Myriam Beaudoin est née au Québec en 1976. Elle a vécu son adolescence au Rwanda et au Mali avant d’entreprendre des études universitaires en littérature française et langue espagnole dans les universités d'Ottawa et de Valladolid. Après un séjour au Brésil où elle a appris une quatrième langue tout en commençant l’écriture de son premier roman, elle a opté pour une maîtrise en création littéraire à l’Université McGill. Son mémoire, qui traite du deuil dans la littérature et qui annonce la thématique d’Un petit bruit sec (2003) a été complété en 2001.
Myriam a enseigné le français langue maternelle et langue seconde à des enfants de pêcheurs au Brésil, à des petites filles hassidiques à Outremont, à des classes d’adolescents québécois. Elle donne depuis quelques années des ateliers d’écriture et des conférences sur son métier d’écrivain. Elle a également été invitée à présenter ses romans en France et en Belgique, dans les lycées, les librairies et les festivals internationaux de littérature.
Aujourd’hui, elle participe à des jurys littéraires, poursuit sa maîtrise en éducation à l’Université de Sherbrooke, et elle se déplace dans les salons du livre, les établissements scolaires et les bibliothèques pour rencontrer ses lecteurs et parler de sa passion.
Son premier livre, Un petit bruit sec (Triptyque) met en scène le bouleversement familial. Sur un fond de Requiem et de poésie, une jeune fille se rappelle le décès de son père et le dernier voyage sur le fleuve Niger.
Hadassa, publié chez Leméac en 2006, parle des hassidim de Montréal et de la fascination qu’ils exercent sur une enseignante et un immigrant polonais. Ce roman a été en lice pour le Prix des libraires du Québec, et il a obtenu en 2007 le Prix des collégiens et le Prix France-Québec. Il est au programme dans plusieurs écoles, collèges et universités au Québec, à Vancouver, dans les Maritimes et en France. Hadassa paraîtra en russe chez Text Publishers en 2011.
À l’automne 2008 et à l’occasion du 30e anniversaire de la maison d’édition La courte échelle, Myriam et neufs auteures québécoises de la relève ont collaboré au recueil de nouvelles jeunesse intitulé Premières amours. Son texte, Senorita Sacha, raconte le coup de foudre, les déchirements et les sentiments contradictoires d’une adolescente de passage à Cuba.
33, chemin de la Baleine est son plus récent roman, publié en octobre 2009 chez Leméac. Récipiendaire d’une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, l’auteure l’a écrit en Flandre, à Val-David et à Montréal. Dans les années cinquante, Éva, désespérément amoureuse et seule, compose des lettres au célèbre écrivain Onil Lenoir.
Myriam Beaudoin est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), et fière de participer activement à l’épanouissement de la littérature québécoise.
L’auteure nous confie avoir commencé son quatrième roman.
Un roman aux allures de fin du monde où la nature se déchaîne.
3 personnages atypiques qui sont rarement mis de l’avant dans les livres et dans la vie. 3 personnages qui n’auraient jamais fait un bout de chemin ensemble autrement que dans un but de survie.
Malgré un roman de moins de 200 pages, c’est un roman lent et qui paraît très lent. C’est très axé sur l’atmosphère et sur cette lenteur, cette agonie quand on sent la fin, mais qu’on ne peut exactement prévoir quand elle arrivera.
J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’originalité dans ce livre, dans sa forme et dans la manière de présenter le sujet.
Je ne crois pas que c’est un coup de coeur, mais j’ai l’impression que ça va m’habiter longtemps.
J’oubliais! Y’a un côté très doux, une écriture très réconfortante malgré la douleur du/des sujet-s.
François sait qu'il ne s'est pas plus préparé à une apocalypse qu'à sa mort. Maintenant, il est pris de court, car elles semblent là, toutes deux réunies.
J'ai l'impression que ce roman est une promesse non remplie. Ça commence en lion, et c'est la partie la plus forte du livre : on doit courir avec Marie, dans la panique générale, sans savoir ce qui se passe, sans savoir quand arrêter. C'est génial de la part de l'auteure parce qu'on peut tous imaginer la situation. Qu'emporteriez-vous dans votre mini-bagage, quelle serait votre stratégie ? Beaucoup aimé aussi la révélation que c'est une coulée de boue, un barrage qui a cédé. Ça change des mondes dystopiques sans Internet ou quoi qu'on retrouve souvent. Ici, le danger est imminent, il ne s'agit pas de réapprendre à vivre dans un monde sans technologie.
Mais ça s'arrête là. Évidemment, de par la nature du roman qui est de survivre au sommet d'une montagne, le livre est très statique. Pas que ce soit impossible de réussir à les rendre intéressants dans ces cas, bien au contraire. On peut penser à My year of rest and relaxation par exemple ou même dans le genre à Le poids de la neige . Mais la différence, c'est que Marie, François et Noé sont peu attachants. Unidimensionnels. Leurs pensées, répétitives. L'ermite, la religieuse, l'enfant handicapé qui pourrait avoir 2 mois ou 10 ans, qui sait. On se lasse un peu. Je suis aussi vraiment contre le fait qu'on utilise le mot menotte au moins 3 fois pour décrire des mains d'enfant omg
Pire encore, la fin est anticlimatique. Pouf, c'est fini. C'est vraiment dommage.
"Exil forcé." "Après le chaos." "Fugitifs effrayés." "L'enfant sur son dos."
Qu'est-ce que ces mots pigés dans le premier chapitre nous disent ?
Qu'on est dans un roman post-apocalyptique.
Bien qu'il y ait beaucoup d'humanité dans ce récit, pour moi ça reste une histoire que j'ai trouvé très triste et je n'apprécie pas de rester avec un sentiment de tristesse ou d'angoisse après la lecture d'un livre.
J'ai été très mitigée durant ma lecture, car j'ai trouvé ça long par moments, mais j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteure. Peut-être y a-t-il eu un peu trop de détails lors de certains passages... Apocalyptique, mais très lent, sujet intéressant par contre.