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Les Dames de guerre

Les Dames de guerre : Saïgon

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Septembre 1953, New York. La rédaction deLife magazineest en deuil. Son reporter de guerre vedette, Robert Kovacs, a trouvé la mort en Indochine française laissant derrière lui un vide immense.
Persuadée que sa disparition n'a rien d'accidentelle, Elizabeth Cole, photographe de la page mondaine, décide de lui succéder et réalise ainsi son plus grand rêve : devenir correspondante de guerre.
C'est le début d'une enquête à l'autre bout du monde, au cœur d'un écheveau d'espions, de tueurs à gages, de sectes guerrières, d'aventuriers, et de trafiquants d'armes. À Saigon, Hanoï, sur les hauts plateaux du Laos, Elizabeth va rencontrer son destin en exerçant son métier dans des conditions extrêmes et affronter les pires dangers.

462 pages, Kindle Edition

Published February 29, 2024

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Laurent Guillaume

17 books6 followers

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5 (8%)
1 star
3 (5%)
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for alice.
100 reviews1 follower
June 18, 2024
un polar où espionnage et politique s’entremêlent avec des personnages forts et complexes!
et une immersion captivante dans le conflit d’indochine
un must pour les fans de thriller historiques
hâte de la suite!!
Profile Image for Bxnbooks.
88 reviews
January 10, 2025
Précision que je ne suis pas une habituée de ce genre de roman.
Le début est TRES TRES long et je me perdais beaucoup entre les différents personnages.
La 2eme partie est bien meilleure et plus intéressante selon moi.
Une bonne lecture mais complexe à comprendre.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
870 reviews36 followers
April 24, 2024
Premier tome d’une trilogie d’aventure et d’espionnage.

Autant vous le dire de suite : je suis sortie de ma zone de confort avec cette lecture. Espionnage, histoire, guerre, presque 500 pages, autant de paramètres qui me font frémir d’angoisse. Je me suis lancée, j’ai eu du mal à entrer dans le récit. Et puis, petit à petit, je me suis prise à l’intrigue. Elizabeth y a été pour beaucoup. C’est un personnage que j’ai énormément apprécié. Elle n’hésite pas à aller au devant du danger, reporter de guerre pour une femme, c’est pas commun.

« Et soudain, la guerre devint pour elle une réalité tangible, de cris de souffrances, d’odeurs infectes et de peur si intense qu’elle flottait au-dessus des corps martyrisés comme un nuage aigre. La guerre à l’état brut, sans le filtre esthétisant d’Hollywood ou des journaux télévisés. Sans même le filtre familier et rassurant du viseur de son Leica. »

1953. Indochine française. Robert Kovacs, reporter de guerre, trouve la mort en zone de conflit dans des conditions obscures. Elizabeth va saisir l’opportunité de le remplacer et de quitter son quotidien trop paisible, trop mondain, à New York. Son but reste néanmoins de faire la lumière sur la mort de Kovacs. Elle va troquer son tailleur Chanel et ses Louboutins pour une tenue militaire, rejoindre son contact sur place, Graham Fowler, laissant en plan son mari. Elizabeth n’a pas froid aux yeux, c’est le moins que l’on puisse dire.

« Les reporters qui, quelques instants auparavant, baissaient les yeux, honteux, riaient de cette donzelle manucurée et pomponnée sur un théâtre de guerre. Pour qui se prenait-elle, cette mannequin tout droit sortie de la Cinquième Avenue pour leur assener son caprice puéril, et devant le patron en plus ? »

Laurent s’appuie sur la réalité historique, ses personnages inspirés de vrais gens (Robert Kappa par exemple), et sur des faits réels (la reconstitution de l’opération X est juste fabuleuse de réalisme). Il n’édulcore rien, certaines scènes sont glaçantes, les militaires envoyés sur place (qui sont des professionnels) ont bien compris que ce combat est perdu d’avance, seul l’honneur compte.

L’argent du trafic d’opium permet de financer des opérations et d’acheter des informations. Laurent ne passe rien sous silence, le travail de documentation a été énorme. Tout s’imbrique dans ce récit prenant. L’Histoire avec un grand H et la fiction s’entremêlent, immergeant le lecteur dans une ambiance totalement folle. La colonisation n’apporte rien de bon, elle reste bien trop souvent un drame humain. ET c’est ce que Laurent a mis en avant dans « Les dames de guerre ».

Une scène me vient à l’esprit, celle du premier combat auquel a assisté Elizabeth, brandissant son appareil photo comme pour se protéger des horreurs et atrocités. Du point de vue écriture, cette scène est superbe, visuelle et authentique. Le lecteur peut presque sentir les odeurs de la poudre et du sang. Cette scène, vue à travers les yeux (et surtout l’objectif) d’Elizabeth permet d’accéder à ses pensées et émotions, ce qui rend ce chapitre émotionnellement très puissant.

La plume de Laurent est percutante, détaillée, visuelle. Les dialogues sont vifs, et les descriptions plongent le lecteur directement au cœur de l’action. Le rythme ne faiblit jamais. Les personnages sont complexes, profondément humains, catapultés dans des situations extrêmes. Les femmes sont mises à l’honneur dans ce monde masculin. Outre Elizabeth, nous croisons la route de Lian, vivant chichement avec sa grand-mère et son fils, Oanh. La jeune femme fait un travail peu louable pour subvenir aux besoins de sa famille.

Les hommes gravitant autour de notre héroïne sont assez macho, situation oblige. Le capitaine Louis Bremond, surnommé « Le chat », parachutiste dans la Légion Étrangère, tentera de rester discret dans ses missions non-conventionnelles, c’est le moins que l’on puisse dire. Dao et Monsieur Chen, quant à eux, font froid dans le dos. Elizabeth dérange, il va falloir qu’elle soit vigilante sur qui elle côtoie.

Une lecture enrichissante et vive, il n’y a plus qu’à attendre le second tome, prévu pour l’an prochain ! J’ai hâte de le découvrir ! « Les dames de guerre : Saïgon » est une lecture que je vous recommande pour ses personnages et son contexte historique.

« À chaque pas,ses brodequins s’enfonçaient dans la fange, puis faisaient un bruit humide de succion lorsqu’il les en dégageait. Des rebords de son chapeau de brousse coulaient des filets d’eau comme des gouttières. La pluie tombait en abondance depuis trois jours sur la colonne de parachutistes coloniaux français qui progressait dans ce foutu marécage couvert d’eulalie, la fameuse » herbe à éléphants » haute de plusieurs mètres. »

Je remercie les Éditions Robert Laffont, EDITIS et Polar Connection pour cette lecture.

#LesdamesdeguerreSaïgon #LaurentGuillaume
Profile Image for Bruno Menetrier.
314 reviews4 followers
March 2, 2024
● L'auteur, le livre (496 pages, 2024) :
On avait déjà croisé Laurent Guillaume avec deux polars, l'un très parisien (c'était Mako), l'autre très province (c'était Là où vivent les loups). Deux bouquins que l'on avait déjà bien appréciés.
Avec Les dames de guerre : Saïgon, nous partons cette fois à l'étranger, dans l'Indochine des années 50 avec un hommage au célèbre bouquin de Graham Green (Un américain bien tranquille) ou peut-être une sorte de remake français et romancé d'un autre bouquin, celui de William Boyd qui nous contait Les vies multiples d'Amory Clay, une autre photographe.
Ce sera notre second coup de coeur de l'année pour une histoire romancée captivante au coeur d'une grande Histoire passionnante.
Laurent Guillaume nous livre un sympathique roman d'aventures et un joli portrait de dame.
[...] C'est ce que j'ai essayé de faire dans Les Dames de guerre : Saïgon – raconter certes l'histoire de l'opération X, qui a réellement existé et qui était destinée à financer la contre-insurrection en Indochine, mais surtout une histoire romanesque de femmes et d'hommes pris dans les remous de la guerre froide et de la décolonisation.

● On aime vraiment beaucoup :
❤️ Tout au fond de la salle de rédaction du magazine Life, le lecteur ne peut que lever la main quand il s'agit d'accompagner Elisabeth Cole, une américaine bien tranquille, journaliste mondaine new-yorkaise pour Life, à qui l'on demande d'aller jouer au Tintin reporter dans l'Indochine des années 50.
Un lecteur qui ne regrettera pas son coup de tête quand la jolie journaliste monte dans l'avion des commandos français pour les montagnes à la frontière du Laos où se cultive l'opium qui finance la guerre coloniale de la France : la jeune femme frivole va sortir de sa chrysalide, troquer robe et escarpins pour rangers et treillis et va se montrer une redoutable enquêtrice pleine de charme.
❤️ On s'attache bien vite aux personnages choisis avec soin par l'auteur : des espions chinois redoutables, des commandos français borderline, des corses mafieux pas trop clean, des agents de la CIA au double jeu, ...
Chacun d'eux tente de s'accommoder de son mieux des contradictions d'un pays en guerre (une sale guerre) et d'enjeux géopolitiques qui les dépassent (nous ne sommes qu'à quelques semaines de Điện Biên Phủ et les américains piaffent d'impatience en attendant que les français leur laissent le terrain).
❤️ On apprécie que l'auteur ait pris soin de dessiner des personnages qui rappellent leurs modèles de la vraie vie : Graham Fowler est un "américain bien tranquille" (le Thomas Fowler de Graham Green), Robert Kovacs est un clone de Capa (qui travaillait effectivement pour Life et qui a effectivement sauté sur une mine dans cette région en 1954), etc. La postface de l'auteur est à ce titre très intéressante.
❤️ On s'intéresse beaucoup à cet épisode de la guerre française d'Indochine (l'opération X) où le trafic d'opium alimente la fameuse French connection et préfigure ce que seront désormais les dessous des conflits coloniaux (pavot afghan, narcos d'Amérique, ...).

● L'intrigue :
1953 Indochine. le photographe reporter de guerre de Life, Robert Kovacs, saute sur une mine. Il accompagnait une expédition secrète des commandos français dans les territoires du nord, quelque part entre Chine, Vietnam et Laos : les montagnes des tribus Hmong que les français (et plus tard les américains) armaient contre les Viet.
À New York, les candidats remplaçants ne se bousculent pas pour connaître le même sort et, contre toute attente, c'est une jeune femme Elisabeth Cole qui part en Asie pour le magazine.
Laurent Guillaume boucle ces préliminaires rapidement et il ne faut que quelques dizaines de pages à Elizabeth pour boucler ses valises, quitter les mondanités frivoles de New York et s'envoler pour Saïgon.
Mais que cherchait réellement Kovacs chez les commandos français ? Et pourquoi ces derniers ont-ils fait croire qu'il était mort loin des montagnes et de la frontière ?
VietMinhs, Méos, Qingbao chinois, CIA et SIS, SDECE, secte Caodaï, ... les services secrets et les mercenaires s'agitent en Indochine comme les crabes dans leur panier !
Des crabes inquiets de l'arrivée de cette "américaine bien tranquille" qui s'intéresse de beaucoup trop près à la mort de son collègue.
Pour celles et ceux qui aiment les espionnes et les photographes.
Profile Image for Alice.
1,725 reviews27 followers
April 16, 2024
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Les Dames de Guerre - Saïgon ?
"Le fait de m'intéresser à la Corée me pousse petit à petit à m'intéresser à l'Asie dans son ensemble et le Vietnam, dont je ne sais presque rien, m'attire particulièrement, j'étais donc ravie d'avoir l'occasion de recevoir ce livre de la Bête Noire en service de presse."

Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"Fatiguée qu'on ne lui propose que des chroniques de la rubrique mondaine, Elizabeth se propose en tant que reporter de guerre pour remplacer son collègue, décédé sur le terrain, et s'envole pour Saïgon..."

Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?
"J'aimais vraiment beaucoup l'idée de départ, suivre un reporter de guerre, découvrir le Vietnam et changer de destination à chaque tome. J'ai aussi aimé les premières pages, on entre directement dans l'action, et l'écriture très détaillée de Laurent Guillaume était plutôt un point positif. J'aurais pu facilement oublier le côté cliché des personnages si on n'avait continué dans cette veine. Et puis... Lorsqu'on rencontre Elizabeth, elle est nue et sur le coup, ce n'est pas forcément quelque chose que j'ai relevé. Puis, on croise une secrétaire et sa "poitrine en forme d'obus", là, j'ai moins aimé. Quand on fait la connaissance de la seconde héroïne et que, comble de malchance, elle est également nue et que l'auteur nous gratifie une nouvelle fois de la description détaillée de ses seins, j'ai tiqué. J'imagine que le but était de rester dans l'ambiance des années 50 mais comme il n'y a pas de narrateur à l'histoire, pour moi ça ne passe pas. Je peux l'admettre dans les dialogues (où on ne se gêne pas pour gratifier les femmes de "s***" et de "petites p***") mais pas dans le corps du texte. Et pour en avoir parlé avec de nombreuses lectrices, je ne crois pas vraiment non plus que c'était le style d'écriture des romans de l'époque, c'est plutôt l'idée que l'on s'en fait aujroud'hui et que certains aiment bien perpétrer. Bref, à l'allusion suivante, décrivant "deux jeunes femmes nues et leurs corps lisses aux s*** glabres et impudiques", j'ai décidé d'arrêter les frais, et je n'en étais qu'à la page 150."

Et comment cela s'est-il fini ?
"Je n'abandonne quasiment jamais une lecture et je crois que je ne l'ai jamais fait avec autant de facilité pourtant, même si l'histoire avait l'air intéressante. Je crois que j'ai franchi un cap et que pour moi, certaines choses ne sont vraiment plus acceptables, peu importe les excuses que l'on se trouve pour les écrire, les imprimer ou les lire."

http://booksaremywonderland.hautetfor...
336 reviews
March 3, 2024
J’avais déjà découvert l’atmosphère particulière de Saïgon à travers Le Grand Monde de Pierre Lemaître et j’avoue que cela m’a donné envie d’y retourner…. En recevant cette proposition de la part de Babelio, j’ai hésité mais je ne regrette pas ma lecture. Le roman d’espionnage de L. Guillaume est bien écrit et il rend agréablement compte de la complexité des relations diplomatiques à l’époque de la guerre du Vietnam, en 1953. Le personnage d’Elisabeth Cole, envoyée comme journaliste reporter pour Life Magazine, joue parfaitement le rôle de « l’entêtée fouineuse » qui affole les services d’espionnage et menace les rouages d’une mécanique d’échanges bien huilée…
Après la disparition brutale de Robert Kovacs, son reporter de renom, le propriétaire du Life Magazine à New-York sollicite des volontaires pour partir en Indochine et informer par des images chocs qui parlent autant qu’un long article. Avide de sensations fortes, de renouveau dans sa carrière, peut-être même pour se prouver qu’elle peut aussi entrer dans la catégorie des femmes reporters de guerre, Elisabeth Cole répond présente à cet appel…Aussitôt, elle bascule de la rubrique événementielle à la dure réalité du terrain.
Envoyée spéciale à Saïgon, elle est accueillie et protégée par un vieil anglais qui connaît les secrets de Saïgon, c’est Graham Fowler. Elle ne tarde pas à découvrir un réseau de relations intimement liées : la bande des Corses qui tient bon nombre d’hôtels, les trafiquants d’opium, les soldats français dont l’énigmatique Brémond et l’attachant Ferrari qu’elle découvrira lors d’une mission à haut risque sur les hauts plateaux du Laos. Partout, elle se sent espionnée et elle a bien raison mais elle n’a pas l’intention de plier sous la pression. Pourquoi Kovacs est-il mort subitement ? Qu’avait-il découvert ? Il lui semble qu’elle est sur la bonne voie dans son enquête puisque tout le monde commence à réagir…
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman d’espionnage assez complexe. Le rythme est enlevé et l’intrigue fondée sur des faits historiques aux nombreux rebondissements. L. Guillaume nous éclaire habilement sur un conflit historique où de nombreux intérêts se mêlent. L’adaptation filmique de cet ouvrage serait très intéressante !
Merci à Babelio et aux Editions Robert Laffont qui m'ont permis une véritable immersion dans la complexité des relations diplomatiques et commerciales du Saïgon des années 50, à l’heure où la guerre s’enlise de toutes parts sous les yeux des journalistes reporters plus ou moins invités …
303 reviews1 follower
April 6, 2025
Intéressant d'un point de vue historique. Pour le reste, les personnages sont beaucoup trop prévisibles (le militaire dur mais juste, la photographe US carrément caricaturale, la prostituée au grand coeur...), et l'écriture très passe-partout
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