Il y a des sujets dont on parle peu, qui effraient et qui génèrent des malaises. L’alcoolisme des femmes fait partie de ces thèmes, de ces enjeux trop peu abordés. L’autrice de S’aimer ben paquetée n’a pas eu peur, quant à elle, de partager publiquement son cheminement vers la sobriété. D’abord par le biais d’un blogue débuté en pleine pandémie, en 2020, et ensuite sur les planches grâce à une pièce de théâtre. Le résultat de ce passage à la dramaturgie est un monologue d’une heure, qui fait état avec humour, franchise, tendresse, vulnérabilité et une absence totale de tabous, de ce que l’alcool, ou son absence, a pu représenter pour l’autrice. Le ton est vif et la langue est belle. Il y a dans l’écriture de Cristina Moscini un rythme et une musique qui donnent envie de scander le texte. Entre fulgurances et chutes, son rapport à l’alcool lui permet de réfléchir à ce qu’être une femme peut signifier, dans les rapports de séduction et de performance qu’elle entretient avec le monde qui l’entoure.
Une petite plaquette qui aborde l’alcoolisme sans tabou et avec une grande franchise.
On y suit la relation amour/haine que la narratrice entretient avec l’alcool. On est témoin de ses beuveries, de ses lendemains de veille difficiles mais surtout, de son parcours vers la sobriété.
Un monologue au rythme effréné auquel on accroche sans difficulté.
Le sujet est sensible mais il est amené avec un brin d’humour.
Les mots de l’autrice sont addictifs. À la fois cru et poétique. Ça coule bien et ça nous garde captif.
Ses réflexions sont très intéressantes. Immanquablement, on fini par réfléchir à notre propre rapport à l’alcool, à la place que prend la consommation dans notre vie, dans notre société mais aussi à son emprise sur les relations qu’on entretient avec les autres.
« Être sobre, c’est mettre et lacer mes tites crisses de bottines chaque jour en acceptant qu’y a des choses que je ne peux pas changer. »
J’ai vraiment aimé !
J’ai hâte de relire cette autrice. Une maudite belle découverte !!
Quelle belle écriture colorée, symbolique et poétique! Récit poignant, franc et vrai. Référents de la ville de Québec en prime. Trop court, mais trop beau! J'en veux plus. Simplement et sincèrement le meilleur recueil que j'ai lu depuis au moins 2 ans. Auteure à découvrir, lecture à savourer!
Pour toutes les ptites crisses qui ont connu ou sont encore dans une phase de drame masqué, d'ennui et d'excès, de près ou de loin.
C’est un court monologue écrit avec beaucoup de poésie et de musicalité. La lire m’a donné envie d’aller le voir au théâtre pour voir le texte prendre vie. C’est inhabituel comme pièce, mais on sent bien les influences québécoises. J’y lisais un peu de Fred Pellerin. Bref, c’est si court, ça vaut la lecture.
Je n'ai pas réussi à accrocher. Le sujet m'intéresse beaucoup surtout d'un point de vue féminin, car c'est encore plus tabou, mais là, je suis restée hermétique. Je n'ai pas de reproches à faire, je n'arrive pas à pointer quelque chose du doigt en disant "ça, je n'ai pas aimé", c'est juste un ressenti final d'ennui. Je suis allée au bout, mais j'ai souvent eu envie d'arrêter et je ne sais pas non plus pourquoi je ne l'ai pas fait, mais même si c'était une lecture simple et rapide, le temps m'a souvent paru long.
Au final, ce n'est simplement pas une œuvre pour moi.