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Zaïre, Le Fanatisme ou Mahomet le prophète, Nanine ou l'Homme sans préjugé, Le café ou l'Ecossaise

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Rien n'approche, dans l'histoire du théâtre, le naufrage du répertoire voltairien après un siècle de gloire, qui l'égala à Corneille et Racine, et le fit jouer dans tout le monde occidental, d'Amérique en Russie. Dans notre mémoire, l'ironie a terrassé le pathétique, la prose le vers, sans pour autant sauver les comédies, où le rire se mêle d'ailleurs aux larmes. À elle seule, la curiosité devant des métamorphoses aussi inouïes, un désastre aussi saisissant, devrait suffire à justifier ce choix de quatre pièces pratiquement indisponibles - deux célèbres tragédies, une comédie sentimentale en décasyllabes, une espèce de drame bourgeois en prose. Mais notre désir va plus loin que le légitime souci de comprendre la chute de la maison Voltaire après tant de splendeur. Nous espérons contribuer à un retour de Voltaire dramaturge dans les lycées et les universités, et pourquoi pas sur les planches. Car en ne voulant retenir du siècle des Lumières que Marivaux et Beaumarchais, c'est un pan tout entier de notre culture et de notre patrimoine théâtral qu'on jette à la voirie, comme autrefois les acteurs non repentis. On supplie Messieurs les directeurs de troupe, Messieurs les metteurs en scène, Messieurs les comédiens, de s'intéresser un peu à la mémoire de leur profession.

400 pages, Mass Market Paperback

First published January 1, 1975

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About the author

Voltaire

9,570 books5,094 followers
Complete works (1880) : https://archive.org/details/oeuvresco...

In 1694, Age of Enlightenment leader Francois-Marie Arouet, known as Voltaire, was born in Paris. Jesuit-educated, he began writing clever verses by the age of 12. He launched a lifelong, successful playwriting career in 1718, interrupted by imprisonment in the Bastille. Upon a second imprisonment, in which Francois adopted the pen name Voltaire, he was released after agreeing to move to London. There he wrote Lettres philosophiques (1733), which galvanized French reform. The book also satirized the religious teachings of Rene Descartes and Blaise Pascal, including Pascal's famed "wager" on God. Voltaire wrote: "The interest I have in believing a thing is not a proof of the existence of that thing." Voltaire's French publisher was sent to the Bastille and Voltaire had to escape from Paris again, as judges sentenced the book to be "torn and burned in the Palace." Voltaire spent a calm 16 years with his deistic mistress, Madame du Chatelet, in Lorraine. He met the 27 year old married mother when he was 39. In his memoirs, he wrote: "I found, in 1733, a young woman who thought as I did, and decided to spend several years in the country, cultivating her mind." He dedicated Traite de metaphysique to her. In it the Deist candidly rejected immortality and questioned belief in God. It was not published until the 1780s. Voltaire continued writing amusing but meaty philosophical plays and histories. After the earthquake that leveled Lisbon in 1755, in which 15,000 people perished and another 15,000 were wounded, Voltaire wrote Poème sur le désastre de Lisbonne (Poem on the Lisbon Disaster): "But how conceive a God supremely good/ Who heaps his favours on the sons he loves,/ Yet scatters evil with as large a hand?"

Voltaire purchased a chateau in Geneva, where, among other works, he wrote Candide (1759). To avoid Calvinist persecution, Voltaire moved across the border to Ferney, where the wealthy writer lived for 18 years until his death. Voltaire began to openly challenge Christianity, calling it "the infamous thing." He wrote Frederick the Great: "Christianity is the most ridiculous, the most absurd, and bloody religion that has ever infected the world." Voltaire ended every letter to friends with "Ecrasez l'infame" (crush the infamy — the Christian religion). His pamphlet, The Sermon on the Fifty (1762) went after transubstantiation, miracles, biblical contradictions, the Jewish religion, and the Christian God. Voltaire wrote that a true god "surely cannot have been born of a girl, nor died on the gibbet, nor be eaten in a piece of dough," or inspired "books, filled with contradictions, madness, and horror." He also published excerpts of Testament of the Abbe Meslier, by an atheist priest, in Holland, which advanced the Enlightenment. Voltaire's Philosophical Dictionary was published in 1764 without his name. Although the first edition immediately sold out, Geneva officials, followed by Dutch and Parisian, had the books burned. It was published in 1769 as two large volumes. Voltaire campaigned fiercely against civil atrocities in the name of religion, writing pamphlets and commentaries about the barbaric execution of a Huguenot trader, who was first broken at the wheel, then burned at the stake, in 1762. Voltaire's campaign for justice and restitution ended with a posthumous retrial in 1765, during which 40 Parisian judges declared the defendant innocent. Voltaire urgently tried to save the life of Chevalier de la Barre, a 19 year old sentenced to death for blasphemy for failing to remove his hat during a religious procession. In 1766, Chevalier was beheaded after being tortured, then his body was burned, along with a copy of Voltaire's Philosophical Dictionary. Voltaire's statue at the Pantheon was melted down during Nazi occupation. D. 1778.

Voltaire (1694-1778), pseudónimo de François-

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Yann.
1,413 reviews394 followers
January 28, 2015


J'avais acheté ce livre il y a dix ans à l'institut du monde arabe, et avais oublié de le lire. Il s'agit de quatre tragédies écrites par Voltaire. L'introduction est très fournie et détaillée: son rédacteur a à cœur de faire comprendre quel fut l'immense succès de ces pièces jusqu'au XIXe siècle avant de tomber dans un oubli presque total. On a un tableau détaillé du nombre de représentations par décennies qui est éloquent. Du coup, c'est l'occasion de découvrir un aspect de Voltaire qui sort des sentiers battus, le tragédien.

Le ressort de toutes ces pièces, c'est le pathétique, la terreur que l'on éprouve face à l'horreur, et dont la racine est ici toujours une même passion: la jalousie. Qu'elle soit fondée ou non, elle pousse invariablement celle qu'elle étreint à commettre un crime, qui le jette bientôt dans le désespoir.

La première pièce, Zaïre, a pour théâtre le proche-Orient après les croisades: la fille de Lusignan, élevée dans le mahométisme, est amoureuse d'Orosman, lequel partageant ses sentiments, se flatte d'en faire bientôt la reine de son harem. Mais elle apprend qu'elle est fille de chrétien, et son père la presse de revenir à la foi paternelle. Ça finit mal.

La seconde a pour théâtre la prise de La Mecque par Mahomet: Zopire, le shérif de La Mecque, ennemi juré du prophète, ne vaut rien céder, mais ses deux enfants, Séide et Palmire, sont captifs de ce dernier, et ont adopté ses principes. Vont-ils se retourner contre leur père? Pour les besoins de l'intrigue, Mahomet est particulièrement chargé par Voltaire, ainsi qu'il le reconnut lui-même. La pièce fut critiquée lors de sa sortie par une censure qui y voyait une attaque indirecte de la religion catholique.

La troisième pièce, l'Homme sans préjugé, met en scène un noble qui ne veut que jouir des plaisirs de l'amour sans s’embarrasser d'aucun lien de fidélité, et aspire à conquérir Nanine, une jeune bourgeoise. Cela ne va pas sans provoquer l'ire d'une baronne que cette disposition blesse: tout est mis en œuvre pour tourmenter. La pièce reprend un thème traité par Marivaux dans Le préjugé vaincu.

L’Écossaise prend place en Angleterre, où les écossais subissent des persécutions. Le mauvais rôle est tenu par Frelon, un ennemi déclaré du parti des philosophe, que Voltaire s'amuse à charger de tous les ridicules: il s'agit bien de s'en prendre à Fréron qu'il avait déjà agoni d'injures dans ses épigrammes. On entend souvent répéter cette erreur consistant à attribuer à Voltaire quelque chose comme: je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire. Rien ne fut au contraire plus opposé à son caractère, car il ne cessa, pour fermer la bouche de ses ennemis, de les couvrir de ridicule.
Profile Image for Amandine.
450 reviews64 followers
October 21, 2012
Lecture de Zaïre [2,5 étoiles] : Que ces personnages ont pu m'agacer ! Seul Orosmane a trouvé grâce à mes yeux par sa modération, sa générosité et son amour. Zaïre aurait pu m'attendrir, mais ses retournements trop soudains m'ont dérangée. Quant à Néréstan et aux chrétiens du récit en général, qu'ils m'ont semblé insupportables de certitudes, d'arrogance et d'intolérance ! Malgré tous les signes de bonté manifestés par Orosmane, ils n'en continuaient pas moins à le noircir et à menacer Zaïre des pires horreurs si elle persistait à l'aimer. Certes, ils étaient restés enfermés quelques temps à cause du père de ce musulman (en même temps, en allant attaquer un autre, il faut s'attendre aux conséquences et à ce qu'il ne soit pas forcément très content), mais cela n'a pas empêché mon agacement.

Au-delà de ces sentiments ayant trait à l'intrigue, j'ai été assez intéressée par la problématique de l'identité religieuse qui ressort de cette pièce : appartient-on à telle religion par ses parents ou plutôt à celle dans laquelle on a été élevé ? Ou encore à celle de l'homme aimé ? Peut-on aimer quelqu'un d'une autre religion ? Ce sont autant de questions qui me sont venues lors de ma lecture. J'y ai apporté mes propres réponses, en fonction de mon vécu et de mon regard contemporain, mais je me pose la question de la réponse qu'on y aurait apporté au 18e siècle. Et Voltaire, qu'a-t-il voulu transmettre par cette œuvre ?

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Lecture du livret d'opéra Zaïra de Romani (en italien) en parallèle pour l'un de mes cours [3 étoiles] : comme en témoigne ma note, j'ai préféré cette seconde version de l’œuvre à la seconde. Connaissant déjà l'intrigue, j'ai jugé inutile de m'en agacer à nouveau, ce qui a également joué dans mon appréciation. Les personnages m'ont semblé plus "typés" et caricaturaux, notamment le personnage du vizir complotant plus ouvertement contre le couple Zaïr-Orosmane. L'histoire m'a semblé quant à elle plus rapide et resserrée, suscitant moins de réflexion et évitant mieux les temps morts. Ces deux éléments a encore renforcé la dimension émotive et tragique de cette œuvre d'après moi : Romani joue davantage sur les sentiments des personnages et des spectateurs.
Profile Image for Czarny Pies.
2,891 reviews1 follower
April 20, 2015
Ebloui par le brio de Candide, j'ai lu cette petite oeuvre dans l'espoir d'y trouver un peu de la meme magique. Ca été une grosse deception.

Zaire la premiere piece dans ce livre est un mélodrame ennuyant et tout à fait prévisible. L'objectif de Voltaire est d'attaquer l'intolerance réligieuse. Pour présente sa thèse il présenter l'histoire d'amour entre deux gens personnes attrayants qui s'aiment l'un et l'autre et qui sont à la veille de se marier quand le facteur de religion arrive pour contrecarrer les beaux plans des jeunes amoureux et entrainer leurs morts.
La strategie de Voltaire est bien concu. Tout le monde a vu un tel drame se déroule dans leur entourage personnels. On connait un jeune protestant et une jeune catholique ou un juif et une chretienne qui veulent se marier mais qui se trouvent empecher par leurs parents. Les jeunes respectent les voeux de leurs parents et qui sont par consequent malheureux pour le reste de leurs vies.
Possiblement, parce que le premise de base etait tres solide "Zaire" a joui d'une énorme popularité auprès de public pendant 200 ans. Entre 1732 et 1936 il y eu presque 500 réprésentations à la Comédie Francaise. Elle a été traduite en maintes langues et a connu du succès en Angleterre, au E-U et en Amerique Latine.
Pourtant, pour un lecteur moderne, "Zaire" ne fonctionne pas. Le premier probleme est l'intrigue ressemble beaucoup a celle d'Othello. La belle chretienne Zaire se fait tuer par son fiance musulman qui croit qu'elle le trompe. La piece de Shakespeare est un chef-d'oeuvre. Voltaire nous rend une parodie grotesque. Les personnages chez Shakespeare sont nuancés (au moins queleques peu). Les personnages chez Voltaire sont dépourvu de toute nuance. Il n'existe auncune division de pensee parmi les gens qui s'opposent a l'union de Zaire et de son fiance musulman. En plus ils sont tout a fait incapable de reflechir sur les consequences negatives possibles se le mariage ne se fait pas. Zaire a contribue a un debat social important durant une certaine periode mais il n'a rien a offrir le public de notre temps.

Dans la deuxième pièce, qui est absolument immonde, Voltaire nous livre un Mahomet absolument diabolique. Il enleve deux enfants (un garcon et une fille) d'un adversaire politique et les enleve dans sa maison sans leur reveler l'identité de leur peur. Quand le fils est a l'age adulte il le pousse a tuer son pere biologique. Il veut ajouter la fille a son serail, mais elle s'y echappe en se suicidant. Le Grand Voltaire savait vraiment offenser.

J'ai decide de ne pas lire les deux dernieres pieces dans cette collection. Je ne vous encourage pas de l'entamer.
Profile Image for Melisande.
3,267 reviews
December 30, 2012
je n'ai lu que Le Fanatisme ou Mahomet le prophète pour les cours et c'était plutôt pas mal
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