Camarades de promo, Annabelle, Franck, Bertrand, Sébastien, Vanessa sont banquiers, directeurs de communication, chefs de cabinet, journalistes. Ils forment une caste à venir. Celle de l'élite politico-économique. Certains ont des états d'âme, sont à la limite du burn-out, d'autres piaffent de gravir la dernière marche, celle des intouchables, des demi-dieux. Tous ont appris à dissimuler appétits et angoisses derrière la masque de l'establishment bon ton. Mais la disparition brutale de l'un d'entre eux va bouleverser leurs plans et les révéler à eux-mêmes. Débute une contre la montre qui les mènera au bord de l'abîme, aspirés par un mensonge d'état dont ils sont à la fois les architectes et les victimes. L'auteur de Une fille dans la ville et de Comment j'ai liquidé le siècle poursuit avec ce troisième roman, thriller politique au cordeau, son impitoyable analyse du pouvoir.
Roman sur fond de scandale Europe - Goldman Sachs avec maquillage de la dette des pays pour qu'ils intègrent l'Union. Les protagonistes sortent d'HEC, rigolo de détecter certain détails. Pessimiste et un peu agressif, se lit bien.
Lecture assez déprimante, et probablement assez vraie du mélange des genres entre finance, politique, communication, journaliste, etc. Pas très rassurant. Assez perturbant. Mais du coup, bon à lire...
En bande organisée de Flore Vasseur est un roman insoutenable. Insoutenable car il vous brûle entre les mains. Tout est bien trop réel pour qu'il s'agisse d'un roman, c'est en réalité une image miroir condensée de notre époque, et surtout de notre Europe libérale, engoncée dans ses collusions entre politiques, banquiers et journalistes.
Si son précédent roman, Comment j'ai liquidé le siècle était déjà bien in your face, celui-ci place le curseur à 11 avec ses descriptions au vitriol des vies totalement hypocrites de ses personnages. Tantôt détestables, parfois touchants, symptomatiques de tout ce qui est valorisé par notre "élite", Flore Vasseur souligne avec brillance le trou noir où mène leurs ambitions.
Son style est en permanence sur la corde raide, empreint de regrets et d'aphorismes percutants, il nous laisse à peine le temps de respirer. C'est une avalanche de faits saisissants, entremêlés d'émotions qui dressent un portrait terrifiant du présent et du mur qui se rapproche à toute vitesse pour la zone euro — ou bien un déclin progressif ?
Pourquoi pas 5 étoiles alors ? Parce que l'histoire racontée reste tout de même très fine sur 300+ pages et c'est l'aspect pamphlétaire qui domine dans le livre. Des personnages mieux définis, qui évoluent au cours de l'histoire, et une intrigue plus complexe auraient fait de ce roman un chef d'œuvre.