Kinaho, la solitaire, vit désormais avec son petit-ami, Akito, ainsi qu'avec Tôma et Haruhi, deux frères ayant perdu leurs parents.
Suite à ce drame, les voilà qui tâtonnent jour après jour pour façonner leur famille, à leur manière. Or, un beau jour, Haruhi refuse d'aller à l'école...
En bonus : « Je gère mon resto à ma manière », une histoire sur la famille ayant fait don de jolis vêtements à Haruhi.
Encore et toujours avec douceur et bienveillance Asou Kai nous compte les difficultés à être parents, à vivre en famille, et ce sans jugement, juste avec conseil et franchise. On aime !
Elle nous avait laissé en proie à une sacrée difficulté suite à la découverte de la maltraitance de Rina par sa mère qui la négligeait totalement. Comment aborder un sujet aussi délicat et complexe ? Beaucoup l’auraient fait frontalement, pas Asou Kai, qui y va avec beaucoup de précaution et de sensibilité, ce qui m’a plu et touché. J’ai aimé qu’elle ne prennent pas le front la mère de Rina pour lui faire mille et une reproche mais qu’elle joue la carte du conseil et de la bienveillance pour faire évoluer cette femme et réaliser ses carences pour ensuite aider et aimer sa fille qui l’adore. C’était parfait.
L’autrice nous a vraiment offert comme elle l’avait fait précédemment déjà, un récit très humain où la tante de Toma et Haruhi a les bons réflexes : prendre avant tout soin de la petite et ne pas rompre le lien. On est souvent tenté par le tout répressif mais le dialogue et la rééducation sont souvent bien mieux. C’est un vrai et beau message d’espoir que cela envoie ici même si ce n’est pas facile et l’autrice prend vraiment le temps pour le faire, nous offrant des scènes douces et poignantes avec une petite Rina qui ressemble à un oisillon tombé du nuit.
Le seul défaut de ce développement, c’est qu’on aurait tendance à oublier le propos premier de la série : le deuil de Toma et Haruhi et leur nouvelle vie avec leur oncle et tante. Je trouve vraiment dommage qu’on ne s’y intéresse pas plus et qu’on ne nous montre pas les difficultés des garçons à faire leur deuil parce que c’est important ici et qu’on a l’impression que ça passe comme une lettre à la poste. Ce n’est pas très crédible selon moi, ça manque de réalisme. Heureusement les dernières pages nous laissent penser que nous allons y revenir et ce même si je trouve la façon de faire, en utilisant un pseudo mystère, assez maladroite, au moins cela a le mérite de remettre, je l’espère, la série sur les rails.
Émouvante saga familiale qui confirme son talent à traiter de sujet pas évident, Comme une famille s’élargit et ne traite pas que de nos héros en deuil. C’est sa force et sa faiblesse. Elle traite ici merveilleusement de la maltraitance, avec humanité, douceur et bienveillance. Mais elle oublie un peu trop aussi la douleur qu’ils vivent et qui semblent déjà oubliée. Je ne veux pas y croire. J’espère donc que ces jeunes garçons vont se réveiller de leur torpeur et nous offrir le drame humain logique qu’on attend.
Un 3ème tome intéressant, avec quelques moments émouvants. Grâce aux scènes du quotidien qui incluent le développement de leurs relations amicales, on découvre plus en détails les personnalités des 2 garçons. La série continue à présenter des situations familliales non traditionnelles (parents isolés, divorcés, dépassés...), ce que je trouve intéressant et moderne.
Les perso sont mimi mais où est le développement? La tranche de vie n’est pas assez remarquable pour se concentré seulement sur cet aspect, drop au T4 si on revient pas à l’intrigue du tout premier chapitre à savoir des enfants qui ont perdu leurs parents
Vraiment agréablement surprise de la façon dont ce manga explore tout un tas de problèmes familiaux, de configurations familiales différentes et de processus de construction d'une famille