Sortie d'usine : le moment même de la sortie, la débauche, cette bousculade. Mais aussi la sortie définitive : la mort, au quotidien de l'usine, ou l'accident, la mutilation. Ou parce qu'on envoie un jour sa lettre de démission, sur un coup de tête, longtemps retardé : et qu'une fois parti se révèle la peur, que jusque dans les rêves persiste la peur de la machine, de l'usine-maison, de l'enfermement dans un temps figé, déchu. Sortie d'usine - roman, parce que la fiction qui veut conjurer cette peur, si elle inscrit des figures prises à l'usine, en est déjà isolée : comme ces aperçus qu'on en saisit de la rue, par un portail ouvert.
Ce livre ne m'a pas beaucoup plus. Je l'ai lu pour mon cours de HLP, en classe de terminale, et je pense que c'est en parti le style d'écriture qui ne m'a pas plus. Par contre, je me demande si le fait que nous ne connaissons pas l'identité réel du personnage principale (hors de son métier), ne serait pas lié au fait que le travail est déshumanisant, que, dans les usines, chacun est remplaçable, ce pourrait être un tel ou un autre et aussi que les humains deviennent obnubilés par leur travail que leur vie tout entière est résumé à leur travail et rien d'autre. Dans ce livre, on le suit du moment où il rentre dans le train, ou la gare, jusque celui où il y retourne. J'aurais peut-être préféré avoir d'autre aspect de sa vie, et non pas seulement son travail. Après, je sais que vu le nom du livre, il était plus prévisible d'y trouver un livre uniquement basé sur son travail.
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