« Quelque chose de trop flou dans cette histoire nous incitait à ne pas avoir envie d’en apprendre davantage. » Dans la jeune vingtaine, Claudine entreprend des études sur le Moyen-Orient en Angleterre, où elle assiste, en compagnie de ses amis, à l’arrestation troublante d’un étudiant. S’installe alors dans le groupe un climat de méfiance. Réunis près de vingt ans plus tard à Londres, ils découvriront la vérité. Devenue journaliste à la télévision, Claudine constatera avec stupéfaction que leurs doutes à l’époque étaient fondés. Pourquoi se sont-ils fermé les yeux ?
Claudine Bourbonnais est née à Montréal. Journaliste à Radio-Canada depuis 1990, elle anime des émissions d’information à RDI et présente les nouvelles depuis 1995. Métis Beach est son premier roman.
Très courte histoire qui se déroule sur 3 moment significatifs. Le premier à Durham, Angelterre, le deuxième au Caire, Égypte et le troisième de retour au Québec, Canada. On y parle de terrorisme, d'islamisme, d'extrêmisme, de racisme, mais aussi de peur. Pertinent, surtout avec l'actualité en ce moment. Plume d'écriture conçise, mais suffisament engageante pour maintenir mon attention en dépit du sujet que je connais moins. Nous fait réfléchir à nos propres actions / réactions. Intéressant à découvrir.
Dans cette autofiction, nous suivons Claudine à trois étapes de sa vie : l’Université en Angleterre, un voyage de 6 semaines au Caire, une visite de son passé 20 ans plus tard. Un mystère enveloppe les deux premières parties et la troisième fait en sorte qu’elles prennent tout leur sens. Une oeuvre politique intrigante!
Roman inspiré d’une tranche de vie de l’autrice. Autour des années 88-89, Claudine est inscrite à la maîtrise au département d’Études Moyennes- Orientales, à Durham en Angleterre. Elle côtoie des étudiants de diverses facultés. Ensemble, ils refont le monde autour d’un verre. Marwan, un étudiant palestinien est désigné par un prof pour s’entretenir régulièrement avec Claudine et enrichir sa culture du Moyen-Orient. Un jour, des hommes en noir sortent Marwan de chez lui et l’escortent pour aller on ne sait où. Le mystère plane. Mais qui est réellement cet homme posé et si doux à ses yeux ? Ça ne sera que plusieurs années plus tard que la quarantenaire comprendra ce qui est arrivé à l’époque.
L’autrice, journaliste et chef d’antenne du Téléjournal Week-end à Radio-Canada, rend bien les ambitions de la jeunesse et décrit le climat universitaire européen de son époque. Une incursion dans la poussière de sable, le soleil, la chaleur et les tourments passés et actuels du Moyen-Orient. Ce livre résonne encore plus depuis l’attentat du Hamas et la prise d’otages en septembre dernier, suivi de la réplique d’Israël qui envahit et bombarde sans cesse la bande de Gaza. Triste pour les deux parties…
« Le temps est un train furieux sans personne aux commandes. » p. 105
« Les hommes qui cuisinent bien sont des êtres attentionnés, généreux – généreux de leur temps. » p. 111
« La compréhension du monde à partir des livres est un leurre. » p. 114
Trois clichés de vie suffisent à tracer le portrait d'une bande d'amis d'université et à travers eux celui d'une génération, les X. L'écriture est ciselée, l'on avance à demi-pas, incertain du chemin. Et puis la surprise, qui des années plus tard vient fracasser l'idée qu'on se fait de cette jeunesse qu'on croyait insouciante, change les perspectives. Alors, il ne reste que l'amour. Mais lui aussi est fragile, comme la vie.
Trois souvenirs racontés par Claudine Bourbonnais, lié à son passé d’étudiante à la maîtrise sur le Moyen-Orient en Angleterre. C’est vraiment intéressant.
Ce recueil intimiste basé sur des faits (avec quelques libertés fictives) a été publié, malheureusement, alors que la guerre entre Israël et la Palestine a subi une escalade tragique. C’est d’autant plus troublant et captivant.
L’intrigue principale était noyée dans un lot d’anecdotes plus ou moins pertinentes. L’autrice critique systématiquement l’apparence des personnages féminins de façon dénigrante (wtf les « mamelles » de Christine, et pourquoi parler de la prise de poids de Salwa Helmy?!). Not my vibe.
J’en aurais pris davantage! J’ai beaucoup aimé la plume de l’autrice. Bémol, je m’attendais à être plus grandement surprise de la révélation de la fin.
Ma foie, je ne m’attendais pas à tout ça. La division de l’histoire est si bien faite, le contexte bien expliqué sans alourdir cette histoire d’amitiés.