Το Μανιφέστο του ατομικισμού είναι μια άριστη εισαγωγή στο έργο του Han Ryner (1861-1938), Γάλλου αναρχικού στοχαστή και λογοτέχνη άγνωστου μέχρι σήμερα στο ελληνικό αναγνωστικό κοινό. Σύντομο και περιεκτικό, γραμμένο σε μορφή εσωτερικού διαλόγου, αποκρυσταλλώνει την ουσία της σκέψης του, συμπυκνώνοντας μεστά, σε μικρή έκταση, τις θέσεις του για την κοινωνία, την πολιτική, τις ανθρώπινες σχέσεις. Σελίδα τη σελίδα βλέπουμε να διαγράφεται στο πυκνό αυτό βιβλίο μια ιδιότυπη μορφή αναρχισμού, που έχει για βάση τον Επίκτητο και τον Επίκουρο, μα και τον Σωκράτη και τον Χριστό – ο Ryner συνθέτει ένα ιδιαίτερο ψηφιδωτό, γοητευτικό και ρηξικέλευθο, μια εξομολόγηση καθαρά προσωπική, ένα αληθινό μανιφέστο, που αποτελεί παράδειγμα ελευθερίας της σκέψης.
Issu d'un milieu modeste (son père est employé des postes et sa mère institutrice) et très religieux, Henri Ner réussit à faire des études et prépare une licence en philosophie. À cause de la mort de sa mère, il rompt avec la religion, devient franc-maçon et s'intéresse aux idées sociales. Après avoir publié deux romans en 1894-1895, Henri Ner fréquente les milieux littéraires, en particulier Alphonse Daudet, pour qui il traduit Vie d'enfant de Batisto Bonnet. Après avoir tâté un peu de journalisme, il devient professeur de collège même s'il a beaucoup de difficulté à se plier à la discipline et aux conventions qu'impose une telle carrière. Auteur d'une cinquantaine de livres dans des genres fort divers (romans, contes, essais, théâtre, poésie), il est élu en 1912 « prince des conteurs » par les lecteurs de L’Intransigeant. En 1896, il adopte le pseudonyme de Han Ryner, devient le rédacteur en chef de la revue Demain et collabore à de nombreuses revues et journaux : L'Art social, L'Humanité nouvelle d'Augustin Hamon, L'Ennemi du Peuple d'Émile Janvion, L'Idée Libre de Lorulot, ainsi que L'En dehors et L'Unique d'Émile Armand. À la veille de la Première Guerre mondiale, Han Ryner adopte des positions pacifistes et lutte jusqu'à sa mort pour la reconnaissance de l'objection de conscience. Son pacifisme s'exprime, pendant la guerre, dans ses collaborations à Par-delà la mêlée d'Émile Armand et Ce qu'il faut dire de Sébastien Faure et par la suite au Journal du Peuple de Henri Fabre. Homme aux combats multiples, Han Ryner prend position pour la libération d'Eugène Dieudonné en 1913, pour celle d'Émile Armand pendant la guerre, pour les mutins de la Mer Noire, pour Sacco et Vanzetti et Nestor Makhno. Anticlérical virulent, il s'oppose à l'emprise et au pouvoir de l'Église catholique, surtout en matière d'éducation. En 1936, Han Ryner adhère au Comité mondial contre la guerre et le fascisme. Il entretient des rapports amicaux avec José de Bérys et il est également l'un des rares anarchistes ayant participé au Félibrige.
questo individualista mi piace, soprattutto perché non è tutto chiacchiere - il suo manuale è breve, chiaro e indulgente (se non ce la fai, dice alla fine, continua a provare ma riconosci senza drammi i tuoi limiti), e la sua vita è stata coerente col pensiero. a leggerlo sembra che la serenità dell'animo sia a portata di mano: un'illusione, ma non così estrema. personalmente, per quel che vale, condivido molto di ciò che dice. poi c'è il manuale di epitteto, e c'è leopardi il traduttore. fa quasi sorridere l'intepretazione che leopardi dà dello stoicismo, così rinunciataria e immusonita. povero gobbetto, tanto bravo a fare il poeta ma proprio una lagna d'uomo.