"Ce qu'il faut, c'est rester normal." Facile à dire, plus difficile à faire. Surtout quand on s'appelle Junior et que l'on est le rejeton d'une famille suisse aussi riche que déjantée. En comparaison, on envierait presque les Misérables... Jugez un peu : le père est un blasé de la jet-set qui partage son quotidien entre les combines louches et les putes interchangeables. La mère, ancienne actrice de porno reconvertie dans la vie de poule de luxe, est surnommée "Névrosa" – tout un programme. La pauvre (enfin, façon de parler) ne culpabilise jamais : ça donne des rides, paraît-il. Quant à la sur (dite "Sister", ça fait tellement plus chic), elle traîne son ennui et son anorexie comme d'autres arborent le dernier Cartier. Seul Junior semble faire preuve d'un semblant de "normalité" (dans cette famille, l'usage du mot implique l'utilisation de guillemets) malgré ses lignes de coke en guise de céréales au petit déjeuner. Et justement, ce jour-là, Junior a décidé d'être "normal" : il a convoqué toute sa famille chérie pour fêter Noël. Comme chez les pauvres, parfaitement. Légère différence, toutefois : ici, on fête Noël en septembre. Pensez donc : c'est bien trop difficile de réunir tout le monde le 25 décembre... Papa est chez Mick Jagger sur l'île Moustique, Névrosa est à Gstaad où elle expérimente toutes sortes de sports de glisse, Sister est en boîte à Milan (ou à Tokyo, Rio ou Captown, allez savoir). Cher Junior... Aurait-il la nostalgie des vrais Noëls de son enfance ? À moins que toute cette débauche d'énergie ne soit le prélude à une sombre machination... Réponse – inattendue – à la fin de cette histoire vraiment pas comme les autres. Comme scénariste de Rester normal, Beigbeder est à son affaire : la vie tristement chic et follement ennuyeuse (ou l'inverse) de la jet-set, il connaît. Pour cette plongée au cur de l'enfer genevois, le chroniqueur-romancier-ancien publicitaire-homme de medias (on oublie sûrement des étiquettes : prière de compléter vous-même) a ajouté une corde à son arc : celle d'auteur de bandes dessinées. Pour l'épauler, il est allé chercher Philippe Bertrand, dessinateur de BD érotico-chics-et-chocs des années 80 (Linda aime l'art, c'était lui). Résultat : une fable grinçante qui dépeint la cruauté et le vide existentiel qui sévit dans ces milieux. En bon publicitaire pétri de sens du dialogue et de la formule, Frédéric Beigbeder truffe son récit de répliques qui claquent comme une American Express sur le comptoir d'une boutique de luxe. "J'aime bien quand la nuit tombe sur le lac Léman. Je ne sais pas pourquoi, ça me donne envie d'être communiste", se lamente Junior au cours d'une balade sur son yacht. Ses personnages sont vides, froids, désincarnés, sans consistance ? Son récit flirte en permanence avec la superficialité ? C'est parce qu'il fait corps avec son sujet, justement. Entre deux clins d'il publicitaires à Ladurée et aux Daft Punk, Beigbeder (ou BeigBD, si vous préférez) met le doigt au cur de la non-vie édifiante de ses personnages. Et, comme il est plus malin qu'un singe, il désamorce toute critique qui le taxerait de complaisance et d'absence de recul grâce à de petites astuces, comme ce faux bulletin incitant le lecteur à envoyer de l'argent à une association caritative. La fin de l'histoire paraîtra habilement d'actualité à certains, honteusement opportuniste à d'autres. À chacun de se faire sa propre opinion. En tout cas, ne comptez pas sur les personnages du livre pour vous y aider : chez ces gens-là, on ne fait preuve ni d'états d'âme ni de sens critique. C'est déjà tellement fatiguant de conserver un teint éclatant... --Gilbert Jacques
Beigbeder was born into a privileged family in Neuilly-sur-Seine, France. His mother, Christine de Chasteigner, is a translator of mawkish novels ( Barbara Cartland et al.); his father, Jean-Michel Beigbeder, is a headhunter. He studied at the Lycée Montaigne and Louis-le-Grand, and later at the Institut D'Etudes Politiques de Paris. Upon graduation at the at the age of 24, began work as an advertising executive, author, broadcaster, publisher, and dilettante. In 1994, Beigbeder founded the "Prix de Flore", which takes its name from the famous and plush Café de Flore in Saint-Germain-des-Prés. The prize is awarded annually to a promising young French author. Vincent Ravalec, Jacques A. Bertrand, Michel Houellebecq are among those who have won the prize. In 2004, the tenth anniversary of the prize, it was awarded to the only American to ever receive it, Bruce Benderson. Two of Beigbeder's novels, 99 Francs (Jan Kounen, 2007) and L'amour dure trois ans (Beigbeder, 2011), have been adapted for the cinema. In 2002, he presented the TV talk show "Hypershow" on French channel Canal+, co-presented with Jonathan Lambert, Sabine Crossen and Henda. That year he also advised French Communist Party candidate Robert Hue in the presidential election. He worked for a few years as a publisher for Flammarion. He left Flammarion in 2006. In May 2007 he spent time in the United States to shoot a film about the reclusive American author, J.D. Salinger.
Ostati normalan je strip sa puno potencijala, ali lošom realizacijom. Ovo je neka vrsta društvene satire. Centar satire su bogate i poznate ličnosti.
Autor proziva način života. Pokazuje mnoge detalje za koje "običan" narod zna, mada provlači i mnoge teorije zavera i neke poznate ličnosti kroz radnju. Radnja je pomalo nabacana, pa se dosta toga dešava u svega par stranica. I pored toga, meni je ovaj strip bio isuviše monoton.
U odnosu na broj strana, postignuti efekat priče je mizeran. Autor ovim delom proziva i provocira, ali ne čini to na pravi način. Takav je bar moj utisak bio. Crtež mi se svideo. Unikatan je, u nekom vidu karikature. Ništa specijalno, ali ipak interesantno uradjeno, sa kolorom prigodnim samom crtežu.
Provlači se kroz ovaj strip i mnogo moralnih pitanja, ali je na čitaocu da ih shvati. Recimo, da li vam se dopada ovakav život? Može li okruženje da utiče na pojedinca ili će pojedinac ostati "normalan"? Gnušate li se scena koje su pred vama ili vas pak privlače? Osudjujete li neke postupke, prihvatate ih ili razumete? Kakav je vaš život i da li biste možda isto živeli da ste na mestu porodice iz priče? Kao što rekoh, na čitaocu je da eventualno izvuče pouke i shvati delo na svoj način.
Kao što sam ranije rekao, ovo je jedna satira i prozivka bogatih, njihovih poroka i načina života. Pored toga, ovo je jedna tragedija. Uglavnom, ovo je strip bez kog sam definitivno mogao da živim. Nisam očekivao ništa specijalno, pa se nisam preterano ni razočarao.
Obzirom da nikad nisam citao nešto od Fredrika Begbedea, ova grafička novela mi je dala podstrek da tako nešto dodatno prolongiram.
Nabavana priča koja se referenciran na poznate licnosti koji imaju probelm da se zabave usled prevelikog novca i prevelikih mogucnosti. Vrlo dosadna prica.
Karikaturi crtež sam po sebi je dobar i ide uz ovakvu priču ali uz nju i on ostavlja utisak površnosti i želje da provocira ali na jedan vrlo mediokrataki način.
Divertissant, j'admet que l'ouvrage doit plutôt être destiné à faire rire les riches entre eux qui se moque gentiment de leur condition de privilégié mais cette désinvolture et cette esprit moqueur présent dans toute la bd avec une certaine vulgarité facile constitue l'humour classique de Freddo alors aucune bonne ni mauvaise surprise.
Entirely absurd (yet strato-realistic) antics of an extremely rich family and their entourage- celebrating Christmas in September for reasons divulged in full at the surprising end of this album.
I enjoyed the wealthy arab over any three others. He's the fixer and the most mentally composed of the motley crew even though he's as young as anyone in the story. I most enjoyed his various methods of keeping the party afloat.