Jump to ratings and reviews
Rate this book

Désobéir

Rate this book
Cette anthologie s’intéresse au Thoreau réfractaire à l’ordre social injuste dans lequel la société américaine vit alors. Ici pas de ballades et de pures réflexions méditatives sur la nature et sur sa beauté mais des textes engagés contre ce qui révolte le célèbre auteur de Walden. On y lira les conférences contre les lois stigmatisant les esclaves évadés et capturés de celui qui fut sa vie durant un fervent opposant à l’esclavagisme. On y trouvera son plaidoyer pour le travail des abolitionnistes, et pour John Brown. Le livre se compose des plus beaux textes de Thoreau contre l’ordre inique des choses.

222 pages, Paperback

Published March 27, 1997

8 people want to read

About the author

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
1 (14%)
4 stars
5 (71%)
3 stars
0 (0%)
2 stars
1 (14%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 of 1 review
Profile Image for Pripri.
20 reviews1 follower
October 12, 2016
S'il y a une partie de l'œuvre de Thoreau qui n'a pas vieilli, c'est bien son versant politique. Peut-être parce que Thoreau a l'habitude d'aller au plus simple et d'y aller directement, le rendant deux fois convaincant. Et puis cet individualisme mâtiné d'une sorte de libéralisme sans idéologie économique (qu'elle soit étatiste ou anarchiste) n'a de cesse d'avancer dans le bon sens, se suffisant à lui-même car il ne promet rien en dernière instance (quelque chose comme "on verra bien"). Le bon sens n'est-il pas la chose de l'Amérique la mieux partagée ? Ben non, Descartes a raison et la morale provisoire de Thoreau, qui dure, consiste à agir lorsque l'action est soutenue par des principes et à ne pas cautionner, ne pas agir, lorsqu'elle ne l'est pas. L'exemple du paiement des impôts n'a rien du chichi lecteur de Contrepoints qui geint de pas pouvoir choisir son assurance santé - question pourtant primordiale pour la liberté innée humaine naturelle de la vraie nature pas du tout artificielle ("et ta sœur ?" comme dit Cravan). Non, Thoreau veut bien payer les impôts si ça entretient les routes, si ça entraîne des passions joyeuses presque, mais il refuse de soutenir un Etat esclavagiste ou qui fait une guerre injuste (encore un effort Français). Thoreau ne demande pas de lire le Monde Diplomatique, il ne demande rien aux autres non plus, à ses "estimés voisins". Il s'étonne simplement qu'un Etat qui se prétend démocratique, pourfendeur de tyran, choisisse la prison comme meilleur lieu pour ses dissidents. Au trésorier des impôts qui vient le voir une fois l'an, il ne dit pas "tu es un con et l'esclave zélé de ton maître", il lui dit "pourquoi fais-tu ça ? Es-tu d'accord pour faire ce métier qui fournit les balles pour les cadavres des Mexicains ?". Il y a donc cette modestie et ce réalisme petit peuple faisant de Thoreau un citoyen au sens minimal : les problèmes sur lesquels il ne veut pas avoir de prise ni de responsabilité, il fait tout pour en être dégagé. Il ne voit pas pourquoi il voterait pour un représentant simplement parce qu'il appartient au parti qui a sa sympathie (encore un autre effort Français). Ceux qui envoient des pétitions, font des congrès contre l'esclavage, applaudissent les soldats refusant de s'engager dans une guerre injuste, lui semblent bien hypocrites de continuer à payer leurs impôts. Ils refusent d'y mettre du leur et attendent, pour que l'esclavage soit aboli par un vote, qu'il n'y ait plus que ça à faire (voter).
(août)
Displaying 1 of 1 review

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.