Le tome précédent s’achevait sur la vision d’un Baptiste plus mort que vif, sauvagement battu par les comparses de Thomas Sauvageau, le roi du crime montréalais, pour avoir convoité sa femme Julie. Mais le médecin n’est pas du genre à renoncer facilement.
Dans ce dernier opus de la série, Baptiste risque tout. Alexis, son jeune frère, s’approche de la gloire et découvrira sa fragilité. Jeanne poursuit son ascension dans le monde masculin des affaires, mais sa vie prendra un tournant inattendu. Antoine voit tout, entend tout, se mêle de tout. Autour d’eux, le monde s’accélère.
Entre Montréal, Paris et New York, leurs destins se croiseront dans une suite ininterrompue de rebondissements. Ils connaîtront l’amour fou, la violence la plus crue, les errances de l’exil, la désillusion et l’espoir du bonheur.
Joseph Facal est professeur à HEC Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal. Il fut auparavant député et ministre au sein de plusieurs gouvernements du Parti québécois. Il fut aussi l’un des signataires du Manifeste pour un Québec lucide. Il détient un doctorat en sociologie de l’Université de Paris-Sorbonne. Au Boréal, il a fait paraître Qui a raison ?, en collaboration avec André Pratte (2008), Volonté politique et pouvoir médical (2006) et Quelque chose comme un grand peuple (2010).
Ce tome est tout aussi captivant que le premier, bien que tout aussi prévisible. Cela n’enlève rien au plaisir de la lecture dû au rhythme du récit, l’exploration des thèmes de la médecine, de la politique, de la colonisation, du théâtre, et de l’industrialisation.
La lectrice s’interroge cependant sur certains aspects : pourquoi avoir conclu le roman sur une note de défaite et de soumission ? Est-ce là une expression des convictions politiques de l’auteur ? Il semble y avoir un commentaire implicite sur notre société actuelle.
De plus, certaines descriptions de personnages féminins et la plupart des descriptions de personnages noirs soulèvent des questions. On a l’impression que l’auteur cherche à mettre en avant l’aspect cosmopolite et multiethnique de Montréal dès le 19e siècle, ce qui différencie ce roman de beaucoup d’autres romans historiques québécois, mais l’auteur peine parfois à éviter les stéréotypes. Cette maladresse dans la représentation de ces personnages affaiblit quelque peu le réalisme du récit.
Malgré ces réserves, la lectrice recommande vivement la lecture des deux tomes. Le récit est fluide et addictif – une fois commencé, il est difficile de s’arrêter. L’auteur parvient à rendre vivante une période peu explorée mais turbulente de l’histoire.
En outre, les personnages sont variés et bien développés, chacun bénéficiant d’une attention particulière qui permet de les découvrir en profondeur. Enfin, ce roman suscite chez la lectrice un intérêt accru pour l’histoire du Québec, en particulier les bouleversements politiques et législatifs des années 1830-1840.
Alors que le premier livre était tout en lumière, le second continue l'histoire de nos personnages mais cette fois dans une noirceur qui fait mal aux trippes. Mais on continue à les aimer et on dévore ce 2e livre autant que le premier. M. Facal enveloppe son histoire dans le contexte historique plus mondial . Intéressant ce qu'on y apprend.
Excellente conclusion de ce récit. J'ai fort apprécié ce 2e tome. Plus que le premier en fait. L'auteur a vraiment trouvé son rythme dans ce tome et franchement, M. Facal s'expriime fort bien dans ses textes et ses écrits. Même les parties plus philosophique sont impeccable.
La seule partie un peu faible du livre est, étrangement, au tout début. Le chapitre du début sur le procès de la dame en France pour empoisonement est un peu long et a retardé je trouve mon entrée complète dans le récit. Mais une fois passé ce chapitre, c'est fort, très fort.
Merci beaucoup M. Facal pour ce récit. J'ai pris beaucoup de plaisir à vous lire. Et surotu félicitation pour cet accomplissement. Je ne sais pas si vous avez d'autre projet d'écriture en route ou dans le future, mais sachez que je vous lirai si cela s'avère.
Tout ça pour ça! Lecture très longue qui perd son intérêt bien longtemps avant la fin. Plusieurs « intrigues » s’étirent et meurent sans suite, sans que des revirements époustouflants viennent justifier le temps passé à suivre le destin au final peu trépidant de personnages pourtant prometteurs. Même s’il ne m’a pas spécifiquement emportée, le premier tome m’a davantage plu, par sa trame narrative qui rendait le destin des personnages plus intéressant à découvrir. Un peu déçue de cette lecture.
Beaucoup trop long et ennuyant (il m'endormait). Je pensais trouver plus de faits historiques du Qc à l'intérieur, j'ai été déçu. Et ça se finit en "queue de poisson". Beaucoup d'invraisemblance dans l'histoire.
Aussi bien écris que le tome 1. Les références historiques y sont toujours aussi bien rendues. Encore quelques petites longueurs. La fin m'a malheureusement déçue.