Je m'appelle Anne de Montfort. En cet automne 1761, j'apprends que Jean, mon frère, ma seule famille, a disparu aux Indes. Est-il tombé dans la guerre sans merci opposant Louis XV au roi d'Angleterre, des Amériques à l'Asie ? Croupit-il dans les geôles de Madras ? A-t-il résolu de chercher fortune au service de quelque nabab ? Je veux, je dois savoir. Comment ? À dix-huit ans à peine, orpheline, sans le sou, sans relations, dois-je me résigner et accepter ce destin tout tracé, le couvent ? Et s'il existait un autre choix, plus insensé, celui d'embarquer sur un navire, à n'importe quel prix ? Mon cousin René-Auguste de Chateaubriand, armateur respecté parmi ces messieurs de Saint-Malo, mon ami d'enfance Corentin, matelot de la Compagnie des Indes, mère Saint-Yves, supérieure des Ursulines de Dinan, m'aideront-ils ou me feront-ils obstacle ? Je n'ai pour moi que ma jeunesse, le prestige de mon nom, ma détermination, et cette devise d'Anne de Bretagne que j'ai faite mienne : non mudera, je ne changerai pas.
Marina Dédéyan est née à Saint-Malo. De tempête et d'espoir - Saint-Malo, son quatrième roman, évoque avec fougue et justesse la Bretagne des grands navigateurs et du commerce maritime, en ce siècle où tant les philosophes que les expéditions lointaines façonnèrent le monde moderne.
3.5 en fait. L'histoire est engageante (et je vais lire le T2), mais il faut depasser kes 100 premieres pages. Un peu... pedantes. Et il faur aussi lire les pages apres pages de descriptions parfois inutiles. Il y a certes recherches historiques mais le detail precis du chargement d'un navire partant pour les Indes est-il necessaire? La relation entre Annick et l'Ecuyer est interessante ceci dit, et je me rejouis de decouvrir la suite tout de meme.
3.5 ⭐️ Le début est assez long mais le tableau dépeint est remarquable. La Bretagne du XVIIIe siècle, les salons bourgeois, le couvent, les ruelles pavées de Saint-Malo, les tavernes, la mer, puis au loin le souffle chaud et épicé des Indes. Anne cherche à embarquer à bord d’un navire pour retrouver son frère disparu à l’autre bout du monde. Orpheline et sans le sou, elle accepte de sceller son destin à celui d’un armateur à la réputation sulfureuse. La suite est une lutte de chaque instant, de patience, de détermination, de légitimité, de séduction. Avec du recul, j’ai trouvé le roman plutôt pas mal mais un peu inégal. Il me semblait parfois que le récit était trop dense et pompeux. On aurait pu abréger au lieu de faire deux tomes car l’action est lente à décoller. Toutefois c’est un premier tome introductif, long et minutieux, où l'ambiance d'un autre temps résonne particulièrement en conférant un charme indéniable au roman.