Mais dequessé?
Dès les premières pages, j'ai senti que ce n'était pas ce roman qui allait réinventer la roue des dystopies. Malheureusement, j'ai poursuivi ma lecture dans l'espoir d'y trouver quelque chose. Ce ne fût pas le cas. J'aurais dû voir la note de Goodreads. Le roman comporte plusieurs problèmes, le plus gros étant celui du stéréotype beaucoup trop évident. L'Église est le gros méchant: les homosexuels, l'avortement et les grossesses hors marriage sont de l'hérésie. Aucune nuances, rien. Ian, le père du personnage principal est un gentil petit soldat à la solde du gouvernement, mais il a un soudain sursaut de loyauté envers sa fille ce qui l'amène à être poursuivi par ceux qu'il servait. Malheureusement, pendant une (trop) grande partie de l'histoire, il est dans sa tête, à tenter de vaincre le sycophante, un implant greffé dans sa tête. Le tout le rend erratique, un peu pathétique et vraiment difficile à suivre. Alicia, pour sa part, est une petite écervelée en amour par dessus tout, qui cumule les erreurs idiotes tout le long du roman. C'est d'un commun ... Et ne me commencez pas sur Tommy et la "méga" révélation vers la fin. Je l'ai vu venir bien avant.
La narration est guère mieux, avec beaucoup d'explications et très peu de laisser voir. J'avais l'impression que l'auteur tentait de me prendre par la main et de me guider, sans que je puisse me faire ma propre idée. Heureusement, l'action s'enchaîne rapidement et j'ai pu passer au travers de cette histoire courte quand même rapidement, même si l'histoire m'a laissé un goût amer en bouche. À éviter à tout prix, je ne comprends même pas comment l'éditeur a pu publier ce genre d'histoire sans substance.