Ecrit par une ancienne cadre de la banque DEXIA, avec au dessin un illustrateur au service de groupes militants, vous apprendrez tout sur la finance, des banques de dépôts et banques d'affaires, aux marchés à terme (futures), de la titrisation des créances immobilières, du marchés des actions et du marché obligataire, du trading haute-fréquence, de la dette des états..., le tout sans peine et de façon très heuristique, accessible même aux débutantes. De fait, la finance, seule créatrice de monnaie mais vraie parasite, menace le monde. Le capitalisme et sa 'destruction créative' a besoin de crises pour se renouveler, ses banques systémiques (trop grosses pour faire faillite, véritable menace d'un effondrement qui laisserait le monde en faillite, exsangue, économies des épargnants envolées) sont systématiquement renflouées par les états, c'est à dire les contribuables, états qu'une fois leurs comptes rétablis, elles s'empressent de noter (salement, en général) en étranglant dans la foulée les contribuables d'impôts, de crédit immobilier trop cher, de cures amaigrissantes des services publics toujours pour elles pléthoriques, et de baisses de revenus. Pour Aline Fares qui le connaît de l'intérieur, le système est toxique et il nous conduit à notre perte par destruction des ressources planétaires, pas moins. Elle plaide pour le maintien de la seule banque de dépôts qui finance en bonne mère de famille les consommateurs et les entreprises. Les grandes banques d'affaires doivent être démantelées. Sans que cela soit dit, mais clairement montré par le dessin, le trader de salle de marchés est un mâle, blanc, hautement diplômé, surpuissant, parasite, inutile et nuisible. L'ouvrage finit par des propositions alternatives : coopération et soin aux plus économiquement faibles, financement de projets de résilience de l'environnement et du biotope, avec les noms d'associations d'alternatifs militants. A mettre entre toutes les mains.