Barbelés est le récit autobiographique d’un homme en prison depuis 40 ans ; c'est à la fois un magnifique hommage à la littérature et une description crue du milieu carcéral. À travers ses lectures des poètes tels Baudelaire, Nelligan et Paul-Marie Lapointe, des philosophes comme Nietzsche et Sartre, ou des romancières comme Albertine Sarrazin et Nelly Arcan, l’auteur nous livre des pans de sa vie : son enfance, sa jeunesse délinquante, ses amours, ses vols qualifiés et ses détentions, depuis le centre de rééducation de Boscoville jusqu’à l’établissement à sécurité maximale de Donnacona.
C’est un vibrant témoignage, d’une grande qualité littéraire, de la passion de l’auteur pour la lecture, la peinture et l’écriture, ses seuls moyens d’évasion et de réflexion à l’intérieur des établissements pénitenciers «où les insignifiances verbales prennent parfois des proportions démesurées et deviennent des arguments qui, à travers la violence physique, justifient tous les déversements de haine et de refoulement».
Pierre Ouellet est un professeur, poète, essayiste et romancier québécois né en 1950 à Québec.
Après avoir soutenu une thèse de doctorat à l'Université Paris VII en 1983 sous la direction de Julia Kristeva, il obtient un poste de professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi. Il est aujourd'hui professeur titulaire au département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal et titulaire de la chaire de recherche du Canada en esthétique et poétique. Ses recherches portent principalement sur l'esthétique, le fictionnel, la parole, le rapport à soi et à l'autre, le phénomène de l'empathie, la perception, l'altérité dans ses phénomènes d'énonciation, le regard et la métaphore1.
Il a dirigé la revue Protée et a été rédacteur en chef de la revue RS/SI (Recherches sémiotiques/Semiotic Inquiry). En 2001, Pierre Ouellet cofonde, avec Simon Harel, le site montréalais du Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CELAT).
Le 15 septembre 2009, Pierre Ouellet est élu à l'Académie des lettres du Québec. Depuis le 1er janvier 2010, il est directeur de la revue littéraire Les Écrits.
À travers une série de pensée, de récit, de dialogues, on découvre cet homme, ce personnage (est-ce vraiment autobiographique, certaines incohérences sur Internet et la biographie de l’auteur me font douter, si quelqu’un peut confirmer ou infirmer ce serait apprécié) qui raconte sa vie et partage son expérience. Entre philosophie, sociologie, poésie, d’une référence littéraire à une autre, on se promène beaucoup et le tout est intéressant sans être captivant. On le lit par petits bouts ici et là. Si c’est effectivement autobiographie, cela est d’autant plus intéressant, si ce n’est que fiction, cela perd quelques plumes. Je suis content de l’avoir lu, sans pour autant dire que je le recommanderais absolument!
C'est un récit que j'ai trouvé très intéressant, quoique inégal. Je me suis régalée de certains passages, entre autres les conversations avec son chum Riko, alors que j'en ai lu plusieurs autres en diagonale. Le cul est très présent en début de livre et laisse de plus en plus place aux partages littéraires de l'auteur, ses coups de coeur, des réflexions qui l'ont marqué.
Pour moi, ce livre est un argumentaire très convaincant pour la nécessité des bibliothèques en milieu carcéral.
Je dois avouer que j'ai noté quelques suggestions de lecture de l'auteur et j'ai été agréablement surprise par la place prédominante qu'il accorde à des écrivains féminins. C'était rafraîchissant.
J'ai été très touchée également par la sensibilité et l'auto-critique de l'auteur. Ce livre est une belle découverte dans son ensemble.
Un des rare livre que je n'ai pas terminé ma lecture dû au manque de propos intéressants et dû aux sujets répétitifs. Pour un homme qui a passé sa vie en prison, je m'attendais à un récit autobiographique qui aurait pu être plus captivant. Je m'attendais à ce qu'il rapporte son vécu en prison, les raisons de ses différents délits, ses réflexions personnelles... Malgré le fait que c'est relativement bien écrit (même si on ne sait même pas qui qui l'a vraiment rédigé), je conseille de ne pas perdre son temps avec ce livre sans fond et sans but.