Mais quel ramassi de conneries ??!!
J'ai malheureusement acheté ce livre sans regarder le nom de l'autrice et la quatrième de couverture, quelle erreur !
Encore une fois la psychanalyse arrive a essentialisé tout un tas de conneries et les faire passer comme tout à fait normal grâce à une écriture pseudo énigmatique.
Donc si j'ai bien compris, la conclusion c'est qu'il faut nourrir nos rêves pour que "l'ange" nous révèle quelque chose qui fera de nous un "surhumain" (à la Nietzsche)/deployer notre intelligence ? Mais ces rêves sont nourris par notre quotidien ? C'est donc pour ça qu'il faut fuir l'accomplissement de désir trop "facile" (pornographie etc...) ? C'est en faisant cela qu'on s'élève comme "Génie" ?
Ok, mais du coup, cet "ange" est présenté comme une aptitude naturellement présente en nous, comme essentialisé dans notre être.
Donc les personnes à qui cet "ange" révèle les objets qui permettent la "transformation" des images du quotidien en une puissance créatrice (pulsion de vie) sont essentiellement supérieur, ayant dépassé leur condition d'humain consommant leurs désirs fournit par la société.
Et pas une fois l'autrice se penche sur la question la systématisation de l'appauvrissement de l'imagination de certaines classes sociales comme moyen de contrôle/pouvoir.
Ce qui implique l'essentialisation comme supérieur de ceux qui peuvent se permettre de nourrir leur rêve d'images que l'autrice jugerait comme positive. C'est à dire les images qui ne découlent pas de notre société de consommation. Images majoritairement consommé par les classes populaires. Pas besoins de lire beaucoup de sociologie pour savoir que plus quelqu'un est économiquement pauvre, moins il a accès à un capital culturel décent (musée, cinéma etc) et donc de se nourrir d'images nécessaire à altéré une vision du monde (imaginaire radicale de Castoriadis).
On pourrait rétorquer : "Oui mais ce qu'elle dit c'est justement que tout le monde devrait avoir accès à ce capital culturel".
Certes, mais elle n'en parle pas. Donc toute son analyse flotte dans ce vide porté seulement par cette capacité révélatrice qui prend la forme de "l'ange" (on pourrait aussi parler de la façon dont elle choisi l'ange comme cette figure pour cette capacité, et non le daimon de Socrate, mais passons). Donc elle essentialise ce qui nous permet de dépasser notre condition humaine.
Tout ça avec des micro commentaires transphobes ici et là (ça va de pair avec l'essentialisation du genre au sexe qu'on retrouve chez beaucoup de psychanalyse qui n'ont pas trop rompus avec papy Freud).
Mais le pire, c'est vraiment sa façon d'écrire d'une manière volontairement énigmatique/métaphorique, qui n'aide bien sûre pas du tout à la compréhension (est ce que ça serait pas l'objectif, de faire genre la pensée parait plus profonde qu'elle ne l'est ?)
J'entends d'ici son accent de parisienne pédante qui a fait toutes les meilleurs écoles grace à l'argent de papa et maman.
Ce livre est écrit pour les riches daronnes blanches qui ont leurs gamins en écoles catho privé, qui font du pilate, qui sont parties en Inde "pour se ressourcer spirituellement" et qui partent en vacances dans des pays pauvres "parce que c'est pas chère et les gens là bas ils ont rien mais ils ont tellement a donner". Ou pour les mascu performatifs accrocs au post likedin et à l'IA afin que ce livre leur donne un air plus mystérieux et de sachant.
Franchement immonde comme lecture.