Grâce aux nombreux documents reproduits et transcrits, on pourra découvrir comment l''incipit du roman qui nous est devenu familier a failli disparaître. Comment les titres ont été inventés au dernier moment. Comment une branche de lilas se métamorphose d''abord en branche de groseillier sauvage puis en branche de cassis sauvage. Comment quelques tranches de pain grillé deviennent d''abord une biscotte puis des petites madeleines, puis et au dernier moment, des Petites Madeleines (où les majuscules fonctionnent comme une signature de l’auteur). Enfin ce que la madeleine de Proust doit à certaine biscotte de Wagner. On verra aussi ce que le nom d''Albertine doit à Gilberte et le nom de Simonet à Monet. En ouvrant les portes de l''atelier de Proust, La Fabrique de Combray peut faire comprendre que l''écriture est un engagement sans autre limite que la mort.
Longtemps je me suis couche de bonne heure / For long periods I went to bed early. Oh this entrance, this incipit implies or rather presupposes a lot of fidgeting, in unsleep,of unrest, especially, if forced on someone young and impressionable and so hyper-sensitive. A lot of thoughts, reflexions remarks, or merely felt, traces of it in the memory of the child and later an adult remembering, evoking. For you, Proustian readers to gain richness from this searching in an effort to grasp something fugacious as Time. This book, Combray is the threshold itself of entering into the scene of transcient time, the passage of time where images rest and some beautiful air de sonate