui peut créer un coup de cœur chez moi, et ça a été le cas pour cette lecture : un immense coup de cœur🤍