Je pense honnêtement que je n'étais pas la cible pour ce roman. Hélène, une femme de cinquante ans, se rend à la maison du lac de sa famille en Aveyron avec son père âgé de 80 ans. Elle se retrouve au milieu d'anciennes connaissances et de souvenirs lointains, mais aussi à devoir gérer son père vieillissant et sénile. L'absence de son frère pour s'occuper de leur père est plus que souligné mais au final, personne ne lui dit rien, ce qui semble irréaliste. Dans les rencontres que fait Hélène, on retrouve Patrick, son ancien amoureux.
Au vu du résumé, je m'attendais à une petite histoire d'amour un peu cute sur fond d'histoire familiale. Et bah non, pas d'histoire, pas de véritable fil conducteur dans le récit, on suit juste Hélène et son père pendant quelques semaines. Rien ne se passe véritablement.
Quant à l'écriture, ce n'est pas mal écrit, l'autrice écrit plutôt bien, elle a juste cette fâcheuse tendance à casser les passages poétiques en ramenant les personnages à leur humanité (cc le passage où elle décrit un beau paysage et Hélène s'arrête pour regarder, passage que se termine sur un majecteux "et j'ai pissé"). De plus, il y a nombre de divagations que personnellement je ne veux pas lire (parce que c'est dégoûtant) de la part de la narratrice : les eaux sales du lac (elle imagine qu'il y a des cadavres dans le lac) et la vie sexuelle de son père (qu'elle imagine bander).
La description de l'Aveyron ne m'a absolument pas convaincue, je l'ai trouvé clichée et superficielle, j'aurai largement préféré que l'autrice se détache des aspects que l'on se sert pour arriver à faire situer l'Aveyron à des parisiens. J'ai trouvé ça dommage. Pareil pour la présence de l'occitan dans le récit : un proverbe (pas du tout écrit dans l'occitan languedocien du coin où se déroule le récit selon moi) et la répétition du mot maison (l'ostal) m'a semblé pour le moins légèrement exagéré et superficielle également.