Catherine, à la différence de sa mère et de son père, est dotée de l’ouïe et de la parole, tandis que la société a accolé à ses parents l’étiquette de « sourds-muets* ». Cette étiquette qu’on leur a accolée est loin d’être le simple constat d’une réalité physiologique ou d’une condition médicale, c’est aussi, et surtout, la condamnation à vivre en dehors du monde. Car, pour les gens de leur milieu et de leur génération, cela voulait dire grandir en institution, avec tout le cortège de mauvais traitements et d’humiliations qui va avec, cela voulait dire se sentir désespérément isolé, même au beau milieu des fêtes familiales. Cela veut dire ne pouvoir exister vraiment que dans l’espace que leur ouvre un langage secret, celui des signes, auquel les entendants n’entendent rien. Ainsi, dès son âge le plus tendre, Catherine devra malgré elle se faire l’interprète de ses parents, être leur lien avec le monde « normal », la dépositaire de tous leurs secrets. Catherine grandit donc déchirée entre la honte de ses parents et un sentiment de responsabilité envers eux, tout aussi irrépressibles l’un que l’autre. Elle est également déchirée entre sa mère, à qui la parole a été refusée, et sa grand-mère, qui parle trop. Car si les deux femmes de sa vie ont quelque chose en commun, l’une dans ses cris informes et l’autre dans son babil inextinguible, c’est que ni l’une ni l’autre n’a conscience des limites, n’a conscience de ce qu’une fillette de six ans peut ou ne peut pas, doit ou ne doit pas, savoir. Traversée par toutes ces paroles, Catherine apprendra peu à peu à écouter sa propre voix, à l’imposer, à donner un sens au chaos sonore dans lequel l’a plongée sa naissance. (*) À noter que les termes « sourds-muets » ou « sourds et muets », d’usage lors de l’enfance de la narratrice, sont aujourd’hui révolus. Il est plus adéquat d’utiliser le terme « sourds », ou encore « personnes sourdes » de même qu’il est convenu de parler de la « langue des signes ».
Lecture arrêtée à la page 72. Ce n'est pas un défi pour grand lecteur cet amalgame de phrases longues et maladroites. C'est une maladresse sans nom. Non seulement je n'ai pas eu de plaisir en lisant, l'auteur fait tout pour qu'on ne sache jamais trop de qui il est question quand elle écrit. En plus même de peut-être s'être trompé quand elle dit que Catherine est la 7e enfant de son grand-père? Bref, ce n'est pas bon non plus pour la maison d'édition BORÉALE qui l'a sans aucun doute échappé en publiant ce livre tel quel.
J'ai arrêté de lire à la page 80... C'est dommage parce que l'histoire me semblait vraiment intéressante, mais la forme du texte était tout simplement trop difficile à suivre ! D'abord, des phrases beaucoup trop longue où je me perdais tout le temps (qui me faisait penser au style de Nelly Arcan - en moins cru - ou Catherine Éthier - sans humour). Ensuite, je ne comprenais pas la moitié des métaphores (et il y en a beaucoup!). Enfin, des temps de verbes qui changent constamment, rendant difficile à saisir la chronologie, et l'autrice utilisait le "vous" sans que je saisisse vraiment à qui elle s'adressait (parlait-elle à nous, les lecteurices, ou à des personnes dans l'histoire ??)
En lisant la quatrième de couverture, l’idée de base de cette histoire m’avait interpellé: Une jeune fille avec une ouïe sans particularités qui doit jongler avec la surdité de ses parents et la société.
Je me suis beaucoup perdue dans ce roman. Plusieurs segments décousus où il est très facile de se perdre et d’essayer de comprendre le fond de la pensée de la narratrice (parfois 2 pages de textes où la narratrice divague vers un sujet pour revenir à la situation principale…). Je ne suis pas fanatique des longues phrases sans virgules et sans points, j’ai donc trouvé ma lecture difficile… J’étais essoufflée à me retrouver dans ces excès de mots et de pensées. Je pense que l’histoire de base avait beaucoup de potentiel… Mais ce n’était pas pour moi malheureusement!🙁
Catherine est née dotée de l’ouïe, contrairement à sa mère, née sourde, et à son père, qui l’est devenu. Muette, c’est l’histoire d’une fillette-interprète propulsée dans un univers d’adulte, d’une enfant-portail reliant ses parents au monde extérieur. C’est également une histoire d’abus, de honte, de colère accumulée et de silence.
Pascale Beauregard écrit avec une langue déliée et sans fioritures pour montrer la réalité d’une expérience. Se permettant digressions et fabulations, à l’image d’un esprit d’enfant, elle promène le récit d’un personnage à l’autre, d’une anecdote à l’autre, à travers un dédale de phrases, parfois longues, parfois alambiquées, parfois les deux, laissant à certains endroits le lecteur dans le doute : de qui parle-t-on?
Les premières pages transpirent la colère; celle de Catherine de ne pas connaître son histoire, ni celle de ses parents, mais surtout celle d’une fillette profondément blessée et remplie de rancune envers une vie qu’elle n’a pas choisie. Bien que cette vive brulure se dissipe peu à peu au fil des pages, celle-ci a teinté ma lecture par son omniprésence, masquant, à certains endroits, tout le reste et compromettant ma compréhension du récit. Le dénouement d’une anecdote était parfois balayé par les émotions de la narratrice et la fin des chapitres, quoiqu’elle nous permît d’entendre le désarroi du personnage, nous laissait dans l’attente d’une chute qui n'arrivait que rarement.
Habituellement bornée à terminer mes lectures, je dois avouer que j’ai sauté quelques pages avant d’abandonner ma lecture. Le sujet m’interpellait vivement, mais la narratrice, en plus de brouiller mes repères de lectrice, semblait se décharger de vives émotions dans lesquelles j’avais du mal à me retrouver.
3.5 - Avis : La plume poétique de l'autrice fut une très belle découverte. Elle a une magnifique façon d'expliquer les choses et les mots utilisés sont justes et puissants. Malgré cette plume poétique les propos sont toutefois souvent crus et durs.
L'histoire de Catherine est loin d'être une histoire joyeuse. La vie n'a pas été douce ni avec elle, ni avec sa famille. Dans son récit, il y a beaucoup de souffrance et de frustrations qui l'habitent. Il n'en demeure pas moins que c'est un récit qui véhicule des sujets importants et la réalité d'une époque qui n'est hélas, pas si lointaine.
C'est une histoire touchante qui nous va droit au cœur et j'espère de tout mon être que la société d'aujourd'hui est plus aidante pour les personnes sourdes et/ou vivant une situation d'handicap.
Ce que j'ai un peu moins aimé de ma lecture c'est qu'il faut lâcher prise sur le fait de ne pas tout comprendre tout de suite. Le roman est structuré un peu comme des pièces de casse-tête éparpillées et parfois les narrateurs changent sans que ce soit clairement indiqué qui raconte son bout d'histoire.
C'est un texte dur. Dur, dans ses propos et dur dans la façon dont c'est raconté, car on ressent très souvent toute la colère de l'autrice, notamment dans la première moitié. Il est aussi difficile de plonger dans l'histoire et tout autant de ne pas s'y noyer. J'ai souvent failli arrêter, particulièrement au début, pas spécialement séduite par le style ou la structure, le tout m'ayant souvent cassé la tête, mais j'ai continué quand même, donc il a sûrement un, je ne sais quoi, dans ce livre qui m'a donné envie d'aller au bout. Je ne regrette pas et ne ressors pas de cette expérience avec l'impression d'avoir perdu mon temps, mais je ressens tout de même une sorte de manque. J'ai le sentiment qu'on aurait pu avoir "plus". Et dans le même temps qu'on a eu beaucoup de choses en "trop" par rapport à ce que le résumé nous promet et qu'on est du coup passé à côté de ce qu'on était venu découvrir, la relation de cette enfant avec ses parents.
L’histoire semblait très intéressante, mais je n’ai pas du tout embarqué. Je me sentais perdu dans ses pensées et ses paroles. Le texte est décousu et les phrases n’en finissent plus sans point ni virgule. Très difficile à lire. Je ne l’ai d’ailleurs pas terminé. Il n’y a pas d’histoire, elle ne fait que parler des ses parents et ses grands-parents mais il ne se passe pas grand chose.
Je me suis rendue à la moitié mais je n'ai pas été capable de le terminer. Le style d'écriture choisi ne m'a pas dérangé au début mais après une centaine de page, cette histoire est sans queue ni tête, je suis mélangée entre les personnages et les phrases sont essoufflantes. J'aimais bien la prémisse, mais l'auteure a malheureusement rendu la lecture de ce roman trop difficile.
J'ai quelques difficultés avec les phrases trop longues séparées par de simples virgules et où le point tarde à arriver. J'ai eu beaucoup de difficulté à suivre de fil de l'histoire.