La motivation fait partie de ces questions tout aussi essentielles que délicates qui préoccupent tout juriste. Elle est en outre d'actualité - en France spécialement - avec l'introduction des études d'impact lé gislatives par la loi organique du 15 avril 2009, ou les réflexions en cours au Conseil d'État sur la rédaction (dont la motivation) des déc isions des juridictions administratives. Tous ces facteurs ont conduit l'Institut d'études administratives - sous l'égide de l'Équipe de dro it public de l'Université Jean Moulin Lyon 3 - à organiser un colloque sur ce thème les 17 et 18 novembre 2011. L'originalité de ce colloque est double. Elle réside d'abord dans l'ap préhension de l'ensemble du droit droit international et europ éen, droit interne - constitutionnel, administratif, financier -, voir e droit comparé; elle réside ensuite dans l'examen conjoint de la moti vation des décisions de justice et de l'ensemble des actes émanant d'a utorités administratives ou politiques. Une telle étude méritait d'êtr e tentée car si l'on pressent que les fondements, les formes, le conte nu, ou encore les fonctions de la motivation ne sont pas similaires - ni entre autorités non juridictionnelles et juridictions, ni au sein d es premières, ni au sein des secondes - encore faut-il le mettre en év idence, le préciser voire l'expliquer. Enfin, la dimension prospective est présente, avec notamment deux tabl es rondes, réunissant praticiens et universitaires. La première - rela tive aux actes administratifs - pose la question de l'opportunité d'ad opter (en droit français) un principe général d'obligation de motivati on des actes administratifs. La seconde, consacrée aux décisions de ju stice, s'interroge sur le degré optimal de motivation.