J’ai adoré le voyage de ces quatre enfants, ainsi que la portée symbolique et philosophique des récits. Bien que leur cécité soit un handicap, la foi, la curiosité, l’humilité et l’espoir leur garantissent une grande sagesse et une profonde soif de savoir. Chaque enfant transmet sa leçon aux lecteurs comme aux personnages qu’ils rencontrent sur leur chemin.
La poésie occupe une très belle place dans le roman : elle est douce, intuitive et mélancolique. Je souligne également la richesse des détails historiques relatifs au patrimoine de la Mauritanie, qui m’ont permis de voyager, tout comme ces enfants, entre le bassin d’Arguin, Nouakchott, le fleuve Sénégal et les palmeraies. Tous ces lieux sont décrits de manière à être vécus sans être vus concrètement, à l’image des quatre enfants.
J’ai également apprécié la patience et la bienveillance de chaque personne qui croise le chemin des enfants. On découvre la Mauritanie à travers sa culture, son patrimoine, sa religion et ses coutumes, d’une grande beauté.
Comme il a été répété tout le long comme le souffle de la vie: Dieu est grand!
Conte philosophique. Si perdre la vue permettait d'aller à l'essentiel, à l'amour qui unit, à la compréhension du monde qui nous entouré, à l'espoir que tout est encore possible malgré la laideur du monde, l'état dans l'être humain laisse la planète.