Ralph anime un atelier d'écriture dans une prison de Marseille. Un jour il voit arriver un détenu étrange, Bove, condamné à dix-huit ans de réclusion pour le meurtre de sa femme. Cet homme, toute la prison en parle sans l'avoir jamais vu. Depuis trois ans qu'il est enfermé, c'est la première fois qu'il franchit le seuil de sa cellule. Ralph découvre que ce prisonnier vit dans huit mètres carrés avec le fantôme de sa femme Mathilde qu'il peint inlassablement sur les murs de son cachot. Dès lors la personnalité de Bove l'obsède et, lorsque celui-ci tente de se suicider, Ralph n'a plus qu'une idée : le faire évader.
René Frégni, né le 8 juillet 1947 à Marseille, est un écrivain français.
Déserteur à 19 ans, il vit cinq ans de petits boulots à l'étranger sous une identité d'emprunt puis revient en France.
Il a connu une existence mouvementée avant de se consacrer à l’écriture. Il a exercé divers métiers, dont celui d’infirmier psychiatrique, et a longtemps animé des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes à Marseille.
Il est l’auteur d’une douzaine de romans, imprégnés de ses voyages et de son expérience avec des détenus. Sa vie se partage entre Manosque et Marseille.
L’essentiel de son œuvre est disponible dans la collection Folio-Gallimard.
La ville est presque au centre de tous les polars qu'il écrit. Sa vie aussi.
"Εκεί που χάνονται οι άντρες", εκδόσεις Αλεξάνδρεια.
Απόκτημα από το παζάρι βιβλίου του 2012, ήρθε επιτέλους η ώρα του να το διαβάσω, δωδεκάμισι χρόνια μετά την αγορά του. Δεν ήμουν σίγουρος ποιο βιβλίο θα ήταν το επόμενο για ανάγνωση, έπιασα αυτό στα χέρια μου, το ξεφύλλισα, διάβασα τις πρώτες παραγράφους, και μετά κόλλησα. Πολύ ωραίο βιβλιαράκι, σχετικά άγνωστο, χωρίς διαθέσιμες κριτικές στα ελληνικά για να δω τι παίζει, αποδείχτηκε ένα αξιολογότατο ανάγνωσμα, αρκετά ενδοσκοπικό, με λίγα στοιχεία θρίλερ, με ωραία ατμόσφαιρα, και πάνω απ' όλα ιδιαίτερα καλογραμμένο και με τον τρόπο του εθιστικό: Το διάβασα κυριολεκτικά μονορούφι. Αντικειμενικά, δεν εντυπωσιάζει κιόλας, αλλά έχει πολλά στοιχεία που θα ικανοποιήσουν αυτούς που θέλουν ένα χαμηλών τόνων θρίλερ με λίγη ενδοσκόπηση και λίγη υπαρξιακή αγωνία.
Ralph anime des ateliers d'écriture dans une prison de Marseille et y rencontre un jour un homme condamné pour le meurtre de sa femme. Fasciné puis carrément obsédé par ce détenu étrange qui peint inlassablement de magnifiques portraits de sa femme , Ralph va déraper..
Un court roman assez poignant qui dépeint le milieu carcéral « de l'intérieur », l'auteur ayant lui même séjourné en prison avant d'y animer des ateliers d'écriture pendant vingt ans. Autres thèmes abordés, avec sensibilité et justesse : l'amour bien sûr, la vieillesse avec le père du narrateur dépérissant dans sa maison de retraite, l'amitié plus forte que la folie qui guette, le tout sous le soleil et la chaleur provençale … Un bon moment de lecture.
Des histoires vous happent sans que vous ne l'ayez demandé. Acheté par hasard pour faire un cadeau a un ami, j'ai été aspiré par la violence et la beauté de ce livre simple. Frégni m'a fait connaitre l'intérieur d'une prison, l'odeur et l'épouvante. Plus encore, ses personnages sont vivants, et beaux. La femme dont, il parle j'en suis tombé amoureux car même si je ne la connais pas, je l'ai aperçue mille fois au détour d'une rue, à la table d'un café, à la sortie d'un cinéma ou dans la file d'attente de la boulangerie. Et je suis bien heureux de pouvoir écrire ces quelques mots pour remercier Rémi Frégny.
Le plaisir de la lecture se trouve parfois au recoin d’une étagère. Ce roman y a sûrement figuré des années durant sans que je me doute de la qualité de sa narration. C’est une belle histoire que René Fregni nous raconte, dans un Marseille somptueux, qui nous fait réfléchir sur la vie, la mort, et tout ce qui s’en suit. Un livre léger et profond à la fois, qui nous fait voyager entre la prison des Baumettes et les rues de Marseille.